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UN DEJEUNER AU SOLEIL
Déon Michel
GALLIMARD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782070252275
Stanislas Beren n'a que dix-sept ans lorsqu'il arrive à Paris. Il ne sait pas un mot de français. Quelques mois plus tard, il le parle brillamment. Encore cinq ans et il écrira son premier roman. Nul ne sait ses origines qu'il refuse obstinément de dévoiler. A certains indices, on peut croire qu'il est monténégrin, mais qu'importe! Il sera le fils de ses ?uvres, et ses ?uvres auront d'inattendus enfants qui viennent bouleverser la logique de l'imagination. Ce n'est pas assez que Stanislas Beren glisse dans ses livres des instants et des personnages de la vie, il faut encore que des lecteurs passionnés se prennent pour les héros et ou les héroïnes de ses romans. Comme Catoblépas, un écrivain se dévore lui-même. C'est peut-être cette angoisse qui pousse Beren à vivre avec autant d'intensité et parfois même à des fugues dont il revient mal guéri mais moins fragile. Il aura eu une existence facile, des succès qu'il a dédaigné de provoquer. Les amours le laisseront indemne jusqu'à la rencontre avec Audrey mais la fatalité veut qu'Audrey soit un déjeuner de soleil. Stanislas Beren a bien vécu. Il a aussi aimé Paris, Londres et Venise. Félicité a veillé avec tendresse et rudesse sur ce mari à la fidélité désinvolte. Avant de mourir, elle peut regarder avec fierté ce qu'elle a fait de ce jeune "paysan du Danube". Elle a été son Pygmalion et dans cette homme policé, pudique, défendu par une constante ironie, nul ne reconnaîtrait, grâce à elle et à son exigeante dureté, le petit maquisard des Balkans débarqué un matin de 1925 dans la classe d'un lycée parisien.Ce roman d'un romancier fait aussi revivre cinquante ans de vie littéraire. On y retrouve des personnages bien réels, des écrivains qui font partie des amis de Stanislas...et de Michel Déon.
Si vous ne l'avez pas déjà rencontré, il est temps de faire connaissance avec le jeune homme vert, autrement dit Jean Arnaud. Il a tout juste vingt ans. Il vient de faire la guerre, en compagnie de son ami, l'aventurier Palfy. Les voici qui trouvent refuge dans un bordel de Clermont-Ferrand, tenu par la courageuse Mme Michette. A Clermont, Jean tombe amoureux d'une passante, Claude Chaminadzé. Ce sera un grand et douloureux amour. Mais le tourbillon de la vie, sous l'Occupation, est fait de mille autres choses. Chaque aventure a des prolongements sans fin et met les personnages dans les situations les plus imprévues. Jean parcourt ces années d'épreuve avec des moments de bonheur, l'ivresse d'être jeune et libre, et parfois les sanglots, la déchirure de l'amour blessé.
Rien n'est tout à fait fortuit. Depuis des siècles, l'Art et la Fiction entretiennent d'intimes relations, l'un avec l'immédiateté, l'autre avec la durée. La peinture montre à voir, les romans et la poésie déchiffrent des messages. Ces quelques évocations des auteurs de chevet et des oeuvres qui ont nourri ma vie disent ma gratitude. Nous sommes leurs enfants rebelles ou soumis. J'ai vécu leurs oeuvres. Je me suis baigné sur une plage de Corfou avec Ulysse et Nausicaa, j'ai marché dans Milan avec Stendhal, été à Gùéthary avec Toulet, navigué en mer de Bengale avec Conrad, retrouvé Larbaud quelque part en Europe, médité avec Braque à Varengeville, passé une journée à Manosque chez Giono et suis allé partout avec Morand. Nicolas Poussin est dans mon panthéon. Je leur dois bien quelques lettres de château." Michel Déon réunit pour la première fois dans ce volume un florilège de ses études consacrées à ses écrivains et peintres préférés. Autant d'artistes dont il révèle, en fin lecteur et observateur, certains des traits les plus insoupçonnables de leur génie. Autant d'occasions de souligner chez eux ce qui lui importe en matière de création artistique: un certain sens de l'amour, de la vie d'aventure et de la hauteur, dont toute sa propre oeuvre est aussi traversée.
A Corfou, toute une nuit, des amis se parlent, s'écoutent parfois, divaguent souvent. Quand l'aube se lève, ils ont pratiquement fait le tour de la Terre et visité l'Univers. Un seul d'entre ces amis connaîtra la clé du Grand Mystère et l'emportera avec lui. Les autres attendront en continuant de fantasmer avec assez d'esprit pour que les petites et grandes tragédies de la vie se réduisent à des hypothèses, voire à des potins. Mais, pour une nuit, l'île shakespearienne du magicien Prospero aura été le centre du Monde.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "