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Les noms divins (chapitres I-IV). Edition bilingue français-grec ancien
DENYS L'AREOPAGITE
CERF
54,00 €
Épuisé
EAN :9782204104654
Datés du début du vi e siècle, ces deux traités témoignent de la forte influence de la tradition néoplatonicienne sur l'auteur, qui dissimule sa véritable identité sous le nom du disciple converti par Paul à Athènes. Le premier - le plus long écrit par l'auteur - examine les noms divins structurés par le mouvement de la procession, de la conversion et de la permanence. On ne peut nommer Dieu que par ses processions, car en tant qu'il est non-être et au-delà de l'être, il reste caché et au-delà de tout nom. L'auteur passe en revue les différents noms de Dieu : le bien, la lumière, le beau, l'amour, etc. Ces titres, qui jouent un rôle central dans le platonisme tardif, sont ici profondément christianisés. Le deuxième traité, la Théologie mystique, très bref, montre que l'union mystique, illustrée par l'entrée de Moïse dans la Ténèbre (Exode 19), transcende toute expression et activité des sens et de l'intellect, si bien que connaissance et ignorance de Dieu sont tenues pour identiques. La montée de Moïse sur le Sinaï représente l'ignorance de Dieu, mais sa redescente fonde la validité de la théologie positive. L'oeuvre témoigne d'une tentative très élaborée de synthèse entre hellénisme et christianisme. Ysabel De Andia, directrice de recherches honoraire au CNRS, spécialiste d'Irénée et du Pseudo-Denys, a publié plu- sieurs ouvrages sur ce dernier auteur, dont les actes d'un col- loque international qu'elle a organisé en 1994.
Résumé : Le Livre de la Hiérarchie Céleste ; Traité de la Théologie Mystique ; Lettres de Denys ; Traité des Noms Divins ; La Hiérarchie Ecclésiastique.
Résumé : Dans une discussion publique qui eut lieu à Ephèse en 531 entre monophysites Sévériens et les orthodoxes, les monophysites produisirent à l'appui de leur manière de voir les oeuvres de Denys de l'Aréopage, premier évêque d'Athènes et disciple de Paul. Dieu y est représenté comme l'essence infinie, absolument élevée au-dessus de toute relation et de toute dénomination. Inconnu à lui-même, l'être divin donne la substance à tout ce qui existe ; il est l'essence de toutes choses. Il est donc également vrai de dire qu'aucun nom ne convient à Dieu et que tous les noms lui conviennent. La succession des émanations divines ou la hiérarchie céleste, divisée en trois triades d'anges d'après un passage de saint Paul, nous rend possible le retour en nous présentant les degrés successifs de notre ascension vers le ciel. C'est également dans ce but qu'a été instituée la hiérarchie ecclésiastique, image de la hiérarchie céleste, et divisée en trois triades ecclésiastiques : le diacre, le prêtre, l'évêque. L'âme humaine n'a atteint le but auquel elle est appelée que lorsqu'elle s'est plongée dans les ténèbres où habite celui qui est au-dessus de toutes choses, dans l'abîme de la non-connaissance où s'évanouissent toutes les distinctions, où elle s'unit parfaitement avec celui qu'on ne peut connaître, en le connaissant au delà de toute connaissance.
L'oeuvre du Pseudo-Denys a joui d'une immense considération grâce à la pseudonymie qui lui donnait pour auteur le disciple converti par saint Paul à Athènes, certitude qui dura jusqu'à la Renaissance. " La Hiérarchie céleste " se donne pour objet de réfléchir sur les esprits célestes, considérés dans un ordre descendant, depuis les Séraphins jusqu'aux simples anges. Le résultat est un exepiple accompli d'intégration audacieuse du néoplatonisme dans la théologie et la mystique chrétiennes. Le recours au symbolisme, qui accompagne la relecture de nombreux textes scripturaires, permet d'expliquer les différents niveaux de la hiérarchie angélique comme une échelle initiatrice qui donne à l'intelligence humaine, dans la contemplation, de s'assimiler à Dieu source de tout, et de goûter avec les anges une joie pure de toute passion.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin