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Feu de paille
Denis Stéphane
FAYARD
23,45 €
Épuisé
EAN :9782213026565
Le pire ennemi de l'amour, ce n'est pas la banque. Frédéric Mauvert s'accommode de son métier, ses pressions, ses jeux d'intérêts. Le pire ennemi de l'amour, ce n'est pas la télé. Marie, dite La Mouflette, jongle avec reportages, avions et soirées volées ; toujours disponible, la tête à l'envers, le coeur sur un plateau. Le pire ennemi de l'amour n'est même pas le temps : il semble ne pas s'écouler dans la torpeur d'un été où la jeune fille d'aujourd'hui et l'adolescent d'autrefois jouent à construire un sentiment ambigu, un peu de guingois. Non, le pire ennemi de l'amour serait peut-être la réalité, et son représentant attitré : la famille. Les enfants obstinés finissent toujours par subir le sort qu'elle leur a prédit. Frédéric, gendre évasif, amolli par l'affection de son banquier de beau-père et du vieil avionneur Louis-Louis Broum, calera devant sa belle-mère. Ainsi finissent bateaux dorés, quatre-heures furtifs et vingt-heures rêvés. Avec son quatrième roman, Stéphane Denis a trouvé sa musique, claire, poignante en passant, féroce parfois, souriante quand même.
Résumé : " Franchement, je n'ai pas été le seul invité de Mrs Cahill cet été-là. La maison était pleine et bien d'autres invités vinrent loger près de moi au gré des passages et des départs, des invités qui m'appelèrent Doug et m'offrirent des visages hâlés comme celui de leurs hôtes. Ils doivent avoir aussi des fournisseurs pour ça. La peau des gens vraiment riches est différente de celle des autres, même au bord de la mer quand tout le monde est bronzé. " Douglas March a vingt-cinq ans. Il partage un appartement avec ses armes Alison, Zoé et Jane, à Kensington, au c?ur de Londres. Il travaille à la célèbre clinique de chirurgie esthétique du docteur Klostein, où on le charge d'approvisionner les patients en livres revigorants. Il y rencontre la richissime Mrs Cahill qui s'intéresse à lui et l'introduit dans sa famille. Douglas y perdra son job, ses amis et jusqu'à ce qu'il croyait être. Après People et Chambres d'hôtes, Stéphane Denis s'attaque avec férocité et justesse aux obsessions de son époque. Celle de la " grande forme " à tout âge n'est pas la moindre.
Résumé : " - Au fond, nous ne savons rien de leur vie. Le lecteur ne sait rien. Pourtant elles mangent, elles dorment, elles font l'amour. Nous aimerions savoir ce qu'elles sont. - Elles sont les héroïnes modernes. - Excellent, William ! Les héroïnes modernes. Voilà un concept ! - Je crains qu'il n'ait aucun sens. J'ai parlé sans réfléchir. Nous n'apprendrions rien sur elles. Nous devons nous contenter de les regarder. Des grâces fugitives, des instants de bonheur et de joie. Nous les aimons parce qu'elles ne se livrent pas ; il n'y a pas de jeu possible, rien qu'un visage payé par une marque de rouge à lèvres. Elles nous épargnent la déception. Des héroïnes blanches, les vierges d'aujourd'hui. "
Résumé : Paul Maximain est un enfant qui n'a rien contre sa famille : il n'en a jamais eu. Il trouve sa mère trop jeune pour lui ; son parrain, le général de Pussange, un infatigable magicien ; ses camarades, cyniques et naïfs. Il essaie d'échapper à l'armée pour mieux se faire avaler par Paris. Quelques mois après son arrivée, Paul doit convenir qu'il est amoureux de sa mère sans que l'on sache trop bien où cela les mènera. Dans la France du président Ophélie, du grand romancier Jolimain et du vieux M. Thivollet, qui s'intéresse à l'empoisonnement de toute une société ? Ce roman, où l'on retrouve les héros d'Histoire de France et des Derniers jours, est consacré à la jeunesse, à l'année 1978, au ridicule et à la mort.
Résumé : " Quand vous avez une s?ur, vous ne vous posez pas de questions... Vous vivez avec cette idée qu'il y a quelque chose derrière. Qu'est-ce qu'une s?ur ? Vous savez comment est votre s?ur - elle vous pique vos vêtements, l'attention des parents, le type que vous voulez -, mais ça ne répond pas à la question que pendant longtemps vous ne vous posez pas : qu'est-ce que c'est, une s?ur ? "
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--