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Edmond Richer et le renouveau du conciliarisme au XVIIe siècle
Denis Philippe
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204096119
Voici la première biographie critique d'un grand pourfendeur de la suprématie absolue du pape : Edmond Richer (1560-1631). Ce théologien brillant, qui fut aussi un politicien avisé et un écrivain prolifique, a provoqué un des plus grands scandales du XVIIe siècle avec son traité De la puissance ecclésiastique et politique (1611), où il défendait une gouvernance collégiale de l'Eglise. De la contestation du pape à celle du roi, il n'y a qu'un pas. Et c'est précisément ce qu'avait compris Richelieu, pour qui le «richérisme» était un danger pour la France, mais aussi les Jésuites, qui vouèrent à Richer une constante inimitié. N'oubliant rien des fracas politiques - assassinat d'Henri IV, affrontements entre catholiques et protestants -, revenant sur les étapes fondamentales de la carrière de Richer, Philippe Denis livre une relecture passionnante de la vie d'un chevalier du gallicanisme. Alors que la question de la collégialité dans la gouvernance de l'Eglise n'a jamais été autant d'actualité, ce livre permet d'en comprendre les origines et les enjeux.
Suite au décès de leur mère, frères et soeur sont de nouveau réunis dans la maison bordelaise où ils ont grandi et dont ils vont devoir se séparer. Un déchirement qui replonge le narrateur dans son passé et l'histoire de sa famille. Dans un souffle romanesque, il redonne vie à ces fantômes qui ont traversé les épreuves, les joies et les tourments du XXe siècle. Un récit émouvant qui pose la question de la transmission. De quoi hérite-t-on ? Et comment cet héritage nous accompagne-t-il, comment se révèle-t-il à nous, parfois tardivement ? Comment en être digne ? Et garde-t-on la cicatrice de fautes que l'on n'a pas commises ? Philippe Denis est médecin, Inventaire familial est son premier roman.
Dans ce petit livre, Philippe Denis a réuni les poèmes que lui ont inspiré sa fréquentation, depuis les années 70 des poètes japonais réunis dans les quatre volumes de la célèbre anthologie de Haiku publiée en 1949-52 aux Etats-Unis par R. H. Blyth. N'ayant pas accès à la langue d'origine, l'auteur avoue humblement que "traduire une traduction c'est à peu près emprunter la canne d'un aveugle pour saisir ce qu'il ne peut voir" , d'où le titre, Inventions, qui dit à quel point ces textes - qui sont à l'origine des haiku de Matsuo Nachô, de Yosa Buson, de Kobaiashi Issa, et, pour les Notes sur des pivoines de Masoka Shiki -, ont été réinventés par Philippe Denis avec tout l'art qui est né de sa pratique personnelle de la poésie. Les poètes japonais du Haïku sont des maîtres dans l'art de "la saisie de l'instant dans son intégralité et dans son imperceptibilité, sans aucune fioriture" . C'est donc bien parce que, comme l'écrit Florian Rodari, Philippe Denis n'a lui-même jamais cessé de recueillir au vol et sans impatience les innombrables aspects du réel pour les distiller ensuite dans le confinement de la chambre "comme une eau qui soit enfin de vie" , qu'il a pu ainsi acquérir la précision du regard et la concision verbale qui lui permettent de nous offrir aujourd'hui, par delà l'ignorance de la langue de départ, ces poèmes de ses auteurs de chevet, comme autant de "pures merveilles" : Allume la bougie, je te montrerai pure merveille, une poignée de neige !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin