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Devenir psychanalyste ?
Denis Paul ; Schaeffer Jacqueline
PUF
10,14 €
Épuisé
EAN :9782130516972
L'APHORISME de Lacan selon lequel " le psychanalyste ne s'autorise que de lui-même " a-t-il un sens véritable par rapport à ce qui conduit un homme à devenir psychanalyste ? L'accent mis sur l' " autorisation " ne risque-t-il pas d'entraîner un gauchissement transgressif de la question ? Si de nombreux aspects de la théorie psychanalytique font aujourd'hui l'objet de travaux universitaires, ce qui constitue véritablement la psychanalyse et sa pratique ne s'enseigne pas ex cathedra : le " devenir psychanalyste " se fonde sur la transposition progressive d'une expérience personnelle de la psychanalyse, en tant que patient. Les dimensions de ce mouvement sont multiples et remettent en cause à tout moment les repères que le candidat analyste croyait avoir acquis : tout nouveau patient sollicite ses conflits personnels et le confronte à la nécessité d'inventer, de changer sans cesse, aidé ou gêné en cela par le contexte social et politique et... les idéologies de l'analyse. Plus que jamais, le caractère fondamentalement privé de cette démarche doit être souligné. La réédition de cet ensemble d'articles de la Revue française de psychanalyse éclaire les aspects les plus essentiels de cette transmutation.
Résumé : Le développement de la notion de pulsion sous-tend l'ensemble des travaux de Freud entre 1905 et 1920, dont le foisonnement apparaît d'une invraisemblable fécondité. Tous les registres de la psychanalyse vont prendre une dimension plus large pour composer une conception théorique d'ensemble, la " métapsychologie ", et une compréhension de la technique psychanalytique qui s'attache au développement du fonctionnement mental plus qu'au seul dévoilement de l'inconscient. L'inventivité de Freud, sa curiosité pour tous les phénomènes de la pathologie, de la culture et des faits sociaux vont lui faire aborder la psychanalyse de l'enfant, avec " Le petit Hans ", la compréhension psychanalytique des psychoses, avec " Le président Schreber ", la dépression, avec " Deuil et mélancolie ", mais aussi celle des rites religieux ou de la création artistique avec Michel Ange et Léonard de Vinci ; il étendra sa perspective au champ de l'anthropologie avec Totem et tabou. Ce volume dégage les différentes lignes de force du développement de la pensée de Freud à cette période.
Résumé : " S'aimer soi-même est le début d'une passion qui dure toute la vie " écrivait Oscar Wilde. Parce qu'il touche au rapport - pas toujours aisé - à soi-même, à " l'amour propre " , le narcissisme est une notion centrale pour comprendre les troubles ordinaires comme les pathologies plus sévères, mais aussi l'organisation même de la vie amoureuse et de la sexualité. Concept clé de la théorie psychanalytique, on le retrouve au coeur de la construction de la personnalité, du caractère et de l'identité. Il a fini par quitter le seul domaine de la psychanalyse pour être appliqué au champ social : les conséquences individuelles des changements de la société d'aujourd'hui nous rendraient-ils tous narcissiques ? Cet ouvrage nous invite à l'exploration d'un espace qui va de la blessure narcissique à la rage ou à la dépression qu'elle déclenche, en passant par la pernicieuse perversion narcissique, et nous tend subrepticement un miroir.
La phobie, peur irrationnelle d'une situation sans danger manifeste, nous concerne tous. Chacun a connu sa ou ses phobies et a pu les perdre ou les garder. Peur des souris ou des araignées, vertige, claustrophobie, peur de rougir, phobies scolaires soulèvent la menace d'une angoisse gênante et parfois panique. Elles contraignent à des manoeuvres d'évitement ou à des conduites « contre-phobiques », mais elles marquent aussi le caractère et influencent les relations sociales, amoureuses, tout comme l'ensemble de la vie psychique. Reconnaître la phobie sous son masque et la tyrannie qu elle exerce est la première condition pour retrouver la liberté qu'elle entrave.
Résumé : La question du pouvoir dans les conduites humaines, l'exacerbation de la possessivité jusqu'à la violence la plus destructrice, sont une source permanente de préoccupations ; pourtant le sujet est délaissé par la théorie psychanalytique. Freud avait introduit la notion de " pulsion d'emprise " qui promettait d'en rendre compte mais qui n'a pas donné tous les développements auxquels il l'avait promise, et il l'a lui-même abandonnée. Rendre compte des forces d'emprise s'avère cependant essentiel pour la théorie psychanalytique. Mais peut-on séparer pouvoir et sexualité ? La pulsion, véhicule psychique de la sexualité, peut-elle s'envisager indépendamment de ce qui la met en ?uvre par rapport aux autres individus ? L'analyse des conduites d'emprise oblige à réinterroger la notion même de pulsion et à en proposer un modèle nouveau. Née dans l'histoire des premières relations, la pulsion se forme de la combinaison de deux courants d'investissements " en emprise " et " en satisfaction ", lesquels conduisent une charge libidinale qui vade selon les moments et l'état fonctionnel du psychisme ; le déséquilibre entre ces forces qui composent la pulsion entraîne la défaite de l'esprit.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.