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Littérature et engagement
Denis Benoît
SEUIL
8,60 €
Épuisé
EAN :9782021283860
A toutes les époques, s'est manifestée chez les hommes de lettres une présence à la politique qui a pris des formes variées, constamment réinventées selon les occasions et les circonstances. Pourquoi, dès lors, la question de l'engagement a-t-elle si visiblement obsédé les écrivains du XXe siècle ? C'est que la modernité a, pour paraphraser Baudelaire, "dépolitiqué" les écrivains : l'engagement a alors cessé d'être une évidence communément ressentie et partagée. Il est devenu une ombre portée sur la littérature toute entière. Dans la foulée de la révolution d'Octobre 1917, comment concevoir une littérature absente du débat et incapable d'être en prise sur l'Histoire et le temps présent ? Mais comment aussi conserver au fait littéraire, en son principe dégagé du politique et de ses contraintes, sa spécificité et son autonomie ? Plus qu'une histoire politique des écrivains, ce livre cherche à comprendre comment se sont négociés, à travers l'engagement, les rapports entre littérature et champ politique.
Résumé : On le sait peu, mais Michel Audiard est l'auteur qui a le plus adapté Georges Simenon au cinéma. Entre 1956 et 1962, il a collaboré à pas moins de six films tirés de l'ouvre de l'écrivain belge. Ce volume donne à lire les scénarios de trois de ces adaptations, dont Audiard fut à la fois le coscénariste et le dialoguiste : Le Sang à la tête de Gilles Grangier (1956), Maigret tend un piège de Jean Delannoy et Le Président d'Henri Verneuil (1961). Trois films qui ont pour acteur vedette Jean Gabin, à l'époque où Michel Audiard était son dialoguiste attitré et où l'acteur était devenu l'interprète simenonien par excellence. La lecture de ces scénarios, publiés pour la première fois, permet de suivre le travail d'un auteur, Michel Audiard, au moment où il émerge sur les devants de la scène. Le style de ses dialogues est déjà là, bien sûr, solide et percutant, mais on discerne aussi chez lui une inspiration différente de celle des grandes comédies auxquelles son nom reste attaché. C'est donc l'histoire du rapport d'Audiard à un auteur hors norme, Simenon, qui se donne ici à lire, tout comme celle de sa collaboration avec Gabin. Et cette histoire nous conduit au seuil de sa période la plus glorieuse, les années 1960, où son seul nom suffira à estampiller un film. Cette édition a pour ambition de montrer l'auteur au travail : les scénarios édités, qui divergent parfois sensiblement du film, sont munis d'un appareil critique et accompagnés d'une présentation qui a pour but de retracer le cheminement du projet, depuis le choix du roman jusqu'au film achevé de découvrir-cette écriture précise et son adaptation face à la réalité du tournage et de la production. Des photographies et des extraits d'articles de journaux de l'époque viennent compléter l'ensemble. Cette édition a été établie par Benoît Denis, directeur du Centre d'études Georges Simenon de l'Université de Liège.
Roman exceptionnellement long et ambitieux, Pedigree (1948) est avant tout une autobiographie romancée, la réécriture de ce Je me souviens... que l'écrivain publia en 1945 et où il évoquait son enfance. Bien sûr, dans Pedigree, le héros porte un nom d'emprunt et le récit s'écrit à la troisième personne ; mais Roger Mamelin est très largement Georges enfant. Le livre retrace l'histoire d'une famille de condition modeste et, au-delà, celle de la ville - Liège - qui a vu naître l'auteur. Surtout, il donne à voir combien les images et les fantasmes que Simenon relance sans fin, de roman en roman, puisent à la même source : les expériences d'une enfance et d'une adolescence vécues dans un cadre étroitement familial et local. Avec Pedrigree, c'est en somme le lieu de prime élaboration de son imaginaire que l'écrivain met en scène. À la vérité, une large partie de l'?uvre de Simenon croise vécu et fiction. Tous les romans rassemblés dans ce volume participent, à des degrés divers, de la quête du passé qui traverse l'?uvre. L'abandon à la confession intime n'en demeure pas moins contrôlé : le jeu du réel et de la fiction passe par quantité d'écrans plus ou moins opaques. Certains textes (comme Les Trois Crimes de mes amis) sont clairement autobiographiques ; d'autres transforment en fiction des événements vécus ; dans d'autres encore (Malempin par exemple), ce n'est pas l'auteur, mais un personnage qui se souvient ; certains, enfin, paraissent rigoureusement fictionnels, et ce n'est que latéralement qu'on peut y découvrir le travail de la mémoire. Au reste, les diverses «formules», les différences de «dosage» ne remettent nullement en cause l'unité de l'?uvre. Elles permettent au contraire de l'approfondir en rendant manifestes les fondements intimes de la création.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick