Dans le couloir de la mort, enfoui dans les entrailles de la prison, le temps s'écoule lentement. Coupés du monde, privés de lumière, de chaleur, de contact humain, les condamnés attendent leur heure. Le narrateur y croupit depuis longtemps. Il ne parle pas, n'a jamais parlé, mais il observe ce monde "enchanté" et toutes les âmes qui le peuplent : le prêtre déchu qui porte sa croix en s'occupant des prisonniers, le garçon aux cheveux blancs, seul, une proie facile. Et surtout la dame, qui arrive comme un rayon de soleil, investie d'une mission : sauver l'un d'entre eux. Fouiller les dossiers, retrouver un détail négligé, renverser un jugement. A travers elle naissent une bribe d'espoir, un souffle d'humanité. Mais celui à qui elle pourrait redonner la vie n'en veut pas. Il a choisi de mourir. La rédemption peut-elle exister dans ce lieu ou règnent violence et haine ? L'amour, la beauté éclore au milieu des débris ?
L'héroïne de ce roman est une détective privée de l'Oregon spécialisée dans la recherche d'enfants disparus, surnommée « La femme qui retrouvait les enfants ». Elle-même rescapée d'un kidnapping, elle a développé une intuition et un instinct de survie hors-norme. On la suit dans ses recherches à travers les patelins et les forêts mystérieuses du Pacific Northwest pour retrouver une fillette disparue depuis trois ans.
Résumé : Après avoir captivé les lecteurs dans Trouver l'enfant, Naomi, l'enquêtrice douée d'un étrange talent pour retrouver les enfants perdus, troque les bois enneigés pour les rues sombres, à la recherche de sa soeur dans une ville où de jeunes filles sans domicile fixe disparaissent. "Un roman déchirant, angoissant, mais qui est finalement plein d'espoir, écrit par l'incroyable Rene Denfeld". Margaret Atwood. "Bouleversant de vérité. Le don unique de métamorphoser la douleur en beauté". Paris Match. "L'auteure, qui se souvient d'avoir été un enfant sans abri, donne à entendre le récit d'invisibles". Le Figaro
Présentation de l'éditeur Quelque part aux États-Unis, dans une prison. Le narrateur attend dans le couloir de la mort, qu'il appelle le donjon. Il ne parle pas, n'a jamais parlé, lui qui a passé sa vie entre hôpital psychiatrique et pénitencier. Mais il observe, pour le lecteur, le monde " enchanté " de la prison où des chevaux d'or courent dans les profondeurs de la terre et des petits hommes frappent les murs de leurs minuscules marteaux. Il observe le prêtre déchu qui porte sa croix en s'occupant des prisonniers, le garçon aux cheveux blancs qui arrive là, seul et vulnérable, et les monstres, ces détenus et gardiens qui peuplent la prison, comme Agee, le plus terrifiant d'entre tous. Et puis un jour arrive la Dame, décidée à sauver la vie de York, l'un des prisonniers, qui a pourtant choisi de mourir...
Résumé : Naomi, enquêtrice spécialisée dans la recherche d'enfants disparus, se lance sur les traces de sa propre soeur évanouie il y a fort longtemps. Elle n'a plus aucun souvenir de sa cadette, tout juste un champ de fraises la nuit et la poussière noire sous ses pieds nus alors qu'elle-même courait pour sauver sa vie. Son enquête la conduit à Portland, en Oregon, où des dizaines d'enfants sans abri errent dans les rues comme des fantômes, en quête d'argent, de nourriture et de camaraderie. Alors que des cadavres de jeunes filles sont retrouvés dans les eaux sales de la rivière, Naomi croise la route d'une gamine de douze ans appelée Celia, dont les seuls alliés sont les papillons qu'elle voit voler autour d'elle, comme des petites lueurs d'espoir irisées qui adoucissent les folies de ce monde.
Résumé : Siggy et Graff, les deux narrateurs farfelus de ce roman, sont une version moderne de Don Quichotte et Sancho Pança. Seules différences : ils sillonnent la campagne autrichienne sur une énorme moto et se battent pour la libération des animaux du zoo de Vienne. Avec sa richesse, sa vitalité, sa fraîcheur, Liberté pour les ours !, premier roman de John Irving, cache cependant une intrigue plus grave : celle qui explore l'histoire, tour à tour tragique et grotesque, de l'Europe centrale de ces cinq dernières décennies.
À quarante et un ans, Cal aborde une autre étape de sa vie : intrigué par l'histoire de sa famille, une famille au fort degré de consanguinité, il a décidé de consigner une fois pour toutes l'errance mouvementée à travers le temps de ses lointains parents, et du gène à l'origine de sa « double » nature. Tout a commencé à Smyrne en 1922. Desdémone élève des vers à soie, elle vit avec son frère Lefty qui va les vendre sur le marché. Lorsque les Turcs mettent le feu à la ville, ils fuient et s'embarquent sur un paquebot. C'est l'occasion de « reconstruire » leur vie sur la seule chose finalement qu'ils n'ont pas perdue, leur désir. Durant le long voyage qui les mènera à Detroit, ils se marient, tout en gardant le silence sur la nature incestueuse de leur union. À Detroit, Lefty ouvre un bar. Leur fils, Milton, le reprend dans les années 50, après avoir épousé sa cousine Tessie. Il le fait prospérer au point de rêver à une autre affaire. Les émeutes sociales de Detroit en juillet 1967 précipitent son projet : le bar brûle et Milton investit dans une fabrique de hot dogs. Il fait fortune et peut enfin s'installer dans les beaux quartiers : il achète la maison la plus excentrique de Grosse Pointe, la banlieue résidentielle de Detroit, une maison « moderne », rue Middlesex. Et il envoie sa fille, Calliope, dans une école pour jeunes filles de bonne famille, jusqu'au jour où elle se lie avec l'une d'elles, une « rousse originaire de Grosse Pointe » qu'elle surnomme « L'Objet Obscur »...
Il voulait voir s'envoler les minutes...Gil n'a que huit ans. Mais son petit coeur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts...À cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ?Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.
L'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature 2003, a placé l'apartheid et ses stigmates au centre de son oeuvre. D'ascendance anglo-allemande, John Maxwell Coetzee est né en 1940 au Cap, en Afrique du Sud. Scolarisé dans un établissement anglophone, il s'installe en Grande-Bretagne au début des années 1960, où il exerce la profession de programmateur informatique. Il délaisse rapidement cette activité pour embrasser des études d'histoire et de littérature aux Etats-Unis. Il est édité pour la première fois en 1974 avec Terres de crépuscule. Mais c'est en 1980 qu'il connaît le succès international avec En attendant les barbares. En 1983, l'auteur sud-africain décroche le prestigieux Booker Prize pour Michael K, sa vie, son temps. Parallèlement, Coetzee enseigne les lettres et l'anglais à la State University de New York à Buffalo, dans l'Etat américain de New York (nord-est). L'année suivante, il obtient une chaire de professeur de littérature anglaise à l'université du Cap. En 1986, il publie une version revue de Robinson Crusoé dans le roman Foe, avant de revenir à son Afrique du Sud. Il publie en 1990 L'Age de fer. Premier écrivain à recevoir le Booker Prize deux fois (pour son roman Disgrâce en 1999), il s'expatrie en 2002 en Australie, à Adélaïde précisément où il occupe un poste à l'université. Traducteur et critique, il a publié cette année Elizabeth Costello: Eight Lessons.