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Repenser la propriété. Des alternatives pour habiter
Denèfle Sylvette
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753543492
Le droit de propriété, droit constitutionnel fondamental dans la tradition républicaine française, assure la liberté à laquelle tout un chacun aspire, fonde la dynamique économique capitaliste et structure profondément les territoires. La propriété privée du logement est, quant à elle, associée à la citoyenneté, à l'identité locale et nationale, à la position sociale, à la vie familiale et reste une ambition sociale très largement partagée. Pourtant aujourd'hui, les contre-performances du système capitaliste perceptibles dans les crises financières et boursières, dans l'augmentation des inégalités, dans les dégradations des conditions de l'emploi, dans les risques technologiques en matière de santé ou d'environnement, dans les conflits migratoires, etc. amènent les populations, notamment les plus scolarisées, à douter du modèle de progrès qui a fondé les démocraties libérales. A l'heure actuelle, des particuliers, des collectifs, des groupes d'habitants et/ou de militants, de tous âges, souhaitent vivre autrement, habiter autrement, s'inscrire dans des logiques de partage et de solidarité dont ils ont le sentiment qu'elles peuvent réguler les excès d'une économie financiarisée et globalisante et améliorer les modes de vie. L'ouvrage présente ces évolutions récentes qui renouvellent le rapport à la propriété du logement et génèrent le développement d'un modèle de société solidaire, écologique et collective opposé à celui de la société individualiste et techniciste du XXe siècle.
Flahault Erika ; Couppié Thomas ; Denèfle Sylvette
En quelques décennies, les progrès accomplis par les femmes en matière d'accès à l'éducation et à l'emploi ont été immenses. Les filles sont à présent plus nombreuses que les garçons dans l'enseignement secondaire et supérieur et y obtiennent de meilleurs résultats. Les femmes représentent 46,5 % de la population active et leur présence sur le marché du travail relève aujourd'hui de la norme sociale. Cependant, les inégalités restent tenaces en matière de niveau de salaire, de perspectives de carrière, d'exposition au chômage et à la précarité. Dans un contexte où les jeunes hommes et femmes rencontrent toujours plus de difficultés pour accéder rapidement à un emploi stable et où l'instauration du nouveau Contrat Première Embauche laisse craindre une dégradation des conditions générales d'insertion des jeunes, qu'en est-il de la situation des femmes ? Quelles épreuves et difficultés spécifiques jalonnent leurs parcours d'insertion ? Comment affrontent-elles ces inégalités, voire ces discriminations ? Cet ouvrage montre que si les femmes sont effectivement victimes de formes particulières de précarité, elles savent parfois les contourner au moyen de solutions individuelles. Finalement, une minorité de femmes parviennent aux mêmes postes que leurs collègues masculins après avoir suivi les mêmes formations, tirent parti des statuts singuliers qui pour d'autres catégories de femmes riment inexorablement avec précarité et dépendance, obtiennent des rémunérations et une reconnaissance dignes de leurs efforts. Mais ces parcours sans faute, toujours plus nombreux, côtoient une multiplicité de situations de femmes qui peinent à accéder aux emplois pour lesquels elles ont été formées, aux mêmes conditions de statut et de travail, au même salaire que leurs collègues masculins. Pourtant, au-delà des difficultés pointées, les constats prometteurs ne manquent pas. Les femmes qui entrent ou reviennent sur le marché du travail ne subissent pas passivement les discriminations. Si leur marge de man?uvre est souvent limitée, elle est toujours investie et donne lieu à des stratégies innovantes.
Les villes modernes sont en apparence des lieux de liberté, de mixité que chacun utilise à sa guise. Les projets de ville sont projets de vie meilleure, voire de société nouvelle, souvent d'égalité. Pourtant l'étude de leurs fondements historiques, de leurs évolutions, de leurs projets politiques montre que, tout en étant créatrices de pratiques nouvelles et porteuses d'innovation, les villes sont fondamentalement le reflet des normes sociales dominantes. Et dans les sociétés actuelles, femmes et hommes n'avancent pas du même pas alors même que le Droit les y engage. Comment ce dilemme s'est-il inscrit dans l'espace urbain ? Comment changer la vie en changeant la ville ? Comment rêver, projeter, réaliser des villes où règne l'égalité entre les habitants, citoyens et citoyennes ? Quels rêves d'égalité, de mixité, de séparation, de domination se sont inscrits dans l'espace des villes ? Quels projets ont été assez prégnants pour connaître des formes de réalisation ? Quelles utopies ont échoué sur la plage des chimères ? Quels temps ont porté des conceptions féministes assez fortes pour modifier les rôles de sexe, pour donner aux femmes une place d'individues à part entière ? C'est à partir de ces interrogations que nous avons porté attention aux dimensions féministes des expérimentations urbaines. Nous avons regardé les projets anciens et ceux qui sont expérimentés aujourd'hui pour comprendre comment les normes sociales de sexe s'affichent dans les villes, comment lieux et genres interagissent dans leur construction sociale simultanée et pour saisir enfin la sexualité comme vecteur fondamental de l'utopie socio-urbaine. Utopies féministes et expérimentations urbaines réunit des réflexions et des analyses sur la place des femmes et des hommes dans la ville et sur les projets urbains égalitaires, utopistes ou réalisés, qui veulent changer les rapports entre les sexes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.