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Homo Migrans. De la sortie d'Afrique au Grand Confinement
Demoule Jean-Paul
PAYOT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782228930260
Au commencement, les Homo erectus décidèrent d'aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte et sortirent d'Afrique il y a environ deux millions d'années. Puis, les Homo sapiensfirent de même, inventèrent l'agriculture, essaimèrent à peu près partout et peuplèrent la planète. De plus en plus nombreux, ils bâtirent des empires, par définition multiethniques et en perpétuelle extension, entraînant à l'ère de la mondialisation toujours plus de conquêtes, de répressions, de déportations, d'exils et de brassages de populations avec leurs voisins dits « barbares ». Aucune des grandes nations d'Europe n'a ainsi connu de peuplement homogène et stable, quels que soient les romans nationaux qu'elles se sont inventés. Depuis les déplacements du paléolithique jusqu'aux concentrations urbaines actuelles, nous n'avons cessé de cheminer, de migrer. Pourtant, avec la disparition des peuples nomades et la généralisation du télétravail, nous n'avons jamais été aussi peu mobiles. Les migrations économiques ou politiques continueront, elles, tant qu'il y aura des guerres, des dictatures et des catastrophes climatiques. Mais, au fond, qui a vraiment peur des migrations ?Professeur émérite à Paris 1, Jean-Paul Demoule est un de nos meilleurs archéologues et historiens de la protohistoire. Excellent vulgarisateur, c'est aussi un historien engagé, qui aime à pourfendre les idées reçues et lutte contre la récupération politique de sa discipline dans des ouvrages à succès : Une histoire des civilisations (codir., 2018) ; Les dix millénaires oubliés qui ont fait l'histoire (2017) ; Mais où sont passés les Indo-Européens ? (2014).4e de couverture : Au commencement, les Homo erectus décidèrent d'aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte et sortirent d'Afrique il y a environ deux millions d'années. Puis, les Homo sapiensfirent de même, inventèrent l'agriculture, essaimèrent à peu près partout et peuplèrent la planète. De plus en plus nombreux, ils bâtirent des empires, par définition multiethniques et en perpétuelle extension, entraînant à l'ère de la mondialisation toujours plus de conquêtes, de répressions, de déportations, d'exils et de brassages de populations avec leurs voisins dits « barbares ». Aucune des grandes nations d'Europe n'a ainsi connu de peuplement homogène et stable, quels que soient les romans nationaux qu'elles se sont inventés. Depuis les déplacements du paléolithique jusqu'aux concentrations urbaines actuelles, nous n'avons cessé de cheminer, de migrer. Pourtant, avec la disparition des peuples nomades et la généralisation du télétravail, nous n'avons jamais été aussi peu mobiles. Les migrations économiques ou politiques continueront, elles, tant qu'il y aura des guerres, des dictatures et des catastrophes climatiques. Mais, au fond, qui a vraiment peur des migrations ?Professeur émérite à Paris 1, Jean-Paul Demoule est un de nos meilleurs archéologues et historiens de la protohistoire. Excellent vulgarisateur, c'est aussi un historien engagé, qui aime à pourfendre les idées reçues et lutte contre la récupération politique de sa discipline dans des ouvrages à succès : Une histoire des civilisations (codir., 2018) ; Les dix millénaires oubliés qui ont fait l'histoire (2017) ; Mais où sont passés les Indo-Européens ? (2014).
Jean-Paul Demoule est archéologue et professeur à l'université de Paris-I. Il a été président de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) de 2002 à 2008.
Résumé : Pendant 99 % de l'histoire de l'humanité, l'homme a été chasseur, pêcheur et cueilleur. Il y a douze mille ans seulement, les humains, au nombre de quelques centaines de milliers, nomadisaient par petits groupes. Aujourd'hui, sept et bientôt neuf milliards d'humains, presque tous sédentaires, peuplent la terre. Leurs sociétés sont très inégalitaires, puisque environ 1 % d'entre eux possèdent la moitié de la richesse mondiale. Comment en est-on arrivé là ? Que s'est-il passé pendant ces dix millénaires trop souvent absents de notre culture générale et médiatique ? Une invention décisive, en plusieurs endroits du globe : celle de l'agriculture et de l'élevage. Grâce à elle, la population humaine va s'accroître rapidement, prendre le contrôle de la planète et éliminer un grand nombre d'espèces biologiques. L'expansion démographique continue débouche sur la création des premières villes, des premiers Etats et, finalement, de l'écriture et de l'histoire... Cette "révolution néolithique" a vu se mettre en place des pratiques qui ont toujours cours aujourd'hui : le travail, la guerre ou encore la religion. Jean-Paul Demoule les explore avec la hauteur de vue de l'archéologue et la passion de transmettre. Il bouscule notre vision de la préhistoire et notre rapport au monde tel qu'il est, ou tel qu'il pourrait être.
Il y a environ dix millénaires, l?histoire de l?humanité connut une véritable révolution, qui marqua le passage du paléolithique au néolithique : dans différentes régions du monde, de petits groupes de chasseurs-cueilleurs entreprirent de domestiquer certains animaux, chien, mouton, chèvre, porc, boeuf, buffle, lama? et certaines plantes, blé, orge, lentille, mil, riz, maïs, courge, pomme de terre? Le contrôle des ressources alimentaires leur permit de se sédentariser et d?accroître considérablement leur population, éliminant progressivement les sociétés de chasseurs-cueilleurs. Cette expansion démographique continue déboucha sur la création des premières villes, des premiers États et, finalement, de l?écriture et de l?histoire?
Résumé : L'homme s'est représenté lui-même à partir du moment où il est apparu sous sa forme moderne - celle d'Homo sapiens sapiens - même si l'on discute aussi sur la possibilité et l'interprétation d'éventuelles figurations plus anciennes. Et, pour l'essentiel, l'homme a d'abord représenté la femme. Mais ces images sont longtemps restées minoritaires : ce sont surtout les animaux qui ont été figurés, dans une grande variété de formes et de styles, comme si la représentation humaine devait rester exceptionnelle, ou périphérique. Puis la révolution néolithique, qui voit l'agriculture et l'élevage rem- placer la chasse et la pêche, s'accompagne d'une révolution des images au sein de laquelle la figure humaine se libère en Orient des canons inexpressifs et codés du Paléolithique à travers des figurines d'argile cuite, mais aussi de pierre et de chaux. Ces premières figurations humaines, étudiées par Jean-Paul Demoule, apparaissent dans un espace cohérent et homogène, celui du Proche-Orient, de la Méditerranée et de l'Europe, qui évoluent de conserve tout au long de ces trente millénaires. C'est l'histoire globale de la figure que raconte cet ouvrage retrace la naissance et l'évolution de la figure humaine aux périodes préhistoriques et protohistoriques, jusqu'à l'apparition de l'esthétique propre aux organisations étatiques.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage des dettes et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
4e de couverture : De quoi parlons-nous lorsque nous évoquons notre origine, nos traditions, notre identité? Que dit, associée à ces mots devenus omniprésents, la métaphore des racines? La nostalgie est un sentiment noble. Mais peut-elle nous aider à comprendre le monde où nous vivons? En s'étonnant lui-même de ne plus reconnaître sa ville natale, Maurizio Bettini nous invite à une déambulation pleine de sensibilité dans la mémoire privée et collective. Sa réflexion, apaisée et érudite, opère un paradoxal retour aux racines - de Donald Trump à Romulus, en passant par Hérodote et la «cuisine traditionnelle» -, pour mieux constater que les valeurs d'authenticité et de pureté que nous leur prêtons n'existent pas. L'enjeu est de taille : il engage notre capacité à accueillir et à cohabiter avec d'autres cultures. Écartant une conception étroite de l'identité culturelle, Contre les racines nous rappelle que les cultures sont changeantes et que les traditions se choisissent.
Résumé : " Coucou ! Ca va, toi ? Tu dois être sacrément étonné de m'entendre. C'est normal, je suis censé ne pas savoir faire grand-chose. Mais j'ai plus d'un tour dans mon sac. Puisque tu ne dors pas, tu m'écoutes alors, d'accord ? ". Samy et Mohammed n'ont a priori qu'un point commun : on ne les comprend pas. Le premier a douze ans, et est handicapé. Il n'a pas la parole. Le second a trente-sept ans, il est irakien, et personne autour de lui ne parle sa langue. L'un est joyeux, plein d'humour ; l'autre triste, un peu perdu. Entre eux va pourtant naître une véritable amitié. Ils se racontent leur quotidien. Des quotidiens imbriqués : Samy étant parti vivre loin de sa famille, Mohammed occupe sa chambre, vacante. Dans ce dialogue imaginaire entre son petit garçon et le réfugié qu'elle a accueilli chez elle, Eglantine Eméyé nous donne à découvrir une autre vie. Celle que nous ne parvenons pas à imaginer, celle des "différents". Tour à tour cocasses, tristes, émouvants, ces deux personnages hors norme font souffler une bouffée d'air frais sur nos vies de "normaux". Sous leur regard, miroir renversé du nôtre, naît un monde fait de petits bonheurs et de grandes victoires sur soi-même et sur les autres. Un conte humaniste, porté par une joie de vivre contagieuse malgré tous les vents contraires, à l'image de son auteure et des combats qu'elle poursuit.