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Plaidoyers politiques. Tome 2
DEMOSTHENE
BELLES LETTRES
41,00 €
Épuisé
EAN :9782251000824
Le deuxième volume des Plaidoyers politiques de Démosthène comporte deux discours : le Contre Midias et le Contre Aristocrate. Ces discours nous informent sur le développement des idées politiques de l'orateur au cours de sa carrière. Dans le Contre Midias, nous voyons se dessiner une ligne d'opposition entre le groupe de Démosthène, partisan d'une politique étrangère active à l'égard de la Macédoine, et le groupe d'Eubule auquel appartient Midias, prônant une politique plus pacifique. Bien qu'elle n'ait jamais été prononcée, la Midienne est une des oeuvres de Démosthène qui fait le mieux revivre la vie politique athénienne à l'époque classique. Le Contre Aristocrate nous donne aussi un aperçu de la politique internationale d'Athènes. L'enjeu du discours est ici la question du contrôle de la région de la Thrace, royaume possédant une situation stratégique dans la lutte d'Athènes contre la Macédoine. Démosthène attaque un décret d'Aristocrate visant à conférer une protection extraordinaire à Charidème, un condottiere au service du roi thrace Kersoblepte. L'enjeu géopolitique du discours est pour Démosthène d'utiliser la Thrace comme puissance rivale contre Philippe, lequel deviendra dans les années suivantes son adversaire principal. Les deux discours sont ici présentés dans l'édition et la traduction de Jean Humbert et de Louis Gernet. Ils sont tous deux précédés d'une notice contextualisant le texte et conférant au lecteur une bonne compréhension des enjeux politiques des discours de Démosthène.
Résumé : Démosthène, après la défaite de Chéronée face à Philippe de Macédoine avait contribué à la réparation des fortifications athéniennes. Se faisant élire par sa tribu pour la surveillance de ce travail, il offrit à titre de contribution volontaire la somme de cent lires. Ctésiphon fit alors voter un décret proposant de remettre à Démosthène une couronne d'or en récompense de son dévouement à la cité d'Athènes. Eschine, ennemi politique de Démosthène, accuse le décret de Ctésiphon en illégalité au motif que la politique étrangère de Démosthène a été désastreuse pour la cité et qu'il ne mérite pas l'honneur proposé. C'est en réponse à cette accusation que Démosthène a composé le Sur la Couronne. Dans ce plaidoyer qui constitue un de ses discours les plus admirés, Démosthène présente une défense en règle de la politique qu'il a menée entre 346 et 338. Le discours peut ainsi être considéré comme le testament politique de l'orateur qui y défend une politique panhéllénique, au service de tous les Grecs ainsi qu'une politique athénienne, conforme à la tradition, aux intérêts et à la gloire de la cité. Dans les deux discours intitulés Contre Aristogiton, Démosthène attaque un accusateur professionnel. Les deux plaidoyers relatent une polémique personnelle de Démosthène à l'égard du sycophante Aristogiton et comportent des développements généraux sur le respect dû à la loi et la nécessité d'abattre les sycophantes. Le quatrième volume des Plaidoyers politiques de Démosthène comporte le texte grec des trois discours (Sur la couronne, Contre Aristogiton I et II) accompagnés de la traduction française de Georges Mathieu. Chacun des discours est précédé d'une notice précisant le contexte historique et politique dans lequel il a été composé et retraçant la traduction manuscrite du texte démosthénien.
Résumé : Très jeune, Démosthène (384-322 av. J.-C.) perd son père, un riche homme d'affaires, qui, mourant, confie sa famille et sa fortune à trois proches : Aphobos, Dèmophôn et Thérippidès. Malheureusement, les tuteurs s'approprient l'héritage et Démosthène, devenu majeur, doit les attaquer en justice pour recouvrer son bien, entrant ainsi en conflit avec Midias, qui soutient ses adversaires et devient dès lors son ennemi juré. La haine qui oppose les deux hommes culmine quinze ans après, avec la gifle que Midias assène en plein théâtre à Démosthène alors qu'il finance l'un des choeurs qui s'y produit en l'honneur de Dionysos. Réunis en un même volume, les Contre Aphobos I & II, qui sont les toutes premières compositions de Démosthène, et le Contre Midias permettent de découvrir à la fois l'homme privé et le personnage public jusqu'à la veille de l'ambassade " infidèle " de 346 qui marque la rupture définitive entre l'orateur et les tenants d'une politique plus complaisante vis-à-vis de Philippe II de Macédoine. L'ouvrage propose un texte grec révisé et annoté ; une nouvelle traduction ; et un commentaire détaillé, qui met en évidence le brio de Démosthène et traite les nombreuses questions soulevées par ces trois discours, à commencer par le mystère qui entoure la Midienne depuis l'Antiquité : Démosthène a-t-il bel et bien prononcé son réquisitoire contre le richissime Midias, ou bien a-t-il renoncé contre paiement ?
Présentation de l'éditeur Rédigé vers 330 av. J. - C., Sur la couronne est considéré comme son plus grand discours. Il y défend, une fois encore, la politique qu'il avait préconisée dans la guerre contre Philippe, s'opposant ainsi à un autre orateur célèbre, Eschine, qu'il traite de corrompu. On trouve dans ces pages toutes les qualités oratoires qui ont fait le génie de l'auteur, capable de passer, d'une phrase à l'autre, par tous les sentiments, de faire réagir toute une assemblée ou tout un peuple, à la fois visionnaire et médidatif. Deux exemples célèbres se retrouvent dans Sur la couronne: la description de la panique à Athènes suite à l'annonce de l'arrivée imminente, aux portes de la ville, des armées de Philippe; l'évocation grandiose d'une bataille qui a forgé l'imaginaire historique du peuple grec, celle de Marathon (490 av. J. - C.), contre les Perses.
Résumé : Le discours Sur les forfaitures de l'ambassade est un des plaidoyers de Démosthène qui a été le plus admiré par la postérité. L'éloquence de l'orateur athénien se distingue dans ce discours par la vigueur du ton et la sincérité des sentiments. Ce texte constitue un témoignage littéraire précieux sur la vie politique en démocratie ainsi qu'un document de première importance sur une période de crise politique dans le monde grec antique. Démosthène attaque dans cette plaidoirie son rival Eschine au sujet de la politique expansionniste de l'ennemi d'Athènes, Philippe de Macédoine. L'objet du conflit entre les deux orateurs concerne une ambassade athénienne auprès de Philippe à laquelle tous deux ont participé. Démosthène accuse Eschine sur trois points : il lui reproche d'avoir soutenu la paix de Philocrate, honteuse et néfaste pour Athènes. Il l'accuse d'avoir fait perdre du temps à l'ambassade, ce qui fit que la Thrace fut perdue au profit de Philippe. Enfin, il lui reproche d'avoir fait de faux rapports aux Athéniens en leur promettant que Philippe n'abattrait pas les Phocidiens qui étaient leurs alliés, ce qu'il fit en fin de compte. Le discours de Démosthène est un chef-d'oeuvre d'éloquence : par une argumentation rigoureuse, l'orateur démontre dans une première partie qu'Eschine, par les faux rapports qu'il a fait au peuple athénien est responsable des dangers présents. Il montre qu'Eschine est coupable de trahison du fait de son dévouement à Philippe. La seconde partie du discours s'apparente à une harangue : le style de Démosthène s'élève vers des principes de politique générale pour donner lieu à une invective contre les traîtres. Le troisième volume des Plaidoyers politiques de Démosthène présenté dans la Collection des Universités de France comprend le texte grec du discours Sur l'ambassade accompagné de la traduction en français de Georges Mathieu. Le texte est précédé d'une notice rappelant le contexte historique et les enjeux politiques du discours et revenant sur la tradition manuscrite du texte.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.