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Discours d'apparat
DEMOSTHENE
BELLES LETTRES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782251000909
Si Démosthène est surtout connu pour ses vibrantes harangues politiques, ses oeuvres d'apparat, ont, dès l'Antiquité, été mises de côté, peut-être dès Callimaque. Parmi elles, deux brefs discours, dont l'attribution n'est malheureusement pas certaine, l'Eroticos et l'Epitaphios, nous sont parvenues sous le nom de Démosthène : le premier est l'éloge funèbre, ou logos epitaphios que Démosthène fut chargé de prononcer en l'honneur des morts tombés à la bataille de Chéronée (338 av J-C). Alors que l'indépendance des cités grecques est en passe de disparaître, l'auteur fait l'éloge de la démocratie athénienne et de ceux qui ont sacrifié leur vie pour elle. Le second discours recoupe, non seulement, comme son nom l'indique un éloge de l'amour fait au jeune Epicrate, mais encore un traité d'éducation : l'auteur ne veut pas tant séduire le jeune homme que l'inviter à embrasser la carrière politique. Notre édition rassemble en un volume ces deux textes originaux, et font partie d'une entreprise plus vaste, visant à faire sortir de l'ombre, tout un pan méconnu de l'ouvre de Démosthène, les Discours d'apparat, les Prologues et les Lettres. L'Introduction fait le point sur la tradition manuscrite, tandis que chaque discours est précédé d'une notice propre. La question de l'attribution ainsi que celle de la datation est, à chaque fois, analysée en détail, de même que la place occupée par le texte dans l'histoire littéraire. Les influences, nombreuses, allant de Thucydide à Platon et à Xénophon, sont présentées précisément, tandis que le contexte historique est rappelé brièvement. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. Le volume est en outre assorti d'un Appendice sur la voltige richement documenté.
Résumé : Démosthène, après la défaite de Chéronée face à Philippe de Macédoine avait contribué à la réparation des fortifications athéniennes. Se faisant élire par sa tribu pour la surveillance de ce travail, il offrit à titre de contribution volontaire la somme de cent lires. Ctésiphon fit alors voter un décret proposant de remettre à Démosthène une couronne d'or en récompense de son dévouement à la cité d'Athènes. Eschine, ennemi politique de Démosthène, accuse le décret de Ctésiphon en illégalité au motif que la politique étrangère de Démosthène a été désastreuse pour la cité et qu'il ne mérite pas l'honneur proposé. C'est en réponse à cette accusation que Démosthène a composé le Sur la Couronne. Dans ce plaidoyer qui constitue un de ses discours les plus admirés, Démosthène présente une défense en règle de la politique qu'il a menée entre 346 et 338. Le discours peut ainsi être considéré comme le testament politique de l'orateur qui y défend une politique panhéllénique, au service de tous les Grecs ainsi qu'une politique athénienne, conforme à la tradition, aux intérêts et à la gloire de la cité. Dans les deux discours intitulés Contre Aristogiton, Démosthène attaque un accusateur professionnel. Les deux plaidoyers relatent une polémique personnelle de Démosthène à l'égard du sycophante Aristogiton et comportent des développements généraux sur le respect dû à la loi et la nécessité d'abattre les sycophantes. Le quatrième volume des Plaidoyers politiques de Démosthène comporte le texte grec des trois discours (Sur la couronne, Contre Aristogiton I et II) accompagnés de la traduction française de Georges Mathieu. Chacun des discours est précédé d'une notice précisant le contexte historique et politique dans lequel il a été composé et retraçant la traduction manuscrite du texte démosthénien.
Résumé : Très jeune, Démosthène (384-322 av. J.-C.) perd son père, un riche homme d'affaires, qui, mourant, confie sa famille et sa fortune à trois proches : Aphobos, Dèmophôn et Thérippidès. Malheureusement, les tuteurs s'approprient l'héritage et Démosthène, devenu majeur, doit les attaquer en justice pour recouvrer son bien, entrant ainsi en conflit avec Midias, qui soutient ses adversaires et devient dès lors son ennemi juré. La haine qui oppose les deux hommes culmine quinze ans après, avec la gifle que Midias assène en plein théâtre à Démosthène alors qu'il finance l'un des choeurs qui s'y produit en l'honneur de Dionysos. Réunis en un même volume, les Contre Aphobos I & II, qui sont les toutes premières compositions de Démosthène, et le Contre Midias permettent de découvrir à la fois l'homme privé et le personnage public jusqu'à la veille de l'ambassade " infidèle " de 346 qui marque la rupture définitive entre l'orateur et les tenants d'une politique plus complaisante vis-à-vis de Philippe II de Macédoine. L'ouvrage propose un texte grec révisé et annoté ; une nouvelle traduction ; et un commentaire détaillé, qui met en évidence le brio de Démosthène et traite les nombreuses questions soulevées par ces trois discours, à commencer par le mystère qui entoure la Midienne depuis l'Antiquité : Démosthène a-t-il bel et bien prononcé son réquisitoire contre le richissime Midias, ou bien a-t-il renoncé contre paiement ?
Résumé : Si Démosthène est surtout connu pour ses Harangues et ses Plaidoyers Politiques, les manuscrits nous ont aussi légué une collection de cinquante-cinq morceaux intitulés Prologues. Ces morceaux présentent des similitudes avec certaines exordes des Harangues de l'orateur athénien. Les raisons de la composition de cette collection sont incertaines. Il semble que les plus grands orateurs grecs composaient par avance des préambules des discours qu'ils devaient prononcer devant l'Assemblée. Nous savons, notamment par Eschine, que Démosthène, bègue dans sa jeunesse et timide, éprouvait du trac à l'idée de parler en public. Il aurait ainsi pu écrire ces prologues et les apprendre par cour pour se donner un élan au moment de prendre la parole. Ces exordes témoignent de l'art rhétorique de Démosthène : l'orateur excelle en effet dans la technique de l'attaque, affectant de méconnaître les précautions d'usage et maniant l'ironie. Il fait aussi preuve d'un esprit satirique, et sait utiliser des clausules tranchantes. Cette collection nous donne ainsi une image vive du fonctionnement de la démocratie athénienne au IVe siècle où régnait l'esprit de parti dénoncé par Démosthène dans ces exordes. Le soin apporté à la rédaction de ces morceaux qui ne sont pas de simples ébauches témoigne du rôle fondamental joué par les orateurs à cette époque. L'édition des Prologues de Démosthène dans la Collection des Universités de France présente au lecteur le texte grec de l'orateur édité et traduit par Robert Clavaud. Les cinquante-cinq morceaux sont précédés d'une notice précisant les enjeux historiques du texte ainsi que leur tradition manuscrite.
Résumé : Ce deuxième volume des Plaidoyers civils de Démosthène comporte dix discours ayant tous trait à des questions de droit privé athénien. Les deux plaidoyers intitulés Contre Boetos portent sur des questions de succession, tout comme le Contre Olympiodoros. Le premier de ces trois discours soulève une question juridique intéressante : celle du nom. Le plaideur accuse son adversaire, Boetos, qui est son demi-frère, de s'être fait inscrire sur le registre du dème sous le même nom que lui. Le Contre Spoudias est riche d'informations sur le droit du mariage. Avec le Contre Phénippos, c'est la question des liturgies qui est posée, c'est-à-dire des impôts spéciaux auxquels étaient soumis les plus riches citoyens athéniens. Ce plaidoyer est notre principale source sur la pratique de l'antidosis ou échange de biens : par cette procédure, un citoyen athénien qui jugeait être soumis à un impôt trop important pouvait proposer à un autre citoyen qu'il jugeait plus à même que lui de payer cet impôt de le payer à sa place ou d'échanger sa fortune avec lui. Enfin, le Contre Stéphanos fait écho au Contre Phormion. Il y est question de faux témoignage dans le procès contre Phormion qui avait trait à la succession du banquier Pasion. Ce plaidoyer est aussi une source pour la connaissance du statut de la fille que son père laissait dépositaire de l'héritage en l'absence d'enfant mâle et que l'on appelait à Athènes "fille épiclère". Tous ces plaidoyers sont présentés dans le présent volume dans le texte grec accompagné de la traduction de Louis Gernet. Chacun des discours est précédé d'une notice qui aidera le lecteur à mieux comprendre ses enjeux juridiques et historiques.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.