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Et tournera la roue
Demirtas Selahattin ; Collas Emmanuelle
POINTS
7,55 €
Épuisé
EAN :9782757891353
Et c'est finalement de cette galerie de portraits intimistes ou révoltés, drôles ou touchants, que surgit l'efficacité politique. " Camille Laurens dans Le Monde Quatorze nouvelles, de l'intime au politique, nous font découvrir la société turque : les inégalités, les genres, les minorités et leurs rêves. Quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, on les reconnaît, ces gens ordinaires qui incarnent un jour une forme de résistance. Avec lucidité, humour et bienveillance, Selhattin Demirtas dresse un tableau d'une Turquie authentique, d'ouest en est, du nord au sud, pour le meilleur et le pire. Selahattin Demirtasest un Kurde de Turquie. Il est incarcéré depuis le 4 novembre 2016 en Turquie et encourt une peine de 183 ans. Entre 2014 et 2018, il a été le leader incontesté du HDP (Parti démocratique des Peuples), un parti d'opposition progressiste pro-kurde et féministe dont il reste un activiste important depuis sa cellule. En prison, il est devenu écrivain notamment avec L'Aurore, traduit dans une douzaine de langues. Il est nommé pour le prix Nobel de la paix en 2019. Traduit du turc par Emmanuelle Collas
Que je dorme par terre, sur un rocher, à la belle étoile ou dans un lit, mon sommeil n'est jamais profond. Je suis toujours aux aguets. Mon ouïe est sensible au moindre bruit et mes yeux ont appris à percer l'obscurité des nuits passées dans les montagnes sardes, lorsque enfant, loin de tout, je gardais mon troupeau. Aujourd'hui, lorsque mes rêves trompent ma vigilance et me transportent au loin, je retourne toujours là-bas, sur cette île. Je suis allongé sur un lit, blotti sous une couverture, abrité par un toit. Je grelotte. Le froid me tire de mon sommeil. J'entends, distinctement...
Résumé : L'Aurore de Selahattin Demirta?, c'est le cri de la part éclairée d'un pays. Ce livre, écrit en prison, est en train de devenir un cri de ralliement et d'espoir. Des histoires kurdes dédiées " à toutes les femmes qui ont été assassinées et qui ont été victimes de la violence ". L'auteur aurait pu nous livrer un récit pesant sur les crimes d'honneur, le travail des enfants, l'exil ou la guerre, dans la Turquie et la Syrie contemporaines ; bien au contraire : il lui donne un ton drôle et irrésistiblement tendre. Subversif et obsédant aussi. L'AUTEUR Principal opposant au président Erdogan, seule voix progressiste de Turquie, Selahattin Demirtas est actuellement incarcéré depuis le 4 novembre 2016 dans la prison de type F, réservée aux prisonniers politiques, d'Edirne. Kurde de Turquie, avocat de formation, il est le leader charismatique du HDP (Parti démocratique des peuples), dont il fut le co-président et député jusqu'en février 2018. C'est lui qui a mené le HDP vers la victoire contre Erdogan en juin 2015. Ce parti d'opposition pro-kurde est le troisième du pays, le plus progressiste du Proche-Orient, ancré à gauche, défenseur de la minorité kurde et abordant les questions féministes ou LGBT. Selahattin Demirtas a été emprisonné après la levée d'immunité des députés du HDP par le président Erdogan dans le cadre des purges qui ont suivi le putsch manqué de 2016. Il est accusé de diriger une organisation terroriste, d'incitation à la haine et à la révolte, d'apologie de crime et des criminels... Il risque une peine de prison de 142 ans.
Résumé : " Le pouvoir des mots contre la loi du silence. " Le Figaro Des rêves piétinés de Seher aux yeux noirs de Berfin, de Nazo qui fait des ménages à Mina, la petite sirène engloutie, toutes ces femmes, qu'elles soient mères, adolescentes ou filles, affirment leur liberté à tout prix. Selahattin Demirtas livre ici un récit à la fois tragique et plein d'espoir sur la Turquie contemporaine. Selahattin Demirtasest un Kurde de Turquie. Il est incarcéré depuis le 4 novembre 2016 en Turquie et encourt une peine de 183 ans. Entre 2014 et 2018, il a été le leader incontesté du HDP (Parti démocratique des Peuples), un parti d'opposition progressiste pro-kurde et féministe dont il reste un activiste important depuis sa cellule. En prison, il est devenu écrivain notamment avec L'Aurore, traduit dans une douzaine de langues. Il est nommé pour le prix Nobel de la paix en 2019. Nouvelles traduites du turc par Julien Lapeyre de Cabanes
Ces lettres écrites par un poilu de la grande guerre nous font le récit de son dernier combat. Ce soldat est âgé de 110 ans ! Il est le dernier vétéran de l'armée française encore en vie. La guerre qu'il nous narre ne se déroule pas sur un champ de bataille, mais dans une chambre d'hôpital ! Il est hospitalisé contre son gré. Les médecins ont pour mission de le garder en vie le plus longtemps possible. Objectif inavoué de cet acharnement : faire que le dernier poilu français survive au dernier vétéran allemand. Désormais, les deux nations ne confrontent plus leurs puissances militaires, mais leurs systèmes de santé. Ces lettres racontent de façon burlesque ce combat qu'il doit livrer seul contre la raison d'état. Non plus au péril de sa vie, mais au risque de voir lui échapper sa propre mort.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.