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VIOLETTE NOZIERE, LA FLEUR DU MAL
DEMARTINI A-E.
CHAMP VALLON
27,00 €
Épuisé
EAN :9791026706083
Un soir d'été de l'année 1933, à Paris, une famille ordinaire bascule dans le drame : Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents et entre, avec son col de fourrure noire et son béret incliné, dans l'histoire des grandes affaires criminelles. Lorsqu'elle passe aux aveux, la jeune fille accuse son père de relations incestueuses. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias du temps, a tout d'une tragédie moderne. L'enquête tient en haleine une opinion que ce crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, les étudiants corrompus, les "métèques" et les élites "pourries". L'affaire interroge les relations entre pères et filles, entre parents et enfants, entre hommes et femmes. Violette devient la "fleur du mal", sombre icône de l'émancipation féminine et du conflit de générations dans une France en crise. Elle est condamnée à mort avant d'être graciée et finalement réhabilitée. Explorant les représentations, les passions et les questions soulevées par le crime, retraçant l'itinéraire exceptionnel d'une femme, ce livre offre une lecture entièrement neuve d'un crime resté célèbre. Surtout, il propose une manière de faire de l'histoire avec une affaire judiciaire. Forme d'histoire totale consistant à étudier de façon approfondie un petit objet et à le déplier dans toutes ses dimensions pour lire une société, la micro-histoire révèle ici, avec une efficacité inédite, l'imaginaire social et ses dynamiques.
Les sociologues et les anthropologues des XIXe et XXe siècles considéraient l?inceste comme une alliance interdite dans la parenté. Aujourd?hui, l?enfance victime cristallise sa représentation : l?inceste est un crime qui renvoie à des formes de domination fondée sur le genre et sur l?âge.Pour la première fois, cet ouvrage considère ensemble ces deux acceptions de l?inceste. La règle d?alliance et le crime y sont envisagés comme les deux facettes d?une réalité sociale changeante selon les contextes. Plutôt que de se concentrer sur l?occultation et le silence, ce livre porte sur les discours, les pratiques et les significations variables auxquelles l?inceste a donné lieu depuis que le christianisme médiéval en a formalisé l?interdit en Europe.Quand et pour qui l?inceste est-il un péché, un crime, un viol, un trauma ? Comment, aujourd?hui, passe-t-on de sa suspicion à sa judiciarisation ? Comment en parle-t-on ? Que nous apprennent la clinique et l?expérience individuelle de la façon dont l?inceste est dit et intégré au cours d?une vie ?À travers analyses, récits et témoignages, historien.nes, anthropologues, sociologues, spécialistes de littérature, artistes, clinicien. nes, psychanalystes, magistrat.es exposent les représentations, les pratiques et le traitement de l?inceste d?hier à aujourd?hui.Postface d?Irène ThéryAnne-Emmanuelle Demartini est professeure d?histoire contemporaine à l?université Paris 1-Panthéon. Elle a notamment publié Violette Nozière, la fleur du mal (Champ Vallon, 2017).Julie Doyon est maîtresse de conférences en histoire moderne à l?université Lumière-Lyon 2. Elle a notamment publié L?Empire paternel. Familles, pouvoirs, transmissions (codir., Georg, 2021).Léonore Le Caisne est anthropologue, directrice de recherche au CNRS. Elle a notamment publié : Un inceste ordinaire. Et pourtant tout le monde savait (Points, 2022).
Avez-vous déjà rêvé d'être enfin libre financièrement et de ne plus être l'esclave de votre budget ? Croyez-vous qu'il est possible qu'un jour, votre argent travaille pour vous ? Grâce à cet ouvrage, vos envies et rêves les plus fous peuvent devenir réalité. L'auteur vous livre une méthode claire et efficace pour transformer votre rapport à l'argent et bâtir votre richesse. En combinant psychologie du succès, stratégies d'investissement et principes fondamentaux de la gestion de vos ressources, ce livre vous guidera pas à pas vers une autonomie financière solide et sereine. Découvrez notamment comment : Modifier votre état d'esprit pour attirer l'abondance. Définir vos valeurs et aligner vos finances sur vos objectifs. Optimiser votre épargne et investir intelligemment. Eviter les pièges de la spéculation et des dépenses impulsives. Que vous souhaitiez développer votre entreprise, en créer une nouvelle ou simplement gérer votre argent, ce livre vous apprendra à disposer d'une source de revenus en constante expansion, à épargner et à investir pour construire votre indépendance financière et enfin vous délester de tout ce qui vous entrave.
Points forts:Collection de référence.Une approche novatrice.Autant de soin que pour un manuel scolaire.Organisation:Repères: le contexte historique et littéraireGrandes thématiques: comprendre les enjeux du programmeOutils: pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence
Novembre 1835 : Pierre-François Lacenaire est condamné à mort pour faux en écriture, vols et assassinats, au terme du procès le plus spectaculaire de son temps. C'est que l'accusé est exceptionnel : non seulement il ne dissimule pas ses forfaits, mais il en revendique d'autres ; il ne s'effraie pas du sort qui l'attend, il en rit ; il ne repousse pas la guillotine, il la réclame. Détenu à la prison de la Conciergerie, le condamné compose des poésies et rédige ses Mémoires, quand il ne reçoit pas des visiteurs distingués qu'étonnent ses talents et son art consommé de se mettre en scène. Pendant trois mois, jusqu'à sa mort sur l'échafaud en janvier 1836, Lacenaire fascine et scandalise l'opinion. Pourquoi une telle émotion ? Criminel d'origine bourgeoise, assassin poète, Lacenaire ne relève d'aucune catégorie connue : aux yeux des contemporains, il est un monstre moral et social qui cristallise les inquiétudes de la société française postrévolutionnaire. C'est ainsi que, par la diversité des fantasmes et des débats idéologiques, sociaux et culturels qu'elle croise ou révèle, l' "affaire Lacenaire" échappe à l'anecdote pour rejoindre le registre de l'histoire. En apportant un éclairage nouveau sur un criminel célèbre, objet d'un véritable mythe, ce livre ouvre une fenêtre sur l'imaginaire social du premier XIXe siècle.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.