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LES DERNIERS OUTRAGES
DELVAILLE BERNARD
FLAMMARION
6,81 €
Épuisé
EAN :9782080644084
Si l'un de nous disparaissait, l'autre aurait assez de souvenirs pour meubler les années jusqu'à sa mort." Qui, de toi, de moi, s'exprime ainsi? Puisque dire de soi n'est, après tout, que dire qui est au coeur de soi. "... Puis, quand l'un sera mort, - car la vie était trop belle, - que l'autre garde précieusement sa mémoire pour lui faire un rempart contre les bassesses, un recours contre les défaillances, ou plutôt comme un oratoire domestique où il ira murmurer ses chagrins et détendre son coeur... Est-ce ainsi? que dois-je faire? réponds-moi! - Et si ce souvenir est l'éternel aliment de son désespoir, ce sera, du moins, une compagnie dans sa solitude" (Flaubert, préface aux Dernières chansons de Louis Bouilhet). Qui, de toi, de moi, prononce aujourd'hui ces paroles? Comme des fruits cueillis à la fin de l'été, disposés sur des planches, mis à mûrir jusqu'au printemps suivant, ainsi des souvenirs habitent la mémoire pour éclairer encore le temps qu'il nous reste à vivre. Mais, d'un été à l'autre, il y a la blancheur de la neige.
La quarantaine : le bel âge. Finis les états d'âme juvéniles, les enthousiasmes incontrôlés et les lectures en désordre. Ce n'est pas pour autant le temps de la sagesse, plutôt celui de la plénitude, physique et intellectuelle. Néanmoins, c'est encore et toujours l'époque des voyages : de New York à la mer Noire, du Cap Nord à Lisbonne, et Rome enfin ! Ce deuxième volume porte témoignage sur une époque disparue, où le plaisir et le bonheur avaient un sens, où les préoccupations esthétiques étaient les seules. A qui s'étonnerait, je répondrai : " C'était ainsi. "
Un jeune Français de trente ans s'est volontairement exilé à l'Université de Greenlake, dans le Sud des Etats-Unis, pour fuir son passé. Il se comporte en voyeur curieux, se replie dans la solitude. Sa féroce description de la vie provinciale universitaire américaine forme un violent contraste avec l'univers des bas-fonds de New York où le héros, en proie à de secrètes et cruelles passions dérobées, se laisse prendre au vertige de sa propre chute.
Aucune solution de continuité entre ces feuillets et ceux qui les ont précédés. Sinon qu'au libertinage a peut-être succédé une certaine forme de bonheur, voire de sérénité. C'est qu'on est moins inquiet à l'instant de l'arrivée qu'à celui du départ. Pendant des années, on se dit : j'ai le temps. Puis : est-ce encore la peine ? Et la vie passe, dont on ne se lasse pas. Les souvenirs de villes deviennent des souvenirs d'amour. Au Londres de la jeunesse est venue se joindre Venise : deux pôles d'une existence.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.