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La confiance règne
Delteil Gérard
FOLIO
8,10 €
Épuisé
EAN :9782070424078
Dynamique affairiste, Christian Baraudy vient de purger une peine de prison à la suite de diverses escroqueries. Avant son incarcération, il avait confié son argent à sa secrétaire et maîtresse Mathilde. Cette prudence lui permet à sa libération, de créer une chaîne de magasins franchisés d'articles de sport grâce auxquels il ruine en peu de temps tous les gogos qui ont eu la mauvaise idée d'y investir leurs avoirs. Même s'il réussit à museler la plupart des plaignants, il ne peut empêcher une femme qui a perdu toutes ses économies de le menacer avec une arme. Mais il réussit à éliminer la gêneuse et jette son cadavre à la mer. Pour autant, ses ennuis ne sont pas terminés car il est mêlé à tant d'affaires louches qu'il doit supprimer encore quelques maîtres chanteurs alors qu'un tenace journaliste d'investigation tente de le démasquer...Ce récit, qui s'achève par une chute remarquée, plonge le lecteur dans la France des années 80-90, une époque où les magasins franchisés poussaient comme des champignons tandis que quelques affairistes célèbres vantaient à la télévision leurs talents en utilisant toutes les lois existantes pour racheter au franc symbolique des entreprises en difficulté et récupérer le pactole. Gérard Delteil a su reconstituer de façon crédible cette période où l'amoralité des "gagneurs" s'étalait au grand jour. --Claude Mesplède
Tes Colombiens, ce sont des méchants, dit le gars des Stups. Le plus grand, Irrazabal, a travaillé pour le cartel de Medellin. Je l'ai serré à Roissy en quatre-vingt-dix, mais le juge a estimé qu'il manquait de preuves pour l'inculper... " Des criminels aux motivations sans doute fort différentes avaient choisi le dimanche de permanence de mon équipe pour trucider à une demi-heure d'intervalle un paumé du quart monde et un toubib du beau monde. " Chez Delteil, il suffit de lire et de laisser mourir... " (Robert Deleuse, Les maîtres du roman policier) " Delteil fait partie de cette nouvelle génération qui ramasse ses histoires dans les archives refoulées, l'ordinaire politique et quotidien, les beaux hasards de l'histoire... " (Marianne Alphant, Libération) " Delteil impose un regard impitoyable sur les mille et un événements de la vie quotidienne (...). Il invente des hypothèses qui peuvent paraître hardies ou extravagantes mais qui, si on les examine de près, ne le sont pas entièrement... " (Alexandre Lous, Le Magazine littéraire) Gérard Delteil, né en 1939, a publié une trentaine de romans policiers, dont N'oubliez pas l'artiste qui a obtenu le Grand Prix de Littérature policière.
Résumé : " Des pauvres, vous en trouverez dans la tour ", avait dit la petite mère. Moi, les pauvres, c'était mon boulot. Je grattais comme courtier à la Compagnie du Christ. Le problème, c'est que la concurrence devenait de Plus en plus dure. L'Armée du Salut, l'Institut de la Charité, la Fondation Savatier, les restos de la Bienfaisance, tout le monde voulait les sponsoriser, les pauvres. Et pour emporter la grosse part du gâteau, certains étaient prêts à tout...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero