L'expression Donner le la fait habituellement référence au musicien d'orchestre qui accorde son instrument sur les autres pour pouvoir jouer harmonieusement en collectif. Mais, dans ce livre, la 6'note de la gamme dite "naturelle" proposée par le diapason se donne à entendre de manière quelque peu différente. Métaphoriquement, Donner le la renvoie ici aux situations de transmission pédagogique que rencontrent les musiciens professionnels lorsqu'ils s'engagent dans la fonction d'enseignant tout en poursuivant leur activité orchestrale. Le propos de cet ouvrage vise à présenter au lecteur un univers professionnel relativement méconnu à travers le recueil et l'analyse de I récits de vie de musiciens confrontés aux exigences de l'exercice d'une double activité professionnelle d'enseignant et de concertiste. Nous verrons que ces situations, particulièrement fréquentes chez les musiciens professionnels depuis quelques décennies, déterminent (le très nombreuses contradictions identitaires qui trouvent pour partie leurs sources dans l'écart existant entre la quête idéelle de ces musiciens, la réalité socio-économique à laquelle ils doivent faire face et la réforme pédagogique profonde qui affecte aujourd'hui les institutions t chargées de l'enseignement musical.
Résumé : Après avoir été photographié dans un club gay, le footballeur Benedict Jimmer est forcé de faire son coming out. Pour préserver sa réputation et son image, son manager, Aaron, décide qu?il lui faut une relation stable et lui présente Henry Brown étudiant célibataire, musicien à ses heures perdues et fan de football. Ce n?est qu?une fausse relation, destinée à calmer les rumeurs. Rien de sérieux. Sa présence à ses côtés permet à Ben de gérer son coming out sans difficulté ou presque. Mais la compagnie d?Henry lui devient vite indispensable... Et Ben n?a jamais eu de relation sérieuse avec un autre homme... Pas même la moindre expérience. Alors comment ne pas s?y perdre ? Inclus un bonus de 30 pages.
Saviez-vous que certains serpents acceptent de nous tenir compagnie ? Bien sûr, il s'agit de serpents non venimeux, d'inoffensifs reptiles aux couleurs chatoyantes. Que ce soit le splendide serpent-roi de Californie, le fascinant serpent ratier couleur de feu ou encore le serpent des maisons si commun dans les demeures africaines, ils seront pour vous une présence bienveillante et silencieuse. Nullement agressifs, ils ne demandent qu'à être contemplés. Ce livre, écrit sans prétention, vous permettra de tout connaître sur l'élevage des serpents. Comment installer vos gracieux compagnons, comment les nourrir et les soigner et comment veiller à leur reproduction.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.