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DARWIN, LE HASARD ET DIEU
DELSOL
VRIN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782711619368
Lorsque paraît, en 1859, L'origine des espèces, une vive opposition s'élève : quand les évolutionnistes voient dans l'état du monde le résultat d'une " sélection naturelle ", les créationnistes favorisent l'idée d'une création pensée par Dieu selon un dessein arrêté. Plus d'un siècle et demi plus tard, ce débat fait encore rage, interpellant le Vatican et se présentant comme une nouvelle affaire Galilée : quelle est la part de Dieu et du hasard dans l'origine du monde ? Y a-t-il une finalité, un sens à son cours ? Dans ce débat, la problématique médiévale des rapports entre raison et foi retrouve son actualité : présentant une lecture savante de Darwin menée sous un éclairage thomiste, M. Delsol se propose ici de démêler, dans le cours du monde, le rôle du hasard et la place de Dieu.
En renonçant à assumer son identité, lEurope enchaîne les paradoxes. Le premier est celui dune culture universelle qui Hugo, Valéry ou Camus en témoignent, na pas posé de problème aux créateurs qui sen réclamaient. Le deuxième paradoxe est celui du refus de donner un contenu à lidée dEurope: parler de son identité serait une illusion rétrospective ou le masque dun colonialisme culturel plus pernicieux que celui du passé. Le troisième paradoxe tient à ce que cette critique de lEurope utilise ses propres outils intellectuels pour mettre en doute son existence. Mais en suivant la forme de ses récits, de ses connaissances et de ses uvres, il est possible de donner un sens à la quête de lidentité européenne. Si lEurope nose plus se réclamer de sa culture en abdiquant son origine et son destin, elle se dissoudra sans voir quelle se prive tout simplement de sa présence au monde.
«Nous étions quatre pour traverser le siècle fou. A toi l'héritage. Voici le testament qu'elles te laissent. C'est un capital immatériel: ferveur et solitude, rien d'autre.Les moteurs se mirent à ronfler. Le steward passa avec son boniment et ses gilets de sauvetage. L'avion roula très doucement et longea des forêts vert clair, surmontées d'un ciel boréal. A quoi ressemble mon pays? demanda Constance avec inquiétude. Je ne te cacherai pas un détail, dit Flore, qui sortit son portefeuille de son sac, et du portefeuille, sous une masse de cartes d'identité et de sauf-conduits, une lettre jaunie datée du 24 octobre 1956. C'est l'histoire de Julia. Quand tu la connaîtras, tu n'auras plus peur de rien. »
Nous étions quatre pour traverser le siècle fou. A toi l'héritage. Voici le testament qu'elles te laissent. C'est un capital immatériel : ferveur et solitude, rien d'autre. Les moteurs se mirent à ronfler. Le steward passa avec son boniment et ses gilets de sauvetage. L'avion roula très doucement et longea des forêts vert clair, surmontées d'un ciel boréal. A quoi ressemble mon pays ? demanda Constance avec inquiétude. Je ne te cacherai pas un détail, dit Flore, qui sortit son portefeuille de son sac, et du portefeuille, sous une masse de cartes d'identité et de sauf-conduits, une lettre jaunie datée du 24 octobre 1956. C'est l'histoire de Julia. Quand tu la connaîtras, tu n'auras plus peur de rien. "
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.