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Histoire des idées politiques de l'Europe centrale
Delsol Chantal ; Maslowski Michel
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204106382
Cet ouvrage est le premier en France à présenter la pensée politique du Centre-Est européen : Pologne, République tchèque, Hongrie, Roumanie. Il montre l'apport de cette partie de l'Europe dans la constitution des idées politiques communes : l'idée de tolérance, l'appel à l'égalité des droits, la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le principe de la liberté de conscience, se développent ici très précocement et souvent en parallèle avec l'Ouest. Il montre l'apparition, dans cette zone, de nouveaux points de vue, marqués à la fois par la spécificité de la situation géopolitique et par la culture européenne commune. Ce livre constituera pour les spécialistes français (politologues, historiens, philosophes) une introduction à ce domaine inconnu de la pensée politique. Il représentera pour les étudiants un véritable manuel.
Présentation de l'éditeur Le « populisme » évoque un courant d opinion fondé sur l enracinement (la patrie, la famille) et jugeant que l émancipation (mondialisation, ouverture) est allée trop loin. Si le « populisme » est d abord une injure, c est que ce courant d opinion est aujourd hui frappé d ostracisme.Cet ouvrage a pour but de montrer sur quoi repose cet ostracisme, ses fondements et ses arguments. Et les liens entre le peuple et l enracinement, entre les élites et l émancipation.Il est normal qu une démocratie lutte en permanence contre la démagogie, qui représente depuis l origine sa tentation, son fléau mortifère. Mais une démocratie qui invente le concept de populisme, autrement dit, qui lutte par le crachat et l insulte contre des opinions contraires, montre qu elle manque à sa vocation de liberté.Le populisme est le sobriquet par lequel les démocraties perverties dissimulent vertueusement leur mépris pour le pluralisme.
Un zoologiste et ses deux élèves s'enfoncent dans la forêt amazonienne pour aller chercher un batracien méconnu. Ils ne connaissent de cet animal que des promesses d'anomalies savantes. En fait, c'est un monstre, si l'on entend par là l'encontre des normes. Le maître est saugrenu et paisible, les élèves infatigables. Avant de pouvoir enfin disséquer leur phénomène, ils rencontrent un piroguier sans patrie, des indigènes doués pour l'hospitalité, des caïmans aux yeux rouges. Partout on les regarde avec cette condescendance amusée des gens sérieux qui voient passer l'extravagant. Ils déjeunent sur leurs tables de dissection, achètent des poissons morts, dorlotent leurs animaux affreux avec la sollicitude qu'on accorde habituellement à un nourrisson. La science n'avance qu'à force de passions. Mais ce sont des passions insolites, parce qu'elles ne mettent en jeu ni le pouvoir ni l'argent, et recèlent seulement la fascination pour le mystère. Nous avons l'habitude de croire que toute action gratuite vise le loisir ou le don. Ici elle veut percer l'impénétrable. L'expédition scientifique est un voyage initiatique. On peut très bien s'y perdre et ne rien découvrir. Faire l'épreuve de déceptions inattendues. Relativiser l'utilité des connaissances. Et mesurer, d'une toise incertaine, l'envergure de l'inconnu.
Idée séduisante après les crimes massifs du XXe siècle, la justice internationale ne trouve pas de légitimité théorique, en tout cas au regard de nos propres références. Faire justice, est-ce toujours prioritaire pour restaurer le vivre-ensemble après une catastrophe ? Pouvons-nous imposer à tous les peuples la même hiérarchie des malheurs et la même hiérarchie des priorités ? Aucune justice ne peut s'exercer sans la reconnaissance. Il faudrait donc, auparavant, convaincre. Peut-on juger de loin et hors contexte ? Peut-on faire si bon marché de l'autorité politique, en plaçant directement les citoyens sous une loi mondiale ? La loi naturelle, qui préside à la justice internationale, peut-elle s'instaurer en loi positive ? Et, dans ce cas, dans quel recoin peut encore se loger l'esprit d'Antigone ? La justice internationale ne pourra exister que sous un gouvernement mondial. Elle porte en elle la tare rédhibitoire de l'uniformité et du despotisme. En invoquant Montesquieu, Grotius, Kant, on défendra ici, face aux crimes d'État, la guerre d'ingérence comme décision politique.
«Nous étions quatre pour traverser le siècle fou. A toi l'héritage. Voici le testament qu'elles te laissent. C'est un capital immatériel: ferveur et solitude, rien d'autre.Les moteurs se mirent à ronfler. Le steward passa avec son boniment et ses gilets de sauvetage. L'avion roula très doucement et longea des forêts vert clair, surmontées d'un ciel boréal. A quoi ressemble mon pays? demanda Constance avec inquiétude. Je ne te cacherai pas un détail, dit Flore, qui sortit son portefeuille de son sac, et du portefeuille, sous une masse de cartes d'identité et de sauf-conduits, une lettre jaunie datée du 24 octobre 1956. C'est l'histoire de Julia. Quand tu la connaîtras, tu n'auras plus peur de rien. »
Résumé : " Populisme ", " néolibéralisme ", " nationalisme " : les mots se bousculent et pourtant l'insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l'objet de diagnostics récurrents. Mais c'est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l'inquiétude. Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l'année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l'auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée " faiblesse des démocraties "), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L'abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre, il n'entonne pas non plus le couplet attendu du " retour des années 30 ". Il fait le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-il tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. " Récidive ", c'est le nom d'une errance dans un passé que l'auteur croyait clôt. C'est aussi le risque d'une nouvelle défaite.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Résumé : Le problème, c'est l'obéissance. Ce monde va de travers, à tel point que lui désobéir devrait être une urgence partagée et brillante : d'où vient donc notre docilité ? Conformisme social, soumission économique, respect des autorités, consentement républicain ? Pour Frédéric Gros, c'est en repérant les styles d'obéissance qu'on se donne les moyens d'inventer de nouvelles formes de désobéissance. Sous sa plume, la pensée philosophique, en même temps qu'elle nous enjoint de ne jamais céder aux évidences, nous fait retrouver le sens de la responsabilité politique. A l'heure où les décisions des experts se présentent comme le résultat de statistiques glacées et de calculs anonymes, désobéir devient une affirmation d'humanité.
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.