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Pour Luky
Delsaux Aurélien
NOIR BLANC
18,00 €
Épuisé
EAN :9782882506139
Pour Luky, c'est une année scolaire dans la vie de Luky, Abdoul et Diego, trois adolescents d'une petite ville de province. Comme un talisman face au vacarme de la vie qui donne le vertige, Abdoul, le philosophe de la bande, nous livre le récit d'une fraternité choisie. "Un roman extrêmement tendre, d'une rare tendresse, envers des personnages et un âge qu'on ne voit quasiment jamais dans la littérature française. C'est très beau, ce tableau de jeunes dans les périphéries, ces âmes perdues qui se cherchent. Il se passe beaucoup de choses dans ce livre, mais avec jamais une phrase de trop, avec peu de moyens mais tant de justesse. C'est d'une grande densité, d'une grande précision, et c'est ça qui rend la lecture nécessaire, touchante, vive". Sophie Divry "Les vies sous-jacentes, celles qui passent sous les radars, les mineures, les nouvelles, le roman doit les dire, c'est sa raison d'être. Et pour cela, tenter d'inventer chaque fois une langue qui le pourra. Voilà ce que fait Delsaux, vite, fort, il invente une langue qui est comme un couteau papillon, qui se plie et se replie sans cesse, virevolte et blesse pour finir". Nicolas Mathieu
L'Histoire mondiale de la course automobile établit un calendrier de tous les types d'épreuves, jour après jour, afin de ne rater aucun événement et de pouvoir expliquer l'origine et le développement de toutes les formules : course, Grand Prix, rallye, et des passionnants championnats américains. La compétition automobile est née bien avant l'invention de l'automobile. Celle-ci s'est faite en plusieurs étapes, de la fin du XVIIIe siècle à 1886, année où apparaissent les deux "prototypes à pétrole" de Daimler et de Benz, deux techniciens allemands qui ne se sont jamais rencontrés. Avant l'automobile, il y a eu le cycle, la vélocipédie et le cyclotourisme. C'est grâce à eux que se sont développés le tourisme individuel, ancêtre notamment du rallye, le sport mécanique (en circuit et sur la route), les fédérations et les clubs, les règlements et les formules de courses. Après une entrée en matière sérieuse mais sans prétention (le concours Paris-Rouen de 1894), nous sommes entrés dans le vif du sujet dès l'année suivante, avec la mise sur roues du Paris-Bordeaux-Paris (1 200 km en une seule étape !), un événement qui a nécessité la création d'un Comité de LA Course, celui-ci se transformant rapidement en Automobile Club qui se subdivisera à son tour en différents bureaux dont celui de la Commission sportive. Apparaissent bientôt les premières grandes épreuves comme le Paris-Amsterdam, le Tour de France, le Paris-Berlin, le Paris-Vienne et la Coupe Gordon-Bennett. Lors du tragique Paris-Madrid de 1903, des millions de gens sont sur le parcours, dès la nuit, pour saluer bruyamment les titans de la route. Le Circuit des Ardennes, première grande épreuve en circuit, voit le jour en Belgique en 1902. Enfin, l'année 1906 marque le déroulement du premier Grand Prix, le Grand Prix de l'ACF qui se dispute au Mans. Après le divorce entre les sports américain et européen en 1908, le désintérêt pour la compétition automobile s'installe, en faveur de l'aviation. Les Grands Prix renaissent en 1912, au moment où sont créés les 500 Miles d'Indianapolis, le Tourist Trophy, la Coupe et la Targa Florio, la Coupe des Alpes... Vient ensuite le Grand Prix de l'ACF de juillet 1914. Mercedes bat Peugeot, l'Allemagne bat la France. Le 4 août suivant, la Belgique est envahie, et les troupes allemandes foncent sur Paris.
Il en est des êtres humains comme des plantes, certains sols leur conviennent mieux que d'autres. Ce fut ce qui arriva à Denise Delsaux-Gindre lorsqu'elle fut transplantée de France en Tunisie. La beauté de la nature, la douceur du climat, la gentillesse des autochtones, la sécurité faisaient que, pour elle, vivre en Tunisie était très agréable et lui a laissé un inoubliable souvenir. Puis la guerre, que son père avait voulu fuir, la rattrapa. Combats, bombardements, privations, évacuation. Après les hostilités, trop jeune pour se poser certaines questions, elle fut étonnée quand elle apprit que l'on ne voulait plus des Français dans ce que l'on lui avait désigné être un Protectorat. Dans cet ouvrage elle relate les liens tissés entre elle et ses compatriotes avec des êtres humains différents par la couleur de leur peau, leur langage, leurs moeurs, leur religion et où, oubliés et même pour certains totalement ignorés, les combats qui eurent lieu durant la Seconde Guerre mondiale ont contribué à ramener la paix en Europe. Heureusement persiste un foyer de fraternité en l'Homme qui, même s'il n'obéit pas toujours à son élan, le pousse à transgresser pacifiquement ces frontières.
Corti Eugenio ; Lantieri Françoise ; Livi François
Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre. "On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier". (François Livi) "
Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas ? et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité. La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une " folie méthodique " pour l'écrire. On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers. Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est " la perfection des formes imprécises ". Au milieu du XVIIIe siècle, dans le royaume de Pologne et bientôt à travers toute l'Europe des Lumières, le singulier destin de Jakób Frank : mystique, habile politique, débauché, chef religieux ou charlatan, il fut pour les uns le Messie de la tradition juive, pour les autres un hérétique, ou pire, un traître. Pour conserver à son héros toute son ambiguïté, sa complexité et la polysémie de son apparition, la romancière a choisi de ne le montrer qu'à travers les yeux et les propos d'une foule de personnages de tout milieu et de toute condition. Cette épopée universelle sur l'appartenance, l'émancipation, la culture et le désir, est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l'oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu'elle soit religieuse ou philosophique.
Résumé : Mikhaïl Chichkine, qui s'était donné pour mission d'adapter le modernisme "à la Joyce" aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu'il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l'importance du mot ou le destin de l'écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d'oeuvre : c'est, selon Paul Nizon, l'hommage éblouissant d'un écrivain à un autre écrivain. Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l'appel de la littérature, l'exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de "sa" langue d'écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le "code" de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d'inspiration autant que ses obsessions.
Dans les premières décennies du XXe siècle, Shanghai est la Babylone de l'Extrême-Orient : elle attire de nombreux aventuriers, écrivains et artistes du monde entier pour son atmosphère de glamour et de fête. Emily Hahn, dite " Mickey ", est une célèbre journaliste du New Yorker. Après la crise de 1929, elle arrive à Shanghai et descend au somptueux Cathay Hotel ; elle est immédiatement emportée par le tourbillon mondain de la ville, croisant notamment Ernest Hemingway, Harold Acton, des aristocrates italiens et des officiers anglais. Mais c'est lorsqu'elle rencontre Zau Sinmay, un poète chinois issu d'une illustre famille, qu'elle découvre la véritable Shanghai : la ville des riches coloniaux, des agents triples, des fumeurs d'opium, des paysans déplacés depuis leurs provinces misérables, des réfugiés juifs et russes blancs. C'est grâce aux chroniques et aux reportages de Mickey que le public américain découvrira les réalités de la vie en Chine. Cependant, la brutale occupation japonaise détruira la Shanghai d'avant-guerre, et la Chine entrera dans une nouvelle période de son histoire.