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Le Temps des Médias N° 10, Printemps 2008 : Peopolisation et politique
Delporte Christian ; Dakhlia Jamil ; Lherault Mari
NOUVEAU MONDE
28,05 €
Épuisé
EAN :9782847363548
Le dixième numéro de la revue d'histoire, Le Temps des Médias, dirigée par Christian Delporte, directeur du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines et professeur à l'UVSQ, vient de paraître. Son dossier s'intitule : "Peopolisation et politique" . Depuis le début des années 2000, la notion de peopolisation est au coeur des débats sur la médiatisation de la politique en France. L'appellation est à la mode mais les deux phénomènes qu'elle désigne - mise en vedette des responsables politiques et étalage de leur vie privée - sont-ils pour autant inédits ? Dépassant la simple polémique, le n°10 du Temps des médias met en perspective la peopolisation politique dans différents contextes historiques et/ou géographiques, et sous plusieurs éclairages disciplinaires : histoire, science politique, sociologie, narratologie et sciences de l'information et de la communication. De Marie-Antoinette à Nicolas Sarkozy, en passant par Guillaume II et John Fitzgerald Kennedy, ce numéro permet ainsi de mieux comprendre les conditions historiques mais également les formes médiatiques et les enjeux des entrecroisements entre spectacle, politique et vie privée.
En France, les grands hommes, ceux que l'Histoire retient, sont ceux qui tombent et se relèvent. Notre vision héroïque du pouvoir, héritée des grandes épopées nationales - à commencer par celle des Cent-Jours -, nous fait admirer les hommes politiques indestructibles: ceux qui, vaincus, abandonnés, au fond du trou, trouvent en eux l'énergie pour se relever, partir à la reconquête et prendre une revanche d'autant plus triomphale. Voici donc, de Napoléon à Sarkozy, en passant par de Gaulle, Mitterrand, Balkany, Juppé, Rocard, Aubry et quelques autres, un tableau de ces personnalités qui, alors qu'elles semblaient "finies", reviennent sur le devant de la scène. Du départ honteux en solitaire au retour glorieux du "rassembleur", le come-back en politique présente autant d'étapes stratégiques à ne pas manquer que de pièges à éviter. Ce livre, manuel indispensable à toute traversée du désert, en dresse un inventaire des plus éclairants et se révélera tout aussi précieux à ceux qui piaffent de retrouver l'arène qu'à ceux, mi-amusés, mi-inquiets, qui souhaitent en décrypter les lois.
Le 10 mars 1918, le Syndicat des journalistes est officiellement créé pour structurer la profession et lui donner un véritable statut. Unis par une certaine idée de la République, les professionnels rédigent, quelques mois plus tard, la Charte des devoirs du journaliste qui définit les principes déontologiques du métier. Dans les années 1930, le syndicat devient national et engrange les conquêtes sociales, jusqu'à obtenir le vote de la loi de 1935. La profession, ses avantages sociaux et sa clause de conscience sont enfin reconnus comme tels. Au gré des époques, le SNJ s'étoffe, progresse et se refonde. Il obtient en 1956 un accord de convention collective, complété au fur et à mesure des luttes. De mai 68 à Charlie, de la précarité des pigistes à l'expansion du numérique, il tente sans relâche de réajuster les équilibres sur lesquels s'est construite la profession.
Vous n'avez pas, M. Mitterrand, le monopole du coeur!","Vous êtes devenu l'homme du passif", "Dans les yeux, je leconteste"... Si ces répliques fameuses appartiennent à notremémoire collective, c'est qu'elles ont été prononcées devantles caméras et entendues par des millions de téléspectateurs:la vie politique, sous la Ve République, se joue à la télévision.A travers les grands débats rassemblés ici, c'est ainsi toutel'histoire politique des cinquante dernières années qui s'offreau lecteur. II y retrouvera les grands tribuns, de GeorgesMarchais à, Jean-Marie Le Pen en passant par Pierre MendèsFrance, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ou FrançoisHollande, se livrant à des joutes verbales tantôt grandioses,tantôt dérisoires; il reconnaîtra les thèmes qui ont agité laFrance et soulevé les passions: Mai 68, le traité de Maastricht,mais aussi l'énergie nucléaire, le chômage, l'immigration...Lire aujourd'hui ces échanges, c'est retrouver la puissanced'une parole quasi théâtrale et les émotions d'une histoire quis'écrit en direct; c'est toucher du doigt comment la télévision,avec ses codes et ses exigences, a modifié notre façon de fairede la politique; c'est enfin revivre, à quelques années dedistance, ces grands moments qui ont fait l'opinion.
Les Allemands parlent de langue de béton, les Chinois de langue de plomb, les Cubains du tac-tac... Quel que soit le nom coloré qui la désigne, la langue de bois prospère sous toutes les latitudes. Comme si elle était devenue, à nos yeux fatigués, l'expression même de la politique. Courte vue: La langue de bois a bel et bien une histoire, que Christian Delporte fait commencer en 1789: avec la Révolution française, pour la première fois, les mots deviennent infâmes ou nobles indépendamment de leur sens, suscitant un art oratoire magnifique d'ennui. En URSS, en Allemagne nazie comme dans les démocraties populaires, la langue de bois connaît (les développements virtuoses, avec des variantes très efficaces en Afrique et au Maghreb. Quel que soit le régime politique, elle s'épanouit particulièrement en temps de guerre: de Napoléon à George Bush, en passant par 14-18 et les "événements" d'Algérie, le bourrage de crânes recourt aux mêmes techniques pour voiler une défaite ou déguiser une retraite en victoire. Et en période de crise, la langue de bois sait déployer des ressources insoupçonnées pour tourner autour du pot, qu'elle invite pudiquement à la rigueur ou claironne la sortie du tunnel. Sa dernière invention, qui fera date, c'est le parler-vrai: la langue de bois finira bien par nous persuader qu'elle est morte, tant nos politiques font d'efforts pour parler aujourd'hui, disent-ils, comme tout le monde...
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.
Pervers impuissant ? Sadomasochiste ? Tyran narcissique ? Homosexuel refoulé comme l'avancent certains historiens ? Que sait-on au juste de la vie sentimentale d'un homme responsable de la mort de millions d'autres ? Et que peut-elle nous apprendre sur son rouvre de destruction ? Ainsi, ses relations avec sa camarade de parti Jenny Haug, puis avec Friedelind Wagner. Unity Mitford ou Maria Reiter visaient-elles seulement le commerce intime ? Quant à Winifred Wagner et Leni Riefenstahl. à défaut de lui avoir apporté la plénitude amoureuse, n'auront-elles pas contribue à son ascension en répondant à son dévorant besoin d'admiration De la passion funeste d'Hitler pour sa nièce Geli Raubal. poussée au suicide à 23 ans, à son mariage tardif avec Eva Braun. François Delpla autopsie une vie amoureuse qui aurait pu être très ordinaire si elle n'avait été si chaste. Il étudie ces relations tantôt séparément tantôt simultanément, sans jamais omettre leur contexte politique.
Il est impossible de concevoir l'étude de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer l'affrontement germano-soviétique, conflit de tous les superlatifs : immensité des espaces russes, climat extrême, masses humaines et matérielles inouïes, destructions et massacres de civils à grande échelle, combat entre les deux grandes idéologies totalitaires du XXe siècle. Les historiens occidentaux ont longtemps présenté la guerre à l'Est du seul point de vue allemand. Aujourd'hui, la plupart des analyses ont été battues en brèche grâce à l'ouverture des archives soviétiques. A travers l'étude de la planification et de l'exécution des opérations, le lecteur trouvera des considérations économiques, politiques et diplomatiques. Car il s'agit d'écrire une nouvelle histoire de ce conflit en inscrivant des problématiques issues des sciences humaines dans le champ de l'histoire militaire. Les grandes opérations allemandes et soviétiques sont ici analysées en détail : l'opération Barbarossa, l'opération Blau qui mène les Allemands à Stalingrad, l'opération Uranus qui enferme la 6e armée allemande dans Stalingrad, la bataille de Koursk. On trouvera enfin une description de l'art militaire soviétique, longtemps minoré par l'historiographie occidentale, et qui a pourtant permis à l'Armée rouge de terrasser la Wehrmacht.
Le 9 novembre 1991, Yves Montand s'éclipsait pour toujours. Pourtant, dans ces pages, c'est bien lui qui parle, ce sont ses mots qui nous emportent. Recueil inédit de quarante confidences, entretiens et déclarations, Montand par Montand raconte cinquante ans d'une incroyable carrière, depuis ses premiers pas sur scène à Marseille jusqu'à son ultime rôle et ses derniers combats. Le lecteur (re)découvrira la poésie, la verve unique, la lucidité et la sincérité de ce génie du music-hall devenu monstre sacré du cinéma, cet artiste hors norme qui fut aussi un insatiable militant de la liberté. L'usine et le music-hall, Piaf et Prévert, Les Feuilles mortes et Le Salaire de la peur, le socialisme à l'Est et l'Amérique de Marilyn, L'Aveu et La Folie des grandeurs, Schneider, Deneuve, Sautet, Berri, le Papet, son fils Valentin... et, bien sûr, Simone Signoret : Yves Montand se révèle, s'explique, s'amuse, s'emporte, interpelle au rythme de ses succès et de ses doutes, de ses passions et de ses désillusions. A travers ses paroles sur la chanson et le cinéma, les sentiments ou la politique, Montand revient un instant parmi nous. Et on se rend compte combien il est actuel, combien aujourd'hui ses propos nous font défaut. Alors, écoutons-le...