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Montoire. Les premiers jours de la collaboration
Delpla François ; Masson Philippe
ALBIN MICHEL
26,05 €
Épuisé
EAN :9782226084880
Le 24 octobre 1940, dans la petite gare de Montoire sur le Loir, Pétain et Hitler se saluent d?une poignée de main devant le train blindé du führer à l?intérieur duquel ils vont avoir une conversation d?une heure et demi? Cette entrevue qui, quatre mois après la signature de l?armistice, inaugure la politique de collaboration, est passée dans l?histoire et a été citée un nombre incalculable de fois sans jamais faire l?objet d?une étude approfondie et systématique. Historien spécialisé de cette période, François Delpla ouvre le dossier de Montoire en utilisant des documents jusqu?alors peu exploités et cherche à dégager les motivations des deux protagonistes en dehors des clichés trop souvent retenus. La France est sous le coup d?une écrasante défaite. Trois mois auparavant s?est produite l?attaque anglaise contre la flotte française de Mers el-Kébir. Pour Pétain, l?entrevue de Montoire qu?il a sollicitée doit permettre un adoucissement des très lourdes conditions de l?armistice, mais l?auteur estime qu?Hitler fut le seul bénéficiaire d?une opération de propagande au moment où, assuré des bonnes dispositions de la France et de l?Espagne, il voulait étendre le champ de ses victoires.
Résumé : Que s'est-il vraiment passé en ce 18 juin 1940 ? Certes, un grand nombre d'ouvrages ont été consacrés à la conjoncture politico-militaire qui entourait l'allocution radiodiffusée du général de Gaulle, mais aucun, à ce jour, ne s'était attaché, comme celui-ci, à l'étonnante histoire secrète du texte de cette allocution. Sous les yeux ébahis du lecteur, voilà en effet un texte qui n'en finit pas de se métamorphoser. La version que nous connaissons n'apparaît pas avant le 15 août. La plus fidèle aux intentions du Général date probablement du 16 juin. Le 18, il en circule au moins cinq. La radio en diffuse une, les journaux français une autre, et les journaux anglais une troisième. Quelle est donc la vérité promise par ce texte fondateur de la France Libre ? François Delpla, loin de se borner à la critique textuelle, montre ici que ces variations résultent, en fait, du choc de trois volontés : celle de De Gaulle, de Churchill et de Halifax, le ministre des Affaires étrangères. Le premier veut, d'emblée, incarner la France et disqualifier Pétain. Le second cherche surtout des arguments pour continuer la guerre, à laquelle le troisième souhaiterait mettre un terme. On s'avise aussi, en chemin, que les acteurs de cette journée se sont livrés à une véritable course contre la montre : De Gaulle veut parler avant Pétain, mais il est devancé. De surcroît, il doit se battre pour faire passer son message et n'y parvient véritablement que dans son allocution du 2 juillet. Au lieu d'un simple discours, on découvre alors un processus qui s'étale sur deux semaines. Et c'est ce processus, si lourd de conséquences, qui est ici revisité. Le passé, lui aussi, est rempli de surprises.
Pourquoi rapprocher ici Churchill et Hitler? Parce que tout, ou presque, reste à dire sur le choc de ces deux grandes figures de l'histoire du XXe siècle, deux chefs de guerre qui vont se jauger et s'opposer au cours du deuxième conflit mondial. D'un côté, le nazisme, unique, folie hitlérienne, qui engendre une incroyable sauvagerie. De l'autre, Churchill qui, en analyste perçant des maladies politiques, se rend vite compte de la psychose paranoïaque du dictateur allemand et sonne constamment l'alarme. Hitler comprend vite où est son ennemi inébranlable... S'engage alors un duel hors du commun, et le monde paiera au prix fort la solitude dans laquelle il a laissé l'Anglais déjà traité de "Vieux Lion".
Résumé : S'il ne fait plus aucun doute que le régime de Vichy était demandeur d'une collaboration avec l'occupant, l'implication personnelle de Hitler dans cette relation a été largement occultée par tes historiens. Or, comme le prouvent ses "Propos", il était obsédé par cette France vaincue rapidement. Une conquête encombrante mais dont il avait un besoin vital pour nourrir l'effort de guerre allemand : il s'agissait de la contrôler avec peu de personnel, de la mettre au travail et de la piller, en tendant la corde à l'extrême sans la casser. Biographe de Hitler, François Delpta se concentre ici sur la relation particulière entre les deux hommes, détaillant le rôle paradoxal du Führer dans le maintien de Pétain, contre vents et marées, le maréchal s'étant mué en professeur de résignation. La correspondance de Hitler avec le maréchal, les comptes rendus de ses rencontres avec lui, Laval et Darlan, les directives données à Abetz et à d'autres intermédiaires sont passés au crible à partir de sources en grande partie nouvelles. L'auteur les inscrit dans une perspective de longue durée en considérant la place de la France dans le projet nazi et les moyens mis en oeuvre dès 1933 pour la soumettre définitivement. Quant à Pétain, plus soucieux d'honneur et d'intérêt national qu'on ne le dit parfois, il se débat avec impuissance dans les pièges et les ruses d'un homme à tous égards plus fort que lui. Une vision scientifique renouvelée non seulement de la France des "années noires", mais de Hitler et du IIIe Reich.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.