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La mort de Mallarmé. Echos français et étrangers
Delpirou Dominique
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9791023105384
Le croirait-on ? La mort de Mallarmé, le 9 septembre 1898, a occupé dans la presse une place plus importante que l'assassinat, le lendemain, de l'impératrice d'Autriche. Alors que Sissi fait la une des journaux pendant quelques jours, la disparition du poète suscite, en province comme à Paris, en France comme à l'étranger, de très nombreuses réactions qui se prolongent, en s'espaçant, jusqu'au premier anniversaire de sa mort. Ces nécrologies et études de fond, dont beaucoup étaient encore inédites, notamment celles d'auteurs étrangers, sont pour la première fois réunies. De ces témoignages se dégage une image contrastée de Mallarmé. La vision d'un poète obscur, décadent, retranché du monde et parfait représentant de l'ancienne école, est toujours dominante, mais celles d'un homme ouvert sur son temps et d'un défricheur de nouveaux horizons commencent à s'affirmer. Et si nombreux sont ceux qui doutent de la destinée posthume de l'oeuvre, il en est de plus lucides qui reconnaissent dans le rêve d'art de Mallarmé "un admirable pressentiment".
Eh, salut mon pays ! - Comment vas-tu, "Gascon l'Ami du Trait" ? - Bien, qui est ton voisin ? - Ah, c'est un lapin !" Où sommes-nous ? Chez les compagnons ! Nous sommes dans un siège, une "chambre", une "cayenne". Les compagnons du tour de France existent depuis le Moyen Age et, même si de nos jours ils ne font plus la route à pied, ils perpétuent une tradition, un savoir-faire et surtout un état d'esprit. Dans l'imaginaire collectif, ils sont les bâtisseurs de nos cathédrales, les créateurs de réseaux de passages secrets, des artisans en quête d'un idéal esthétique et architectural. Le texte vivant et enlevé de Dominique Delpiroux nous plonge au coeur du monde des compagnons des métiers du bâtiment. Nous les suivons tout au long de leur formation et de leur travail pour écouter leur passion, découvrir leurs rites et leurs coutumes. Au fil du reportage photographique d'Alain Félix, Dominique Delpiroux et Laurent Bastard nous guident pour mieux comprendre le chemin de vie qui est le leur.
Résumé : En mars 2000, l'Association nationale des institutions financières colombiennes publie " L'économie de la cocaïne : une clé pour comprendre la Colombie ", rapport révélant que la narco-économie (toutes drogues confondues) colombienne atteignait en 1999 un chiffre d'affaires de 300 milliards de FF, soit 56 % du PIB de ce pays. Principaux bénéficiaires de cette manne colossale : les cartels colombiens. En février 2000, le chef de la police de l'importante ville-frontière mexicaine qu'est Tijuana est abattu en pleine rue par des hommes surgis de trois voitures et lourdement armés. Les coupables ? Des tueurs à gages d'un cartel mexicain. Industrie lourde (464 tonnes de cocaïne exportées de Colombie en 1999, 135 000 hectares plantés en coca, pavot et cannabis), milliards de dollars et incroyable sauvagerie : les cartels de la drogue sont célèbres, mais finalement mal connus. Pour la première fois, au-delà de l'anecdote, de l'histoire de tel ou tel individu pittoresque, deux experts radiographient la forme criminelle originale qu'est le cartel de la drogue latino-américain : origine du mot, organisation, évolutions, chiffres clés, etc.
Dans la mythologie grecque, une catábasis était, le plus souvent, une descente aux enfers. Le recueil de proses poétiques de Lucía Estrada, qui porte ce titre, est une exploration des mondes souterrains de l'être jusqu'aux confins du langage, un creusement vertigineux des mots et des rythmes, une expérience poétique vitale.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.