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L'homme sans passé. Freud et la tragédie historique
Delpech Thérèse
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246788645
Freud a exprimé la tragédie d'une époque où le passé subit de tels coups de boutoir politiques, familiaux et religieux qu'il explose littéralement. La perte de tous les repères de la tradition a pour conséquence de livrer l'intériorité à d'innombrables labyrinthes, dont l'analyse tente d'éclairer les abymes. Freud, l'homme sans passé, consacre paradoxalement toute sa vie à la réminiscence comme traitement des troubles psychiques. Il cherche souvent dans les ?uvres littéraires une confirmation de ses thèses. C'est le cas du grand roman du parricide, Les Frères Karamazov, comme du dernier roman lu à Londres avant sa mort, La Peau de chagrin, où le suicide du héros est lié à l'absence d'héritage matériel et moral. La Gradiva, très attentivement commenté par Freud, livre une des clefs de son silence sur les femmes. Enfin, dans Le Roi des Aulnes, et L'Homme au sable, le clivage entre le père protecteur et le père destructeur prend une dimension terrifiante.
Résumé : "J?ai été et je suis la femme d?une figure marquante de la chanson française. Mais je ne me suis jamais sentie "femme de". Seulement moi. Justement moi. J?ai existé à ses côtés, avec et pour lui, mais pour moi et par moi également. Les choses ont pris une tournure pour le moins spéciale lorsque mon don s?est invité de plus en plus fréquemment dans ma vie. Un don fulgurant, envahissant, contraignant et merveilleux. Un cadeau, empoisonné parfois, qui me dépasse moi-même. J?ai tu ce don publiquement jusqu?alors. Un faisceau de conjonctures, heureuses et malheureuses, m?a décidé à parler. Aujourd?hui, j?ai l?ambition de faire rêver d?un ailleurs, d?une possibilité de paradis".
En 1905, avec la guerre russo-japonaise, la première révolution russe et la crise de Tanger entre la France et l'Allemagne, de nombreux signaux annonçaient l'orage que seuls quelques observateurs perspicaces ont vu venir : la guerre de 1914-18, qui portait elle-même en germe la nuée de 1939-45. En avons-nous vraiment fini avec le siècle des grandes catastrophes et des totalitarismes? En 2005, le Moyen-Orient et peut-être surtout l'Extrême Orient sont de bons candidats pour de nouvelles catastrophes historiques. Qui a suivi de près les péripéties de la saga nucléaire iranienne, le chantage nord-coréen, l'extrême tension dans le détroit de Taïwan (l'accord de défense entre Taïwan et les Etats-Unis transformerait la confrontation entre les deux Chine en conflit mondial, faisant de Taïwan l'Alsace-Lorraine du XXIème siècle), l'hostilité sino-japonaise, comprend que le péril nucléaire est aujourd'hui plus divers et peut-être plus réel encore que pendant la guerre froide. Pendant que bouillonnent ces chaudrons, l'Europe, fatiguée de courir le monde et tentée par une sortie de l'Histoire, cultive le romantisme niais de la fin des grands conflits. L'Europe n'est plus un modèle pour le monde. Sa conscience est troublée, son esprit craintif et sa politique introvertie. Quant à la France, sa position vis-à-vis de la Russie sur le dossier tchétchène et envers la Chine sur le dossier de Taïwan cumule tous les inconvénients: en préférant la honte et la guerre, elle pourrait finir par avoir l'une et l'autre ! Opposer éthique et Realpolitik est artificiel : on peut être à la fois immoral et suicidaire... 'Peut-être ne vous intéressez-vous pas à la guerre, mais elle s'intéresse à vous' (Trotsky): Quelles idées méritent encore que nos sociétés post-héroïques prennent des risques pour les défendre? Telle est la question de fond auquel cet ouvrage passionnant apporte des éléments de réponse.
Michel est parti dans la lumière blanche. Cette maladie qui devait l'emporter, Geneviève, son épouse, l'avait vue. Comme tant d'autres flashs, visites, présages, car depuis l'enfance elle possède le don... Geneviève "voit" des choses invisibles. Confrontée à l'absence de l'amour de sa vie, elle en accueille les signes, en perçoit les messages. Un vol d'oies sauvages, quelques mots qu'il lui souffle, le soir, près des étangs... Il était son harmonie. Elle le retrouve et ils se parlent, malgré la mort...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.