Plein ciel, pleine nature, une autre Alsace. Celle des Hautes-Vosges du Haut-Rhin, ici impressionnantes par leurs escarpements, là doucement montueuses. Celle des Ballons et des hautes-chaumes, d'une immense forêt, des sentiers de randonnée et des transhumances. Une Haute-Alsace qui a double vue, à l'est sur l'univers rhénan, à l'ouest sur les Vosges lorraines où ses troupeaux trouvèrent longtemps pâture. Les lignes bleues de son lointain? celles de la Forêt-Noire, des Alpes suisses, du Jura. Ce livre imagé, documenté, fait découvrir ou redécouvrir les Vosges granitiques du "68", de la Liepvrette, de la Weiss, de la Fecht, de la Thur et de la Doller, des eaux vives et des lacs, des crêtes et des vallons. Elles ont des particularités géologiques et géographiques marquées, mais aussi humaines. Ce sont celles des Fermes-Auberges tout à fait paysannes et tout à fait accueillantes, qui s'imposent une charte contraignante et la revendiquent. Les fermes d'éleveurs de montagne, pour la plupart "trayeurs" (ce que signifie "marcaire"), pour la plupart fromagers et faisant redécouvrir le munster, valorisant leurs produits et ceux de leurs voisins, leur crème, leur fromage blanc, parfois leurs fruits. Et, toujours, une viande succulente, bovine avant tout, celle aussi des porcs nourris au petit lait près de l'étable. Des éleveurs cueilleurs de myrtilles en leur saison, qui ont affiné leurs dons pour une cuisine typée, toujours généreuse. Jacques-Louis Delpal terminait ce livre, textes et photos, au moment où la très sélective association des Fermiers-Aubergistes du Haut-Rhin fêtait ses quarante ans. Cet album des saveurs et de tous les verts montre des paysages divers, de Sainte-Marie-aux-Mines à l'approche du Sundgau, évoque moraines et prairies d'estive, est peuplé de vaches vosgiennes aussi symboliques que les cigognes, de troupeaux, développe les panoramas. Surtout, il donne aux gens la place d'honneur: les éleveurs, les agricultrices chez qui on s'attable et qui régalent sont tous des paysans de montagne à qui cette montagne doit beaucoup. Delpal conte l'histoire ancestrale et le présent des marcaires et des agriculteurs qui ont Fait le paysage et le maintiennent, aiment un beau pays où la vie est rude. Evitant les poncifs, ne multipliant les anecdotes que fondées, il s'est entretenu avec eux, pendant la traite, à l'auberge après le service, parfois dans la cuisine ou dans la fromagerie, dans les chaumes, à la "ferme d'en bas". Cet auteur "très géographe et bon gastronome" dont l'illustre Germain Muller relut et préfaça les premières enquêtes touristiques, prouve à nouveau qu'il est fin connaisseur des univers de toute l'Alsace, traditionnelle et réelle, à laquelle il a consacré des ouvrages de référence, d'innombrables articles "papier" et "internet". Pour en savoir plus sur lui et sa bibliographie, pas seulement alsacienne, il suffit d'interroger le web
Nicolas s'enferme dans son bureau, un jour de grande colère, et disparaît aux yeux de tous. Transparent, plus personne ne le remarque... Comment faire pour être à nouveau visible?
Résumé : Pour éviter de longs trajets entre l'école et la maison, Laura va s'installer chez sa grand-tante. Très vite, elle est intriguée par la vieille demeure. Elle surprend des bruits étranges... Pourquoi la chambre rose est-elle toujours fermée à clef ? Quel secret sa grand-tante cherche-t-elle à dissimuler ? Laura est bien décidée à résoudre ce mystère et à découvrir ce qui se cache derrière la porte...
Noria a les yeux et les cheveux noirs, la peau mate, et son prénom est synonyme de désert et d'eau claire. Mais qui d'autre porte ce prénom qu'elle voit tagué dans le métro? Serait-ce un signe de son père, qu'elle ne connaît pas, qu'elle n'a plus vu depuis que sa mère l'a emmenée toute petite loin de lui? Deux nouvelles du temps présent, où des adolescents sont en quête de leur identité.
Lakdar a treize ans. Il vend de l'eau fraîche aux soldats français quand ils passent en train. Ce jour-là, il part malgré lui avec le convoi et les militaires. C'est ainsi qu'il découvre la guerre d'Algérie...
Né le 25 Juillet 1918, alors que la Lorraine et l'Alsace sont allemandes, Jean BINZ devient français après le 11 novembre 1918. En 1942 il redevient par les hasards de l'Histoire, allemand, avant d'être à nouveau, en 1945, français pour de bon ! Il aura vécu entre-temps une aventure relativement peu connue en dehors des départements du Nord-Est, celle des "Malgré-Nous" enrôlés de force dans une armée qui n'était pas la leur. Les nombreuses rencontres, en Hongrie notamment, les échanges fructueux avec les habitants, les relations fraternelles avec les camarades "Malgré-Nous" qu'il a sous ses ordres... et puis l'accident grave qui le ramènera en France, après bien des vicissitudes, tout cela nous est raconté avec vivacité, drôlerie et émotion. Ce vécu a contribué à faire naître quelques années après, "l'Owé-O-Génie, dont Jean Binz est le concepteur et qui apporte depuis ses bienfaits à de nombreux malades.
Il y a si longtemps. C'est un monde perdu, disparu, effacé, oublié. Ai-je été si petite? Et faut-il seulement se souvenir. Mon histoire commence en 1939, à la déclaration de la guerre... Mon enfance va durer jusqu'en 1947, jusqu'au début des années d'école au Collège de Barr. Elle va se dérouler toute entière dans ces deux maisons, ce jardin, ces prés, cette forêt. Truttenhausen. Ma mère, ma grand-mère. Elles s'appelaient Marguerite." Dans son livre, à la fois tendre et nostalgique, Christiane de Turckheim raconte son enfance alsacienne durant la guerre 39-45 où les deux maisons se transforment en Arche de Noé. La noblesse alsacienne, la force de caractère de deux femmes, le souvenir des angoisses et des joies de l'enfance, tout cela écrit avec beaucoup de charme et d'élégance, fait que Evrard et Marguerite est un livre différent. Livres et fleurs; avec cela on peut vivre écrit Christiane de Turckheim. Evrard et Marguerite est un bouquet de mots
Sacralisée ou diabolisée, l'immigration est un sujet qui suscite de nombreux débats et passions. L'auteur tente de présenter cette problématique sans préjugé en se basant sur des données vérifiées. En guise de conclusion, il démontre qu'une véritable coopération avec les pays en développement, allant bien au-delà des simples accords relatifs à la réadmission dans leur pays des migrants illégaux, est la solution qui peut résoudre la crise migratoire et renforcer les liens de la France avec ces pays. Les aides aux retours volontaires et à la réinsertion seraient certainement le moyen le plus pertinent pour apporter une réponse aux étrangers non régularisés sur notre territoire, surtout si ces dernières pouvaient être associées à une aide au développement bien ciblée. Mais rien ne pourra être entrepris sans une bonne gouvernance de ces pays.
L'étude des arts et traditions populaires telle que nous l'entendons aujourd'hui a pris son essor avec le romantisme. En Alsace, elle débuta sur une grande échelle avec les frères Adolphe et surtout Auguste Stoeber. Mais eux-mêmes avaient hérité de leur père Ehrenfried le goût pour la poésie dialectale et l'amour du patrimoine culturel régional. Tout le monde est d'accord pour saluer en eux les initiateurs de la recherche en matière de folklore en Alsace. Pourtant, si on les copie allègrement, on les connaît mal. Le présent ouvrage se propose donc de suivre ces trois chercheurs dans leur quête multiforme, de voir dans quel contexte historique et social ils s'inscrivent, quelles influences ils ont subies, comment ils ont trouvé leur place entre religion, histoire, littérature, ethnographie, mythologie, politique et idéologie, selon quelles méthodes ils ont travaillé, quel impact ils ont eu et qui furent leurs successeurs. Selon le principe "ce qui vient du peuple doit retourner au peuple", leur oeuvre n'était pas destinée uniquement au monde savant, mais aussi à la population dans son ensemble.