Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sociologie historique du politique. 2e édition
Déloye Yves
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707139542
Sciences humaines. " Un ouvrage clair et synthétique qui présente tous les traits de l'ouvrage de référence sinon fondateur. " Revue française de science politique. " Une première synthèse des apports de la sociologie historique du politique. [...] Les qualités de synthèse de cet ouvrage permettent d'illustrer les démarches, les échanges et les conflits de plus de 200 auteurs. " Choisir, CNDP. " Bien structuré, rédigé dans un style clair et incisif, se gardant de tout jargon inutile, le livre d'Yves Déloye constitue un ouvrage d'initiation à la science politique pour tous les élèves qui ont choisi cette option en première ES. De nombreux encadrés permettent de faire le point sur les principales approches théoriques évoquées dans le corps du développement, des tableaux synoptiques synthétisent les processus et les composantes de la démocratie moderne tandis qu'une bibliographie très complète permettra à l'étudiant plus avancé d'approfondir telle ou telle question. " Vingtième Siècle. " Petit livre qui réunit la précision des exemples et le courage du manifeste, le "Repères" proposé par Yves Déloye est un plaidoyer ferme et mesuré en faveur d'un dialogue renoué entre la sociologie politique et l'histoire. "
Une riche chronique bibliographique fait la part belle à l'actualité éditoriale en science politique dans cette livraison de printemps. En varia, ce numéro comporte une étude sur les spécificités familiales de l'engagement politique et électoral au Front national ainsi que trois textes, respectivement consacrés aux processus de transfert dans l'analyse des politiques publiques en Amérique latine, à l'usage du référendum en France et aux raisons de l'action collective en période de crise économique.
Une conviction forte anime les auteur. es mobilisé. es par le dossier thématique de ce numéro : la manière dont les systèmes politiques, les institutions publiques et leurs actes de gouvernement sont pensés, décrits, théorisés et justifiés contribue très concrètement à leur institutionnalisation et à l'effectivité de leur pouvoir. Appliqué à l'ordre politique européen, un tel programme scientifique oblige à repenser à nouveau frais la mise en forme archivistique de la construction communautaire. C'est donc la production de savoirs de gouvernement spécifiques qui est au coeur de ce dossier sur l'Archive européenne. Une chronique bibliographique Varia complète ce premier numéro de l'année.
Faire de la politique et/ou vivre de la politique ? Cette problématique aux accents wébériens a fait l'objet de nombreux développements depuis l'émergence historique d'une professionnalisation de l'activité politique. En revenant à nouveaux frais sur une question classique de la discipline, l'indemnisation des élus, ce numéro entend contribuer au débat public sur les fondements financiers des démocraties contemporaines. Une chronique bibliographique consacrée au genre en politique complète cette première livraison de l'année.
Résumé : Quels sont les facteurs et les processus qui ont déterminé le succès de l'Etat moderne comme forme de domination politique centralisée ? Qu'est-ce qu'une nation ? Comment la conscience d'appartenir à cette " communauté imaginaire " que constitue l'Etat-nation a-t-elle émergé en Europe ? Comment les Français sont-ils devenus électeurs ? Quels sont les visages de la politisation ? Quelle est la pertinence des clivages électoraux nés dans le passé ? A l'ensemble de ces questions, la sociologie historique du politique apporte des réponses fondées sur une conviction forte : seule la prise en compte du passé des relations sociales et politiques permet de comprendre l'histoire présente. En redécouvrant l'histoire, la sociologie politique entend construire une histoire sociale du politique pour dégager les dynamiques qui donnent sens et cohérence à la vie politique ; elle entend aussi édifier une histoire politique du social apte à identifier l'empreinte profonde du politique sur le social.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.