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Félix Marant-Boissauveur (1821-1900). Album breton
Delouche Denise ; Guigon Philippe ; Boulaire Alain
PU RENNES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782753556669
Curieux destin pour cet album de dessins publié plus de cent ans après la mort de son auteur par les Presses Universitaires de Rennes qui joue ici un peu le rôle d'exécuteur testamentaire en nous conduisant dans les traces de ce jeune écrivain de marine, habile dessinateur qui croque la Bretagne pittoresque du milieu du XIXe siècle avec un il d'ethnographe. Les meilleurs spécialistes du costume, de l'architecture, du croquis et des peintres de la Bretagne mènent l'enquête et suivent pas à pas Félix Marant-Boissauveur. Ces auteurs ont pris le parti de mettre en récit les dessins en les commentant à l'aune de leurs savoirs érudits. Ils suivent des pistes qui les conduisent parfois à des impasses, renouvellent et poussent toujours plus loin leurs hypothèses, tissent des liens entre les lieux, suggèrent des rencontres probables, possibles ou manquées. Outre la découverte des dessins et la qualité des commentaires des experts, la justesse des contenus donne tout son intérêt à l'ouvrage.
De son enfance bretonne, Méheut gardera le goût de la terre et des scènes animées de la vie rurale. Au Japon, à Hawaii, il dessine grâce à la générosité d'un mécène. Rien ne peut altérer sa vocation qui va s'exprimer sur tous les fronts de la création. Méheut sillonnera la France, de la Bretagne à la Provence, en quête des gestes et des savoir-faire d'un monde dur à la tâche, dont les traditions ne vont pas tarder à disparaître. Les étapes de sa vie sont illustrées d''uvres et d'extraits de sa correspondance. Des documents souvent inédits qui apportent un éclairage définitif sur la personnalité de l'homme, sans oublier de replacer l'artiste en son temps. Chantre des hommes et de la nature, Méheut mérite de prendre place parmi les grands artistes du XXe siècle.
Résumé : Après le succès du dernier beau-livre consacré à Paul Bloas (éd Dialogues, 2013, 39 ?), l'artiste dévoile ici ses derniers "Géants" et ses "Méduses", oeuvres monumentales suspendues présentant ses personnages sur de multiples petites faïences. Le texte revient sur son parcours original, à l'appui de nombreux documents d'archives. Une centaine d'images en illustration, dans une maquette élégante et moderne, dont une majorité d'inédits. Prix de vente très accessible.
Il illustre la fascination du grand artiste Mathurin Méheut (1882-1958) pour le travail du textile, de l'Art Déco aux brodeurs bigoudens, en passant par les costumes traditionnels. Il s'initie très tôt aux techniques du filet brodé, du batik, conçoit robes et vêtements d'enfants, des cartons de tapisserie pour les Gobelins, des toiles de Rambouillet, un motif de tapis (perdu aujourd'hui) pour le paquebot "Liberté" en 1950, etc. Proche de la maison Le Minor, il dessine les ateliers, les derniers brodeurs traditionnels. Puis court les pardons et fêtes en Bretagne et croque en dessins et tableaux la diversité des coiffes et costumes. Riche d'illustrations pour certaines inédites, de pièces textiles exceptionnelles issues des meilleures collections, ce livre apporte un éclairage essentiel à l'oeuvre de Mathurin Méheut.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.