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Visconti. Le prince travesti
Delouche Dominique
HERMANN
24,70 €
Épuisé
EAN :9782705687199
On a souvent voulu me persuader que, de nature et d'éducation, j'étais foncièrement plus proche de Visconti que de Fellini, et je me suis posé la question: qu'en aurait-il été si, au lieu de rallier le Cirque Fellini, c'avait été l'écurie Visconti qui m'avait engagé? Je n'ai jamais su exactement par quel charme j'avais pu susciter l'intérêt, puis l'affection de Federico, mais je suis sûr que mon profil s'éloignait trop de celui des poulains du signor conte pour que je sois éligible dans son phalanstère. Si j'avais intégré sa légion d'or, j'aurais sans doute eu à regretter la molle sensualité tout orientale où baignaient les tournages du faro. De mes cinq «felliniennes années», j'ai le souvenir d'un apprentissage chaleureux du métier et de la vie. Visconti sera désormais pour moi l'artiste hautain qu'il faut se contenter de ne connaître que par son oeuvre: contradictions, travestissements, énigmes et aveux qu'il nous donne à déchiffrer, un peu comme le rébus de sa vie.Après avoir consacré un livre largement salué par la critique, Mes felliniennes années, au maestro, dont il fut l'assistant et le confident, Dominique Delouche brosse un portrait à la fois vibrant et intime du réalisateur de Senso, Mort à Venise et Le Guépard, que tout ou presque opposait à Fellini.Après avoir réalisé deux films-culte Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (1968) et L'Homme de désir (1971), Dominique Delouche s'est fait une réputation mondiale comme cinéaste de la danse (Chauviré, Balanchine, Robbins, Plissetskaï). On le connaît aussi comme metteur en scène, décorateur d'opéra et enfin comme écrivain: notamment un livre de souvenirs sur Fellini, Mes felliniennes années (2007), et un ouvrage sur Max Ophuls et Danielle Darrieux, Max et Danielle (2011).
Notre couple n'est superficiel qu'en superficie ". C'est ainsi que Madame de...s'entend définir sa vie conjugale par son mari. Mais le destin jette ses dés dans ce pacte fait d'hypocrisie et de concessions morales en y projetant un fauteur de trouble, l'amant, qui fait du film un triangle, base classique de la dramaturgie occidentale. De cette situation et à partir d'un roman à succès, Ophuls crée une uvre qui suscita un malentendu où la rigueur d'une architecture classique qui se réclame de la tragédie racinienne est masquée par une ornementation foisonnante qui relève du plus authentique rococo viennois. C'est ce même éparpillement de la forme qui perdit Ophuls dans Lola Montes, son chef d'uvre suivant, le dernier. Ici, le public se contenta pour son plaisir de stars populaires tournoyant dans le luxe et l'élégance. La critique, elle, fit la grimace. Peu à peu, les décennies passant, Madame de... réapparut dans sa pureté toute janséniste où le personnage de Danielle Darrieux, émergeant des faux-semblants et des miroitements mondains fait l'expérience progressive du renoncement et d'une mort à soi-même toute pascalienne.
Ce film où misère et luxe se côtoient illustre la transformation rapide de l'Italie. Sortant d'un sous-développement moral et économique qu'illustra Fellini lui-même dans sa période néoréaliste, l'Italie voit poindre son "miracle économique" avec une souplesse d'adaptation propre à son génie. Régionaliste et datée, cette oeuvre atteint l'universel par l'humanité de regard de son auteur et cette agilité psychologique à passer des rires aux larmes. Dans l'évolution du cinéaste, Les Nuits de Cabiria est un adieu à ce qu'on pourrait appeler la Trilogie de la Rédemption : La Strada, Les Vitelloni, Les Nuits de Cabiria. Fellini, jusqu'ici cinéaste-romancier, quittera la narration pour devenir, à partir de La Dolce Vita, cinéaste- peintre, illustrateur d'une société qu'il voue à l'Enfer.
Bérénice ! Reine légendaire, beauté fatale, héroïne de tragédie : aucune figure antique n'est à ce point célèbre et cependant méconnue. Femme ambitieuse dans un monde gouverné par les hommes, Juive, à une époque (le premier siècle de notre ère) où son peuple se révoltait contre Rome, Princesse fascinante qui régna sur le coeur de Titus avant d'être répudiée par la raison d'Etat : sa vie fut un extraordinaire roman. S'appuyant sur une documentation historique rigoureuse, Danielle Delouche nous introduit dans l'intimité de cette femme d'exception occultée par la tradition racinienne qui la cantonnait dans un rôle d'amoureuse transie. Il était temps de redécouvrir la véritable Bérénice, dont le destin solitaire et unique nous bouleverse encore, à vingt siècles de distance.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.