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Georges Bernanos, un chrétien dans la cité
Delorme-Reboul Cécile ; Solari Isabelle
AD SOLEM
25,80 €
Épuisé
EAN :9782940402496
Comment évangéliser la Cité aujourd'hui? Pour Bernanos, il s'agit d'abord d'une "besogne temporelle", même si elle est "ordonnée à des fins spirituelles". Pour l'accomplir, il faut non réinventer une "Congrégation du Saint Sacrement de l'Autel" mais recouvrer cette vertu humaine qu'est l'honneur. Un homme d'honneur est un homme véritable, capable de ne se laisser contraindre par aucune forme d'oppression, qu'elle soit violente ou sournoise, cléricale, militaire ou totalitaire. Un homme d'honneur est un chrétien "naturel" puisqu'il n'offense ni la foi ni les m?urs. Mais l'inverse n'est pas vrai pour Bernanos: tous les chrétiens ne sont pas automatiquement des hommes d'honneur, ni des hommes libres. "Je crois les gens d'Eglise capables de former des chrétiens moyens, écrit-il, mais le chrétien moyen n'est pas l'Homme chrétien". A mesure que ce dernier a perdu en densité d'être et de grâce, la cité des hommes a gagné sur la cité de Dieu. Alors la voix de "Jeanne, relapse et sainte" a retenti, puis celle de "Frère Martin". Dans ses romans comme dans ses écrits de combat, Georges Bernanos a répercuté le cri de leur âme baptisée mais déchirée par les divisions de la Cité. Non pour entretenir la nostalgie de la Chrétienté mais pour montrer comment l'Homme chrétien, s'il est fidèle aux exigences de sa foi, peut s'imposer au monde par une espèce de dignité, de solidité, qu'aucune leçon ne saurait donner.
Quand l'histoire est une succession d'incroyables histoires vraies ! Affaires d'Etat ou controverses judiciaires, mystères archéologiques ou politiques, Philippe Delorme ouvre pour vous 70 dossiers mystérieux de l'Histoire parmi les plus passionnants : faux crâne de Henri IV, naufrage de La Pérouse, obscure Pierre noire, Barbe-Bleue, possédés de Saint-Médard et de Pont-Saint-Esprit, abbé Saunière, Vikings du Minnesota... la liste est impressionnante ! En véritable enquêteur, l'historien secoue la poussière de ces énigmes, il lève le voile sur les dernières zones d'ombre en multipliant ses sources pour croiser toutes les hypothèses, même les plus invraisemblables... Philippe Delorme nous donne l'occasion de plonger à nouveau dans ces cas qui nous laissent parfois pantois. C'est passionnant, haletant et incroyablement romanesque ! Comme si l'Histoire était le roman de la vérité.
Tour à tour duchesse d'Aquitaine, reine de France puis d'Angleterre par son mariage avec le futur Henri II, Aliénor domine par sa personnalité hors du commun le XIIe siècle occidental. Cette souveraine lucide et lettrée s'imposa vite comme une femme de pouvoir, outrepassant les traditionnelles attributions conférées aux femmes, et occupa une place déterminante dans les relations entre la France et l'Angleterre. Loin de la légende noire que la postérité a pu lui tisser, elle fut également une véritable mécène, protégeant artistes et troubadours. Une femme maîtresse de son destin, qui s'éteignit à l'âge exceptionnel de quatre-vingt-deux ans.
Voici 12 histoires authentiques ou légendaires qui sont des métaphores de la vie : L’oeil du maître; Le chat d’Hokusaï ; Le jeune samouraï ; Le maître et le moine aveugle ; L’empereur et le peintre; Le maître de marionnettes ; La grande surprise du général Li Guang ; Le premier champion de Judo ; La plus grande force est aussi la plus grande délicatesse ; Le passage du gué ; Le bourreau du Shogun ; Le singe de Tajima Nô Kami Yagyu ; Le moine et le corbeau. Toutes expriment un comportement, une façon d’être. Certaines de ces nouvelles se passent dans un contexte artistique (le sumi-é ou peinture traditionnelle, le shôdô ou voie de l’écriture) mais elles sont directement liées à la vie quotidienne des civilisations du geste. L’art, la vie comme le combat ont en commun le même état d’esprit, la même prise de décision, les mêmes principes spirituels : action et spontanée, maîtrise du souffle qui dirige le geste, unité parfaite du corps et de l’esprit. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, au Japon ou en Chine, il était impensable qu’un maître d’arts martiaux authentique ne soit pas aussi un maître calligraphe, c’est-à-dire un expert du dessin. "Bun-Buryôdo" la double Voie de la culture et du combat, était la règle chez ces maîtres, ce qui leur conférait une redoutable efficacité et une spiritualité profonde.
Le coût de l'énergie ainsi que la technicité croissante des outils de travail ne doivent pas faire négliger l'importance humaine. L'Extrême-Orient a, d'une certaine façon, su beaucoup mieux que l'Occident gérer les ressources humaines. Comme tous les pays asiatiques, le Japon est un pays secret qui cultive le silence et le mystère. Tate mae (" la façade ") et honne (" le non-dit ") sont des ressorts très importants du fonctionnement japonais. Le développement économique, politique ou individuel du Japon, de la Chine ou de l'Inde - que la conjoncture leur soit ou non aujourd'hui favorable -, ne modifie pas la valeur de la pensée orientale ni de ses fruits. Elle mérite donc d'être analysée en profondeur et de l'intérieur. C'est la vocation de cet essai, qui s'adresse à tous ceux qui veulent pénétrer l'âme asiatique (infrastructures spirituelles, culturelles, mentales et intellectuelles) pour des raisons pratiques : industriels, hommes d'affaires, conseillers du commerce extérieur, etc ; à tous les pratiquants d'arts martiaux : judoka, karatéka, kendoka, aikidoka ; à tous les humanistes qui pratiquent les sciences de l'homme médecins, philosophes, psychologues et professeurs ; à tous ceux, enfin, qui cherchent une voie pour se réaliser.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine