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L'affaire Louis XVII
Delorme Philippe
TALLANDIER
18,76 €
Épuisé
EAN :9782235022637
Les derniers développements de ce qui restera sans doute comme la plus longue et la plus étrange énigme de l'histoire mettent un terme à deux siècles de recherches et d'hypothèses, et c'est le recours aux territoires les plus avancés de la science qui, aujourd'hui, ont permis d'éclairer le dernier mystère qui entourait encore la fin de la royauté en France. L'affaire Louis XVII ! Que d'encre a coulé sur l'enfant du Temple, que d'enquêtes farfelues, d'hypothèses invraisemblables autour de la disparition du Dauphin, en juin 1795, ont alimenté une abondante littérature et aiguillonné les fantasmes les plus fous. En reprenant une à une les pièces du dossier, Philippe Delorme apporte enfin un éclairage neuf et définitif sur cette affaire et nous conte par le menu les épisodes d'une aventure élevée au rang de mythe moderne. Mais d'abord il revient sur les faits, l'arrestation puis l'exécution du couple royal, le contexte de la Révolution, l'emprisonnement au Temple de cet enfant victime de circonstances historiques exceptionnelles. Répertoriant ensuite les différentes hypothèses de sa disparition (enlèvement, évasion, assassinat, etc.), l'auteur fait le point sur les dizaines de " faux dauphins " et leur parcours aux quatre coins du monde, s'arrêtant plus longuement sur le cas du célèbre Naundorff, lequel a laissé jusqu'à nos jours une " dynastie " qui porte légalement le nom de Bourbon. Il explore les pistes négligées et les nouvelles méthodes scientifiques qui viennent de lever le voile sur cette grande énigme. Enfin par-delà l'histoire, l'ouvrage s'interroge sur la pérennité du mythe, ses enjeux, les récupérations qui en furent faites. C'est là, d'ailleurs, que se situent peut-être les clefs de l'affaire, lesquelles sont assurément aussi passionnantes que les fantasmagories qu'elles suscitèrent pendant plus de deux cents ans.
Le mercredi 9 septembre 2015, Élisabeth II, avec plus de soixante-trois ans de règne à son actif, a battu le record de longévité de son aïeule Victoria. Et le 21 avril 2016, la reine d'Angleterre a fêté ses 90 ans... Héritière présomptive du trône après son oncle David, futur Édouard VIII, et son père Albert, devenu George VI, la petite " Lilibet ", née en 1926, est très vite devenue la coqueluche des Britanniques. De ses années d'enfance, Élisabeth confia un jour que, pour elle, " le soleil semblait toujours briller ". Au début de la seconde guerre mondiale, elle a treize ans et s'implique à sa mesure dans l'effort de résistance. C'est aussi en 1939 qu'elle rencontre pour la première fois le prince Philip de Grèce et de Danemark. En 1947, son mariage avec Philip est un gage d'espérance et de renouveau pour tout le pays. S'ensuit une parenthèse insouciante pour Élisabeth avant qu'elle ne soit accaparée, plus vite que prévu, par ses devoirs de souveraine. Les brèves années qui séparent son mariage de la mort de son père lui laisseront le parfum éphémère de l'existence d'une femme et d'une mère libre et sans contraintes. Durant la première décennie de son règne, Élisabeth II va s'initier à ses fonctions de souveraine d'un Commonwealth qui s'étend bien au-delà des limites de la Grande-Bretagne. Sa vie a des airs de superproduction en Technicolor. C'est là qu'elle forge sa légende? Sans doute regrettera-t-elle amèrement ce temps-là lorsque, durant les années 1990, les Windsor auront à affronter divorces et drames familiaux? L'historien Philippe Delorme évoque en images les années les plus fastes du règne d'Élisabeth II. Il en ressort un tableau au sujet intemporel.
Un roi sans divertissement est un homme plein de misères", écrivait le philosophe Blaise Pascal dans ses Pensées. Et qui, mieux que Louis XIV, son contemporain, a compris la justesse de cet adage ? Son règne s'émaille de fêtes grandioses et de spectacles destinés à exalter sa majesté, mais également à asseoir son autorité sur une noblesse domestiquée, condamnée à paraître, pour sa plus grande gloire. Après la mort du Roi-Soleil, ses successeurs vont perpétuer son exemple, jusqu'à s'enfermer eux-mêmes dans la "cage dorée" de Versailles. La Révolution allait-elle sonner le glas de ce palais enchanté né d'un rêve de toute-puissance ? Non, car les régimes qui se sont succédé depuis le XIXe siècle, de la monarchie de Juillet à la Ve République, en passant par le Second Empire, ont su utiliser à leur tour la magie versaillaise, au bénéfice de la France.
Résumé : La mère de Saint Louis, qui fut aussi la petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine, demeure un personnage saisissant de l'Histoire de France. Catholiques et laïques n'ont cessé de saluer en elle l'éducatrice de Saint Louis et celle qui, veuve très jeune du roi Louis VIII, fit grandir son pays sous une poigne de fer en matant les féodaux. Puisant dans les meilleures sources médiévales pour corriger l'image déformée qu'en a tracée le me siècle, Philippe Delorme révise de fond en comble le portrait convenu d'une femme idéalisée. Il replace cette magnifique reine et régente, intelligente et cultivée, dans le cadre rayonnant du XIIe siècle, celui des cathédrales, des premières universités et de la croisade contre les cathares.
Résumé : Reine de France par son mariage avec le roi Louis VII, auquel elle ne donne que deux filles, Aliénor d'Aquitaine est répudiée en 1152. Erreur politique sans doute, car elle se remarie un peu plus tard avec le futur roi d'Angleterre, lui apportant en dot le Poitou, la Gascogne, la Marche, le Limousin et le Périgord. Les historiens nationalistes lui ont fait grief d'avoir été à l'origine des guerres qui, pendant deux cents ans, ont opposé France et Angleterre. Philippe Delorme rend à Aliénor d'Aquitaine sa véritable stature : celle d'une femme maîtresse de son destin, d'une souveraine lucide et lettrée, protectrice des artistes et des troubadours, disparue à l'âge, alors exceptionnel, de quatre-vingt deux ans.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.