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La question des couleurs
Delorme Françoise
GRAND TETRAS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782911648175
Les saisons nous font le cadeau d'un cercle temporel que sans elles nous ne saurions imaginer. Ce cercle, comme celui de notre corps qui ne reviendra pas et, printemps plus dociles, celui de ses images prismatiques, résulte de l'activité biologique. Comme vivant, il clôt pour l'ouvrir une demeure terrestre... Entre deux portes d'écluse, des figures brûlent, tournent autour de nous, en nous, entre nous, sans nous éclipser, sans nous oublier. Nous, flèches courtes, traces d'arborescences pâles, si nous ne les abandonnons pas, pouvons-nous alors nous inscrire dans ce cercle et nous voir venir... Il n'était pas anodin, il n'est pas indifférent que derrière les masques le rouge du cynorhodon ne soit pas celui de la cerise ni comme le rouge de la tomate, le rouge de la framboise, ou brille égal à celui de la feuille de chêne, d'une feuille d'érable vers sa fin. Nous regardons les couleurs, lumières aggravées, pour connaître notre regard.
Le coût de l'énergie ainsi que la technicité croissante des outils de travail ne doivent pas faire négliger l'importance humaine. L'Extrême-Orient a, d'une certaine façon, su beaucoup mieux que l'Occident gérer les ressources humaines. Comme tous les pays asiatiques, le Japon est un pays secret qui cultive le silence et le mystère. Tate mae (" la façade ") et honne (" le non-dit ") sont des ressorts très importants du fonctionnement japonais. Le développement économique, politique ou individuel du Japon, de la Chine ou de l'Inde - que la conjoncture leur soit ou non aujourd'hui favorable -, ne modifie pas la valeur de la pensée orientale ni de ses fruits. Elle mérite donc d'être analysée en profondeur et de l'intérieur. C'est la vocation de cet essai, qui s'adresse à tous ceux qui veulent pénétrer l'âme asiatique (infrastructures spirituelles, culturelles, mentales et intellectuelles) pour des raisons pratiques : industriels, hommes d'affaires, conseillers du commerce extérieur, etc ; à tous les pratiquants d'arts martiaux : judoka, karatéka, kendoka, aikidoka ; à tous les humanistes qui pratiquent les sciences de l'homme médecins, philosophes, psychologues et professeurs ; à tous ceux, enfin, qui cherchent une voie pour se réaliser.
L'oeuvre d'Ariane Dreyfus se signale particulièrement dans la poésie contemporaine par la singularité de ses préoccupations et de son écriture : "il n'y a pas de poésie sans pensée tendue vers l'autre" selon l'autrice, née en 1958. Sa poésie, très souvent narrative, est portée par l'extériorité, cherchant à travers l'évocation de figures concrètes comme les danseurs, des artistes de cirque, les enfants à leurs jeux, par exemple, comme à travers la relation amoureuse érotique, à valoriser le mouvement vers la vie, vers l'autre et la rencontre. La voix, le visage, la peau, le geste, la présence physique, ce sont là concrètement les truchements par lesquels se dit une présence vivante et intense, dans l'échange, par la sortie de soi.
Barreto Ramos Simon ; Migeot François ; Oropeza Jo
Superbe traduction que ce Matarile n'est pas un jeu de Simon Barreto Ramos. Quel texte surprenant, d'une violence inouïe dans l'évocation des scènes, des lieux et des personnages des bidonvilles de Caracas. Quelle plongée dans la misère, la déchéance, la déréliction ! La vision du monde enregistrée dans le cerveau et dans toute la sensibilité d'un enfant fou - fou de douleur, fou de désir et d'abandon - est habitée d'une terreur implacable réellement contagieuse pour le lecteur. L'empathie qui s'exerce dans la lecture vous serre la gorge et vous saisit l'estomac. On est presque par-delà la littérature - dans la transmission immédiate d'une expérience émotionnelle de base. C'est d'une beauté aigüe et déchirante. Claude Louis-Combet.