Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'ébénisterie provinciale en France au XVIIIe siècle. Et Abraham Nicolas Couleru
Deloche Bernard ; Mornand Jean-Yves
FATON
59,00 €
Épuisé
EAN :9782878441536
La production d'Abraham Nicolas Couleru à Montbéliard est emblématique de l'ensemble de l'ébénisterie française de province. Elle rappelle l'origine, à la fois germanique et protestante, des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et marque avec force son indépendance par rapport à la capitale. Elle doit être rangée aux côtés de celles d'artisans non moins célèbres, comme les Hache à Grenoble, les Demoulin à Dole et à Dijon, Tairraz à Lyon, ou Besse en Avignon. Cet ouvrage vise à mettre au point des critères objectifs d'attribution de l'ébénisterie provinciale française, comme, par exemple, l'importance de l'étirement ou du rétrécissement d'un meuble : à l'est, les commodes sont souvent larges ; à l'ouest, au contraire, elles sont plus étroites et ramassées et, à Lyon, elles sont plus hautes. Il n'existait jusqu'ici que des monographies à caractère local, pour l'essentiel consacrées à l'Alsace, au Dauphiné et au mobilier portuaire de la côte atlantique, travaux d'ampleur et de qualité fort inégales, qui rendaient pratiquement impossible une vue d'ensemble de la production française en matière d'ébénisterie. En tentant de brosser le paysage de la production de l'ébénisterie provinciale en France, cette étude illustrée par près de 400 photographies, cartes et tableaux, dont plus de 200 meubles, 40 estampilles, étiquettes ou marques, vient combler une lacune considérable et se révèle indispensable pour l'identification des meubles régionaux.
S'il règne une confusion sur le sens du mot culture, cela vient sans doute du fait que la culture des pratiques sociales ordinaires a, durant une longue période de l'histoire, été façonnée par un encadrement institutionnel (l'Eglise d'abord, puis l'Ecole et le Musée), qui successivement a sélectionné et imposé des connaissances et des comportements. La mutation du monde contemporain a de quoi surprendre dans la mesure où elle tend à délaisser ces cadres institutionnels pour un apparent désordre de la vie sociale, qui se construit désormais en marge des codes imposés (qu'ils soient religieux, moraux ou juridiques). Elle semble pouvoir s'expliquer par l'émergence des nouveaux moyens de communication (NTIC) qui portent avec eux une vision non linéaire de la pensée et des modes de vie. Aussi les institutions culturelles se trouvent-elles brutalement menacées par une concurrence qu'il leur était difficile d'imaginer, car la culture vivante se définit désormais dans un champ qui leur échappe. Face à cette situation le musée, loin d'être une institution en voie de disparition, a rebondi en imaginant diverses manières d'introduire interactivité et non-linéarité. Dans sa figure actuellement la plus achevée, celle des musées de société, il s'est fait l'observatoire interactif des pratiques sociales. C'est ainsi qu'il est en train de concevoir la seule riposte satisfaisante à l'emprise tutélaire des médias technologiques. A plus long terme se dessinent enfin les contours d'une société non linéaire conçue sur le modèle baroque de la multiplicité des points de vue.
Feuille de route N°6 Destination: entre la Birmanie et la Thaïlande, ouverture d'un dispensaire dans un camp de réfugiés Karens. Observations: mission à risques, mise en garde contre armée birmane.
Résumé : Prénom, nom, fonction : Ludovic Delcourt, médecin. Observateur (trice) Prune Loiret, photographe gaffeuse. Mission : mise en place de dispensaires et lutte contre le paludisme pour les habitants du Dak Lak, hauts plateaux vietnamiens, éloignés des touristes... et totalement privés de soins. Observations : mission à risques. La lutte contre le paludisme est trop souvent entravée par la corruption.
Pur produit de l'Occident qui s'exporte aujourd'hui avec fracas, le musée est en réalité une institution coupée de ta vie, qui s'est constituée en mythologie, voire en uchronie (monde privé d'histoire). S'il témoigne de notre besoin d'une référence identitaire stable, il n'en est pas moins en porte-à-faux avec les réalités sociales contemporaines. Doit-il fermer ses portes ou peut-il se rénover? Dans le sillage des différentes utopies proposées à la fin du XXe siècle, tes récents musées de société tentent d'échapper à toute forme de dogmatisme en pratiquant l'ouverture et la mise en question délibérée.
Aux biscuits de porcelaine de Paris sont souvent associés de grands noms de porcelainiers, tels Guérhard, Dihl, Gille jeune, Desprez et Nast. Pendules spectaculaires, statues gigantesques, ou bustes à taille humaine, ces figures ou groupes en porcelaine non émaillée sont pourtant assez méconnus ; on les imagine blancs, mais ils peuvent être bleus, noirs, polychromes ou dorés. Le biscuit parisien est très prisé par des amateurs aussi prestigieux que George Washington et le prince-régent d'Angleterre. Après une présentation des origines de la porcelaine et des techniques de fabrication, Régine de Plinval de Guillebon nous entraîne au coeur de la vie mouvementée de trente et une manufactures des XVIIIe et XIXe siècles, en s'intéressant de près au travail des ouvriers, des artistes et des investisseurs, ainsi qu'au contexte économique général. Observant le rayonnement des manufactures parisiennes en Europe et en France, l'auteur mesure aussi la concurrence étrangère et provinciale. Une analyse approfondie des formes, des couleurs, ainsi que de l'association du biscuit avec le bronze, l'orfèvrerie et le cristal, permet d'envisager l'évolution du style des biscuits, dont huit cents sont cités, et deux cents illustrés dans cet ouvrage. Offrant un indispensable outil d'identification aux chercheurs et aux collectionneurs, un catalogue raisonné des manufactures parisiennes vient compléter cette étude de grande ampleur, dédiée à l'art de la porcelaine à Paris.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.
Dès les premières heures de la Révolution de 1789, les collections d'armes des rois de France, parties intégrantes du Garde-Meuble de la Couronne, furent dispersées. Ne subsistèrent que les armures, quelques armes à feu et des pièces orientales par la suite intégrées aux collections du musée d'Artillerie, noyau de l'actuel musée de l'Armée. Cet ouvrage est le premier catalogue complet de l'héritage patrimonial du Garde-Meuble conservé au musée de l'Armée; il en souligne toute la signification historique, rappelle l'importance technique et artistique de ces pièces - notamment des armes à feu que les collectionneurs du siècle dernier avaient coutume d'identifier sous l'appellation de "" Cabinet d'armes de Louis XIII "-, constitue également une synthèse sur l'art de l'arquebuserie en France au début du XVIIe siècle. La politique du musée de l'Armée pour accroître ce fonds prestigieux fait l'objet d'une présentation développée. L'analyse critique systématique des armures royales à permis d'en affiner les attributions et d'en suggérer de nouvelles. Des annexes spécifiques comportent la reproduction du texte, resté inédit, du dernier inventaire de cette collection et présentent les autres pièces des collections royales subsistant dans des musées étrangers, de manière à établir le panorama d'un des plus extraordinaires ensembles d'armes à feu jamais rassemblés en Europe."