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Retour à Dori. Burkina Faso
Delmond Bernard
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296039674
Dans un petit village du Sahel, à l'époque où la Haute-Volta ne s'appelait pas encore le Burkina Faso, un administrateur de la France d'Outre-Mer enquête sur une série de meurtres mystérieux. Tout en lui permettant de découvrir ce pays qu'il croyait connaître, cette énigme va dès lors le contraindre à un retour sur lui-même. Cinquante ans plus tard, un géomètre, chargé de délimiter la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, se souvient de son enfance africaine et décide de retourner sur les lieux de sa naissance. C'est là, dans cette région frontière du Liptako, que ces deux pays parmi les plus pauvres du monde se sont livrés, en 1985, à ce qu'on a appelé la Guerre de Noël . Et c'est dans ces contrées secrètes et désolées que se déroule, sur trois époques différentes, ce roman des origines. Omniprésence de la faune africaine, incantations politiques et dictature du Verbe, prégnance des coutumes tribales, magie et possession : lorsque l'arpenteur, sur son chemin de mémoire, rejoint enfin l'enquêteur sur son parcours initiatique, c'est toute l'Afrique d'hier et d'aujourd'hui qu'ils vont tous les deux rencontrer. Dori, Falagountou, Gorom Gorom : il est des noms qui font rêver et des lieux qui contiennent un univers entier. Mais l'espace et le temps parfois se confondent, les époques se chevauchent, les souvenirs et les récits s'entrelacent et font écho à l'actualité du pays, comme ces frontières et ces rivières du Sahel qui s'évanouissent et ressurgissent au gré des caprices du soleil et du vent. . . Bernard Delmond est né à Dori, au Burkina Faso. C'est dans ce pays, mais aussi au Niger, au Cameroun, au Tchad, au Sénégal que, lui-même fils d'un Commandant de cercle de l'ancienne AOF, il a connu l'Afrique de son enfance. Plus tard, dans ses activités professionnelles ou pour son propre plaisir, c'est à Djibouti et en Ethiopie qu'il a cherché à la retrouver.
Quel serait le cadeau idéal pour vous ? Imaginez une récompense, fruit d'un long chemin partagé. Je passe des journées entières en étant transparente aux yeux de tous. Malgré tout, je persévère, j'essaye de combler ce vide. Je n'ai que mon frère comme soutien, il m'aide à exister aux yeux de notre famille. Que feriez-vous à ma place ?
Résumé : Bâti sur des cas réels d'entreprises, cet ouvrage constitue un guide particulièrement utile pour tous les managers : il présente une approche originale des auteurs qui prend le meilleur des Balanced Scorecards et d'OVAR pour mettre au point des tableaux de bord répondant aux besoins des décideurs.
Bolibana signifie en bambara : c'est fini de courir ! C'est la raison, toute empreinte de lassitude, pour laquelle Bolibana est aussi le nom-sens que donnent les Africains à un quartier de Bamako où viennent échouer tous les déracinés de cette Afrique du Sahel que l'auteur connaît bien. La nouvelle qui donne son titre au recueil décrit cette dérive des anciens exilés de retour au pays, et cette recherche d'une identité perdue auxquelles le phénomène actuel de l'immigration donne une résonance particulière. Elle donne aussi son ton à l'ensemble des six nouvelles qui composent l'ouvrage : dans "Le doigt levé", "Les pacifiques" ou "Les mangeurs d'âmes", on retrouve ce thème récurrent du "Blanc" — ingénieur, savant, militaire — confronté à l'étrangeté de ces cultures et incapable de les comprendre. Illusion, magie, envoûtements sont donc là pour nous rappeler qu'au-delà de l'analyse ethnologique il s'agit bien ici de fiction, même si celle-ci s'inscrit dans un quotidien tout ce qu'il y a de plus réel. Mais cette "vérité romanesque" dont parle René Girard permet aussi de mieux souligner l'impuissance de la rationalité européenne à saisir ce qui, des mentalités africaines, lui restera encore longtemps étranger.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.