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Le maire et le prieur. Pouvoir central et pouvoir local en Méditerranée occidentale (XVe-XVIIIe sièc
Delille Gérard
EHESS
40,00 €
Épuisé
EAN :9782713217777
Ce livre présente d'abord l'évolution, fortement différenciée, du système des ordres dans plusieurs pays ou régions du bassin méditerranéen occidental (Castille, Catalogne-Aragon, Provence, Italie) du XVe au XVIIIe siècle. Les relations, tout autres que linéaires, entre pouvoir local et pouvoir central apparaissent déterminantes à tous les niveaux. L'ouvrage scrute ensuite les mécanismes plus généraux et complexes des hiérarchies juridiques entre ordres et entre communautés, les rôles distincts au sein d'un même lignage, des aînés et des cadets, etc. Il montre comment les constructions politiques (" partis ", factions) s'édifient et se rénovent, à partir de ces quelques éléments de base, utilisant les mêmes matériaux dans un système " répétitif " où l'innovation et le changement ont, paradoxalement, leur place. L'étude souligne enfin combien les comportements nouveaux qui s'affirment au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier la primogéniture, touchent à l'existence même de ces " atomes sociaux " et en modifient, par conséquent, les possibilités d'agencements. Le rôle, jusqu'alors déterminant, de la parenté et de l'alliance s'efface. Une nouvelle architecture politique encadrée par des rapports de pouvoir nouveaux entre le centre et la périphérie s'affirme : c'est celle que, globalement, nous connaissons encore aujourd'hui.
Créée en 2002, la revue Formes poétiques contemporaines étudie la poésie des XXe et XXIe siècles dans sa dimension formelle. La forme est ici conçue comme ressortissant à l'ensemble des plans qui relèvent de la dimension linguistique, infra-linguistique et/ou visuelle du texte, et qui se prêtent à l'observation et à la description méthodiques. FPC accueille des articles de réflexion et d'analyse scientifique dans des dossiers thématiques, mais aussi des contributions des poètes eux-mêmes.
Les relations humaines ne sont pas la spécialité de Flo. Solitaire, cultivant son indépendance et son look atypique, elle est surnommée "Grumpy" par sa soeur - parce que sourire, elle ne sait pas faire. D'ailleurs, personne ne la comprend vraiment. Le seul endroit où elle se sent bien, c'est Manga Dokaze, un magasin de bandes dessinées japonaises qu'elle fréquente avec assiduité. Jusqu'au jour où Eliot, son neveu, a la très mauvaise idée d'essayer d'y voler des livres. Dès lors plus le choix : Flo doit affronter Roman, le patron de la boutique, qu'elle s'était jusque-là échinée à éviter, par crainte de l'attirance qu'elle ressent pour lui. Roman est aussitôt fasciné par la jeune femme malgré son caractère revêche. Comment ne l'a-t-il pas remarquée plus tôt ? Entre un ex-taulard et une jeune femme à part, la rencontre ne peut être qu'explosive... Ce que Flo et Roman ignorent, c'est qu'ils ont bien plus en commun que leur passion pour les mangas : tous deux sont meurtris par un passé douloureux qui les hante encore et les entrave au quotidien. Et si Flo ne sait pas aimer, Roman, lui, ne veut pas courir le risque de s'attacher de nouveau. Roman réussira-t-il à surmonter sa peur pour se donner une seconde chance ? Flo acceptera-t-elle de lui faire confiance et de s'ouvrir enfin à l'amour ?
Les coopératives sont bien souvent analysées pour leur statut d'organisations à but non lucratif, d'organisations hybrides ou encore pour leur gouvernance non actionnariale. Plus rarement, elles sont étudiées pour leurs pratiques managériales spécifiques. Cet ouvrage s'attache ici à comprendre en quoi les valeurs coopératives, marquées par la volonté de créer de la valeur pour leurs membres, impactent les pratiques de gestions (stratégie, management des ressources humaines, modes de gouvernances, valorisation et évaluation, management de la marque, etc.). Autour de 12 chapitres, cet ouvrage laisse voir des modèles de gestion originaux et innovants au sein des coopératives qui peuvent représenter une source d'inspiration pour les acteurs d'entreprises classiques.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.