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Introduction à l'anthropologie structurale. Lévi-Strauss aujourd'hui
Deliège Robert
SEUIL
7,99 €
Épuisé
EAN :9782021339031
Aborder la pensée de Claude Lévi-Strauss, un des plus grands - et des plus prolifiques - anthropologues du XXe siècle, n'est certes pas chose aisée. Le présent ouvrage peut se comprendre comme une introduction à l'oeuvre, riche et dense, de l'ethnologue français. Il se veut d'abord une synthèse générale, passant en revue les grands thèmes et les ouvrages principaux qui ont marqué l'anthropologie structurale. Il développe ensuite une approche critique d'une théorie élaborée voici plusieurs décennies et qui invite aujourd'hui à un "regard éloigné" . L'admiration n'empêche pas de prendre ses distances par rapport à une pensée qui ne déchaîne plus les passions, mais que l'on peut désormais qualifier de "classique" . On s'interrogera sur sa pertinence et ses insuffisances, pour ensuite passer en revue les travaux de quelques personnalités qui ont été influencées par le structuralisme.
L'hindouisme de l'ouverture et la tolérance est aujourd'hui menacé par une vision nettement plus agressive, militante et exclusive de la religion. Cette idéologie que l'on peut appeler le "nationalisme hindou" s'incarne dans diverses organisations dont le parti politique Bharatya Janata Party qui gouverne l'Inde aujourd'hui. Fortement opposé à l'islam, le nationalisme hindou ne met pas seulement en péril les valeurs de laïcité qui ont caractérisé l'Inde indépendante, mais il pourrait aussi accentuer les tensions qui existent en Asie du sud, région déjà très instable. Il promeut aussi l'image d'une Inde fière, conquérante et dynamique, prête à jouer un rôle majeur dans le monde de demain.
Dans sa Constitution de 1950, l'Inde déclare libres et égaux entre eux tous ses citoyens. Elle rompt ainsi avec des situations séculaires de discriminations qui frappaient ceux que l'on appelle les "intouchables". Cependant, ces groupes défavorisés n'ont pas attendu l'avènement de la démocratie pour tenter de s'émanciper, et ils continuent de se battre aujourd'hui pour améliorer leur sort. Robert Deliège, professeur d'anthropologie, raconte l'histoire de leurs luttes, historiques et contemporaines. Il donne la parole à deux grands leaders: Ambedkar et Gandhi, aux personnalités et aux stratégies divergentes. Il parcourt l'éventail des mouvements de libération et de leurs choix, décrivant les conversions au bouddhisme - plus rarement à l'islam et au christianisme -, et la pression revendicatrice des organisations dalits - le nom que se sont donné les militants contemporains. Il dit aussi les aspirations d'une majorité silencieuse, travailleuse, prompte à saisir les avantages de la discrimination positive pour s'élever et assurer l'avenir de la jeune génération.
Au début des années 1970, un étudiant belge, comme des milliers de jeunes Européens, décide qu'il "doit" prendre la route pour se rendre en ce lieu mythique qu'est alors Katmandou. Quelque trente années plus tard, l'universitaire chevronné se souvient encore de ce voyage, et en fait le récit : "Je suis de ceux qui pensent, sans doute à tort, que le passé est préférable au présent et que les jours ou les temps que nous laissons derrière nous furent heureux et meilleurs. Il ne faut pas me pousser beaucoup pour que je me réfugie dans des souvenirs à jamais révolus. Pour lutter contre ces fâcheuses tendances et ne pas me laisser submerger par la nostalgie, je ne la tolère qu'accompagnée d'une bonne dose d'ironie qui, seule à mon sens, permet d'éviter de sombrer dans la triste mélancolie. Lorsque donc j'ai eu envie de faire revivre cette formidable expérience qui fut mienne il y a longtemps déjà, j'ai revu le jeune homme que j'étais avec les qualités et les défauts inhérents à la jeunesse. Avec le temps, je portai un regard mi-tendre mi-amusé sur ce garçon qui, à y regarder de plus près, ne me semblait pas très sérieux." Ce récit alerte, non dénué d'ironie, sera lu avec plaisir par tous ceux qui ont eu vingt ans dans les seventies, et avec intérêt par les plus jeunes, qui se rendront ainsi compte que leurs aînés, eux aussi...
Résumé : Par bien des aspects, l'Inde de ce début du XXIe siècle est devenue une nation moderne : depuis son indépendance, elle a connu un régime politique fondé sur la démocratie parlementaire et son économie s'est libéralisée, cependant que ses habitants s'ouvraient largement aux idéologies nouvelles. On aurait pu croire que cette irrémédiable modernisation du pays, de sa religion et de ses valeurs allait éliminer la caste, souvent présentée comme une institution archaïque, figée dans une tradition religieuse hostile au changement, à l'égalité et à l'individu. L'observation de la société indienne contemporaine révèle qu'il n'en est rien. La caste n'est pas une institution qui englue la société dans un immobilisme rétrograde. C'est, à l'inverse, sa capacité d'adaptation qui frappe l'observateur. Son poids continue de peser dans la vie sociale de l'Inde, non pas comme une survivance, mais bien comme un des lieux où se joue la modernité. Désormais, la société des castes ne repose plus sur la hiérarchie qui a pu la caractériser autrefois : au lieu d'être interdépendantes, les castes sont devenues concurrentes. Elles rivalisent pour profiter des bienfaits de la modernité et se muent en des sortes de blocs ethniques qui composent ce qu'ailleurs on appelle une " société multiculturelle ". Le présent ouvrage tente de faire le bilan de cette évolution au sein de la société indienne aujourd'hui. Au-delà de toute polémique, ce livre se veut un outil sociologique pour mieux comprendre l'Inde et ses transformations récentes. Il n'aborde pas la caste à travers les seuls textes anciens, mais bien à partir de la réalité quotidienne afin de faire la synthèse d'une vaste littérature historique, sociologique et ethnologique. Il est rédigé dans un style qui le rend accessible à un large public.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.