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Limites de la créativité. Normes, sciences et arts
Delforge Nicolas ; Dörries Matthias
KIME
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841747665
François Jacob, biologiste français et Prix Nobel, a souligné dans les années 1970 que les sciences, les technologies et leur cortège expérimental font intervenir " un jeu des possibles " et constituent pour cette raison " une machine à fabriquer de l'avenir ". Autrement dit, les activités scientifiques, médicales ou encore artistiques exigent que soient instaurés des dispositifs qui à la fois concrétisent et contrôlent la génération de connaissances nouvelles et de pratiques originales. Ce livre vise à explorer les articulations multiples entre les activités créatives et leurs limites constitutives. Les articles posent la question des limites de la créativité à partir de perspectives philosophiques et sociologiques tout en se référant à des études de cas qui sont à l'interface entre sciences, arts et normes sociotechniques. Le livre est le résultat d'une recherche sur la créativité menée à l'IRIST (Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Sciences et la Technologie) à l'Université de Strasbourg.
Résumé : Ce livre est l'histoire d'une erreur qui fut une vérité mille années durant. Petite ville, Chartres a donné naissance à une cathédrale qui fait aujourd'hui toute sa célébrité. Mais elle généra aussi un monument d'un genre différent : un mythe de fondation. Cette cathédrale imaginaire était aussi ambitieuse que son alter ego de pierre puisqu'elle faisait de l'église chartraine le fruit d'une prophétie : instruits de la future naissance d'une vierge destinée à enfanter le rédempteur, les druides carnutes lui élevèrent une statue et l'adorèrent, chrétiens avant même le christianisme. Premiers parmi les peuples des Gaules à être instruits dans la foi, ils furent également les premiers à édifier une église en l'honneur de la Mère de Dieu. Et afin de sceller cette alliance, ils lui envoyèrent une ambassade. Elle leur répondit par une lettre écrite de sa propre main où elle les assurait de son éternelle protection. Loin d'être une supercherie forgée dans l'ombre d'un cloître, ce mythe était le résultat d'une patiente quête des origines menée par des générations d'érudits tout au long du Moyen Age et de l'époque moderne. Au début du XXe siècle encore, il avait ses défenseurs. Ecrire son histoire, c'est retracer les méandres d'une création mythographique étirée sur près d'un millénaire, reconstituer les évolutions et les permanences d'un certain type de rapport au passé mais aussi, et tout simplement, raconter la vie et la mort d'une vérité.
Amoureux. Un état, une chance, une surprise, un sentiment, une sensation, une émotion. L'amour se vit, l'amour se dit, l'amour se raconte, l'amour se partage, l'amour commence, l'amour se ternit, l'amour finit... parfois. Mais pas toujours. L'amour unique, l'amour éternel, l'amour une seconde fois, l'amour et la famille, l'amour et la maladie. L'amour, thème éternel.Notes Biographiques : Petite, elle voulait être artiste. Après des études de Lettres, Hélène Delforge se dirige vers l'enseignement, le journalisme et l'écriture de chroniques. Dans son ordinateur, on trouve 1039 photos de ses enfants, de ses beaux-enfants et de son amoureux, des centaines d'articles... Puis des fichiers secrets, récits jamais assez bons, scénarios cachés à tous, billets oubliés une fois déversés sur le clavier. Quentin Gréban est né en 1977. Il a fait des études d'illustration à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles et a publié son premier album aux éditions Mijade dans les mois qui suivent l'obtention de son diplôme. En 2000, il a reçu le prix Saint-Exupéry pour « Les contes de l'Alphabet » et ses illustrations ont été retenues à plusieurs reprises dans la sélection annuelle du Salon de Bologne. Son talent est mondialement reconnu, ses ouvrages sont traduits dans de très nombreuses langues et, d'album en album, ses illustrations sont saisissantes de beauté.
Une 3e édition mise à jour et enrichie du guide de référence des orchidées de France. Plus de 175 espèces et de nombreuses variétés décrites et illustrées. Pour chaque espèce sont précisés l'étymologie du nom scientifique, la variabilité, la période de floraison, l'habitat, la fréquence, la distribution générale et, souvent, l'insecte pollinisateur particulier et les éventuels problèmes de classification.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.