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Dialogues
Deleuze Gilles ; Parnet Claire
FLAMMARION
8,00 €
Épuisé
EAN :9782081218031
C'est très difficile de"s'expliquer"- une interview, un dialogue, un entretien. La plupart du temps, quand on me pose une question, même qui me touche, je m'aperçois que je n'ai strictement rien à dire. Les questions se fabriquent, comme autre chose. Si on ne vous laisse pas fabriquer vos questions, avec des éléments venus de partout, de n'importe où, si on vous les"pose", vous n'avez pas grand-chose à dire. (...) Les questions sont généralement tendues vers un avenir (ou un passé). L'avenir des femmes, l'avenir de la révolution, l'avenir de la philosophie, etc. Mais pendant ce temps-là, pendant qu'on tourne en rond dans ces questions, il y a des devenirs qui opèrent en silence, qui sont presque imperceptibles. On pense trop en tenues d'histoire, personnelle ou universelle. Les devenirs, c'est de la géographie, ce sont des orientations, des directions, des entrées et des sorties."
Résumé : "Nietzsche intègre à la philosophie deux moyens d?expression, l?aphorisme et le poème. Ces formes impliquent une nouvelle conception de la philosophie, une nouvelle image du penseur et de la pensée. A l?idéal de la connaissance, à la découverte du vrai, Nietzsche substitue l?interprétation et l?évaluation [?]. Précisément l?aphorisme est à la fois l?art d?interpréter et la chose à interpréter ; le poème, à la fois d?évaluer et la chose à évaluer [?]. Le philosophe de l?avenir est artiste et médecin, en un mot, législateur." Cette étude magistrale du grand philosophe, emporté par la démence puis "trahi" par sa soeur qui "essaya de mettre Nietzsche au service du national-socialisme", fut publiée par Gilles Deleuze en 1965 et régulièrement rééditée. Elle comporte une partie biographique, une analyse très sensible de la philosophie nietzschéenne, un dictionnaire des principaux personnages et des extraits de l?oeuvre choisis par Gilles Deleuze.
«Qu'est-ce que ça veut dire, le tissu de l'âme ?» : ainsi commence ce cours, des années 1986-1987 consacrées à Leibniz. Pour illustrer cette question, Gilles Deleuze prend un exemple très simple, très concret, exprimé dans le Livre II des Nouveaux Essais sur l'Entendement : je travaille, mais j'ai envie d'aller à la taverne. Et, pour faire comprendre ce dilemme de l'acte libre, Deleuze se sert d'une extraordinaire théorie de G W Leibniz sur la damnation. Ici, les surprises philosophiques se suivent et s'enchaînent. A la manière d'une étoffe qu'on déploierait pli à pli.
Résumé : Le mot "signe" est un des mots les plus fréquents de la Recherche, notamment dans la systématisation finale qui constitue Le Temps retrouvé. La Recherche se présente comme l'exploration des différents mondes de signes, qui s'organisent en cercles et se recoupent en certains points. Car les signes sont spécifiques et constituent la matière de tel ou tel monde. On le voit déjà dans les personnages secondaires : Norpois et le chiffre diplomatique, Saint-Loup et les signes stratégiques, Cottard et les symptômes médicaux. Un homme peut être habile à déchiffrer les signes d'un domaine, mais rester idiot dans tout autre cas : ainsi Cottard, grand clinicien. Bien plus, dans un domaine commun, les mondes se cloisonnent : les signes des Verdurin n'ont pas cours chez les Guermantes, inversement le style de Swann ou les hiéroglyphes de Charlus ne passent pas chez les Verdurin. L'unité de tous les mondes est qu'ils forment des systèmes de signes émis par des personnes, des objets, des matières ; on ne découvre aucune vérité, on n'apprend rien, sinon par déchiffrage et interprétation. L'oeuvre de Proust n'est pas un exercice de mémoire, volontaire ou involontaire, mais, au sens le plus fort du terme, une recherche de la vérité qui se construit par l'apprentissage des signes. Il ne s'agit pas de reconstituer le passé mais de comprendre le réel en distinguant le vrai du faux.