Depuis 30 ans, les Services régionaux de l'archéologie permettent de découvrir des sites exceptionnels tels que les grottes Chauvet ou Cosquer. Depuis 30 ans, les Services régionaux de l'archéologie permettent de découvrir des sites exceptionnels tels que les grottes Chauvet ou Cosquer. Au-delà de la description des aspects fondamentaux de l'histoire récente de l'archéologie, le livre évoque une aventure humaine et collective, parfois mouvementée, à travers le témoignage de contributeurs d'horizons divers qui racontent leurs expériences. Au fil des pages, on découvre comment les archéologues se sont progressivement libérés de l'image convenue d'une archéologie " science auxiliaire de l'histoire ", pour s'affranchir des carcans chronologiques et porter leur regard jusqu'à la période contemporaine. Dans le même temps ils ont ouvert de nouveaux champs d'étude, donnant naissance à l'archéologie des paysages et du bâti. La notion essentielle de sauvegarde est également abordée avec l'exemple des grottes ornées et de leurs répliques ou encore celui de la grotte Cosquer en Méditerranée dont le centre d'interprétation verra le jour en 2022, restituant à l'identique la cavité et ses figurations qui subissent la montée des eaux. Enfin, on comprend dans cet ouvrage les combats menés par ces archéologues passionnés pour que leur discipline acquière reconnaissance et autonomie au sein des sciences historiques et anthropologiques. Cet ouvrage est publié à l'occasion du trentième anniversaire de la création des services régionaux de l'archéologie. Quatre institutions soutiennent la recherche : le ministère de la Culture, l'Université, le CNRS (Centre national de recherche scientifique), l'Inrap (Institut national de la recherche préventive) ainsi que des organismes de recherches territoriales.
Delestre Xavier ; Salviat François ; Golvin Jean-C
Le mausolée, l'arc de triomphe voisin, forme un ensemble connu depuis le XVIIe siècle comme les "Antiques" de Glanum (Saint-Rémy-de-Provence, Bouches-du-Rhône). Le mausolée qui est le plus ancien et le monument funéraire antique le mieux conservé en Gaule, a maintes et maintes fois été reproduit. Les études de sont d'abord attachées à l'architecture, à la problématique de la datation et à sa fonction (cénotaphe ou mausolée). Cet ouvrage présente la première étude complète du décor en bas-relief, avec une nouvelle couverture photographique et des reconstitutions inédites de Jean-Claude Golvin. Après une mise en contexte archéologique et un rappel des découvertes architecturales voisines existantes dans le monde romain, les auteurs en montrent la richesse mais surtout en décryptent sa signification et sa symbolique. Cette étude appuyée par de très nombreuses références montre que des Gaulois représentants de l'élite salyenne, vétérans de l'armée romaine, ont élevé à l'entrée de la ville gallo-grecque de Glanum un monument imposant. Comprenant trois parties, le mausolée présente sur son socle un scène de bataille que les auteurs considèrent avec un puissant argument comme celle de Zéla (Turquie). Cette bataille couvre trois panneaux dont un figure au centre César lui même, le quatrième étant réservé à un thème classique, la mort de Méléagre. L'étage supérieur (quadrifons) ne doit plus être considéré comme il l'a toujours été comme une partie vide mais bel et bien comme le réceptacle des urnes cinéraires exposées derrière une barrière aux yeux de tous. Le quadrifons est coiffé d'une frise comportant des griffons et des tritons qui dans une symbolique complexe font référence à l'au delà avec parmi les symboles celui du soleil et sur les clés de voûtes du quadrifons les vents. Le troisième étage est celui de la tholos supportée par une colonnade qui enferme deux statues des défunts (togatus). A présent, grâce à cette étude fine du décor, la datation du mausolée peut être assurée, sa fonction confirmée car il s'agit bien d'un mausolée et non d'un cénotaphe. L'étude du décor montre une forte symbolique de l'ensemble en partant du socle avec une évocation d'un épisode réel, la bataille de Zéla à laquelle le grand père des Iulii a participé.
La lutte contre le pillage et le trafic de biens culturels archéologiques est une problématique qui mobilise aujourd'hui de nombreux acteurs et institutions. Les destructions de patrimoine à l'étranger, très médiatisées, ne doivent pas faire oublier que des centaines de pilleurs armés d'un détecteur vandalisent et pillent le patrimoine archéologique français à terre et sous les eaux. Loin d'être anecdotique, cette pratique constitue un véritable fléau pour la société. Elle occasionne des pertes scientifiques immenses et est à l'origine d'une importante activité commerciale illégale. L'affaire du trésor romain de Lava (Corse), daté du iiie ? siècle et dont la valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros, en est l'un des exemples. Sur le territoire national, aux fouilles clandestines menées depuis des siècles pour rechercher des trésors, ceux des Templiers dans l'Aude notamment, s'ajoutent depuis plus de trois décennies les prospections avec un détecteur de métaux, qui sont à l'origine de dommages irréversibles. Pour extraire un objet métallique repéré par le son de ces outils, il est nécessaire de creuser plus ou moins profondément et donc de détruire des contextes archéologiques. Ce sont pourtant des parcelles de notre passé collectif que nous devons protéger car, mis bout à bout et associés à l'environnement naturel des objets, ils permettent de raconter l'Histoire des sociétés anciennes et celles des territoires associés. Cet ouvrage expose les tenants et les aboutissants de cette problématique majeure de l'archéologie et de la sauvegarde patrimoniale.
Les passionnes d'archéologie et d'histoire de la Provence savent-ils que le Sud-Est de la France recèle un patrimoine préhistorique d'une rare richesse? Le plus souvent, le grand public qui souhaite disposer d'un panorama à la fois condensé et précis dans ce domaine demeure en effet privé d'information, faute d'un ouvrage qui lui soit destiné. Aussi les auteurs ont-ils souhaité, par le présent livre, combler cette lacune et se sont-ils attachés à offrir un aperçu de la longue et riche occupation de ce territoire en retenant une quarantaine de sites reconnus comme les plus remarquables. Certains d'entre eux, devenus "sites éponymes", sont d'ailleurs considérés comme des références internationales. "Une sélection judicieuse et équilibrée offrant un spectre très complet des diverses civilisations préhistoriques de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur" (J. Guilaine). Il va de soi que ce document synthétique présentera aussi un intérêt majeur pour les étudiants, à qui il permettra une approche claire des connaissances préhistoriques à posséder sur la région, du Paléolithique inférieur à l'âge du Bronze.
Ce volume rassemble les Actes du colloque tenu à Arles (Bouches-du-Rhône) les 28, 29 et 30 octobre 2009 sur le thème de "l'archéologie des rivages méditerranéens". Cette manifestation scientifique a été organisée par les services régionaux de l'archéologie des directions régionales des affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d'Azur, de Languedoc-Roussillon, de Corse, et par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Placée sous le patronage de M. Frédéric Mitterand, ministre de la Culture et de la Communication, cette rencontre, qui a réuni plus de trois cents chercheurs, s'inscrivait dans le programme des célébrations du cinquantième anniversaire de la création du ministère de la Culture. Les contributions, rassemblées ici en six chapitres, permettent de mesurer les apports scientifiques et historiques des travaux menés à terre et sous les eaux depuis l'après-Seconde Guerre mondiale. Elles montrent aussi toute la dynamique d'une recherche conduite de manière pluridisciplinaire sur le terrain et en laboratoire par des équipes professionnelles et bénévoles.
Nouvelle édition du Guide des Maisons des Illustres , mis à jour avec 19 nouvelles maisons labelisées en 2020. 13 000 exemplaires vendus à ce jour... Le ministère de la Culture a créé en 2010 le label "Maisons des Illustres". Au total, 244 maisons sont labellisées. Toutes conservent et transmettent la mémoire de femmes et d'hommes qui les ont habitées et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France. Certaines sont des maisons-musées permettant d'entrer dans l'intimité de ces personnes illustres à travers des objets et un mobilier conservés dans leur cadre d'origine. D'autres sont des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages. D'autres encore, des maisons-création où carte blanche a été donnée à un artiste pour une évocation esthétique. D'autres enfin perpétuent l'esprit de l'illustre personnage par l'accueil en résidence d'écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l'appartement, la maison ou l'atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités. Ce guide est l'unique publication qui les rassemble. 244 idées de visites à travers la France entière et les départements d'outre-mer.
Résumé : Du règne de Louis XIV au Second Empire, toute l'Europe s'est émerveillée de l'éclat de la cour de France et de la société parisienne. A Versailles comme à Paris, princes et courtisans arboraient les plus somptueux costumes, se parant d'étoffes précieuses, de pierreries, perles et diamants, insignes éblouissants de leur pouvoir. Ils dictaient ainsi la mode, offrant la plus belle des vitrines à l'industrie du luxe parisien et, en particulier, à l'inimitable savoir-faire des artisans joailliers de la capitale. Il ne subsiste à ce jour que très peu de ces bijoux et parures dynastiques - souvent propriété du Trésor de l'Etat - que les souverains enrichissaient chacun à leur tour et que l'on remettait sans cesse au goût du jour. A défaut des bijoux eux-mêmes, restent les portraits de l'époque qui nous permettent d'entrevoir la splendeur de ces atours et d'admirer la virtuosité avec laquelle peintres et graveurs ont su restituer la magnificence des joyaux. A travers de splendides portraits conservés dans les collections du château de Versailles, cet ouvrage propose un panorama du goût de la parure aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
Un exceptionnel ensemble du XXe siècle, construit sur l'un des plus beaux sites de la baie de Roquebrune-Cap-Martin. Véritable icône de l'architecture moderne, la villa E1027, première création architecturale de la designer d'origine irlandaise Eileen Gray, est construite de 1926 à 1929 sur un terrain dominant la baie de Roquebrune-Cap-Martin face à Monaco. Elle a valeur de manifeste, tant pour l'architecture elle-même que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Le Corbusier, habitué des lieux depuis 1937 et amoureux de la Méditerranée, y réalisa plusieurs peintures murales. Sur la parcelle voisine, Thomas Rebutato fait construire en 1947 son cabanon de week-end qui devient en 1949 le restaurant-guinguette " L'Etoile de mer ". Une forte amitié naît alors entre le propriétaire, son fils, le jeune Robert, et Le Corbusier. Ce dernier y réalise deux peintures murales et un tableau, qui viennent habiller la construction préfabriquée en bois et plaques de fibrociment reposant sur des plots de béton. En 1951, Le Corbusier demande à son ami Thomas Rebutato de lui céder un morceau de sa parcelle, pour y construire, juste à côté de la guinguette, une habitation de vacances, témoignage des réflexions de Le Corbusier sur l'habitat minimum et la production standardisée. Cet album de la collection "Regards. . ". est la première présentation de ce site unique dont la gestion est désormais assurée par le Centre des monuments nationaux. La nouvelle édition présente un récent reportage photographique de la villa E1027 dont la restauration s'est achevée début 2021.
Résumé : Fondée en 910, l'abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) devient au XIIe siècle une capitale monastique et spirituelle au rayonnement sans équivalent dans l'Occident médiéval. Aujourd'hui encore, les vestiges de l'abbaye révèlent la splendeur passée de ce chef d'oeuvre de l'art roman. En 1910, l'Académie de Mâcon publiait les actes du congrès d'Histoire et d'Archéologie intitulés Millénaire de Cluny. Un siècle plus tard, les Editions du patrimoine célèbrent le onzième centenaire de l'illustre abbaye en réunissant, sous la direction de Neil Stratford, les contributions de quarante spécialistes sur son histoire et son rôle culturel à l'échelle de la France et de l'Europe. Fruit du travail et des recherches menées depuis plusieurs décennies, cet ouvrage a pour vocation de transmettre une connaissance approfondie de Cluny et de son rayonnement spirituel et artistique dans tout l'Occident médiéval.