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La fabrique de l'extravagance. Porcelaines de Meissen et de Chantilly
Deldicque Mathieu
HAYOT
39,00 €
Épuisé
EAN :9791096561254
La porcelaine fut l'or blanc du XVIIIe siècle, recherché avec avidité par les princes éclairés. Deux d'entre eux, Auguste le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne, et Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé, premier ministre du roi Louis XV, mirent leur fortune au service de leur passion et fondèrent deux prestigieuses manufactures, à Meissen et à Chantilly. Pour la première fois, une grande exposition et son catalogue se proposent d'éclairer le dialogue entre ces productions qui ont marqué les arts décoratifs du Siècle des Lumières. Les fondations des manufactures de porcelaine de Meissen et de Chantilly reposent sur les collections princières dans lesquelles elles purent régulièrement puiser des modèles. Auguste le Fort et Louis-Henri de Bourbon-Condé partagèrent en effet un enthousiasme pour la porcelaine asiatique. Les manufactures qu'ils fondèrent imitèrent la production de style japonais kakiemon, avec une grande précision, tout en s'adaptant souvent aux formes et usages occidentaux. Le XVIIIe siècle était de fait celui de l'attrait de l'exotisme. La statuaire, autant à Chantilly qu'à Meissen, en témoigne ? : les amusants magots chinois répondent aux petites statues animalières de Chantilly où le singe est roi, faisant écho aux décors peints des "? singeries ? " du château de Chantilly. A Dresde, Auguste le Fort rêva de pousser jusqu'au bout les limites techniques de la porcelaine en créant une fragile ménagerie, impressionnante par ses dimensions et sa technique. Cette histoire est également celle des rivalités et échanges commerciaux, tout comme celle du goût. Le rôle central des marchands-merciers parisiens, important des pièces de Saxe, les dotant de montures orfévrées et les mélangeant à des porcelaines françaises, sera largement étudié. Ce catalogue, réunissant des spécialistes français et allemands, permettra de faire état des dernières recherches sur des chefs-d'oeuvre souvent extravagants, témoins de savoir-faire remarquables, conservés en mains publiques et privées.
Résumé : Entrez dans l'intimité du duc et de la duchesse d'Aumale Les appartements privés du duc et de la duchesse d'Aumale sont situés au rez-de-chaussée du Petit Château. Le duc d'Aumale les fit aménager en 1845-1847 par le peintre et décorateur romantique Eugène Lami peu après son mariage. Ce sont les seuls appartements princiers datant de la monarchie de Juillet qui sont restés intacts. Accessibles en visite guidée et en petit groupe uniquement, ces lieux de vie, empreints de souvenirs, constituent un témoignage exclusif de l'intimité du duc et de la duchesse d'Aumale.
Cinq cents ans après la mort de Raphaël, le musée Condé de Chantilly, le lieu le plus important en France pour la connaissance de l'artiste après le musée du Louvre, lui rend hommage en réétudiant son fonds de dessins et de tableaux, riche en oeuvres autographes ou réalisées par les élèves du maître, assorties de quelques prêts prestigieux. C'est l'occasion de revenir sur la brève mais florissante carrière de Raphaël, à travers les grandes étapes de sa formation et l'évolution de son style. En partant de ses premières commandes, exécutées sous l'influence du Pérugin, ce catalogue s'arrêtera sur les harmonieuses compositions religieuses de sa période florentine et sur les chefs-d'oeuvre liés aux grands décors romains qui marquent son triomphe, pour aboutir à la riche production de ses disciples, Giulio Romano, auteur des décors du Palazzo Te de Mantoue. Polidoro da Caravaggio ou encore Perino del Vaga, spécialiste des grotesques.
Le musée Condé du château de Chantilly a la chance de pouvoir conserver l'un des manuscrits, si ce n'est le manuscrit, le plus célèbre du monde. "Roi des manuscrits" , "livre cathédrale" , "Joconde des manuscrits" : tous les superlatifs sont employés pour le qualifier, tant l'ouvrage a marqué ceux qui ont pu le consulter et l'apprécier. Commandé par Jean de Berry (1340-1416), l'un des plus grands mécènes et bibliophiles de son temps, auprès de trois enlumineurs, les frères de Limbourg, vers 1411, il reste inachevé à la mort de tous ces protagonistes en 1416 et fait l'objet de deux campagnes d'enluminure complémentaires qui s'étalent tout au long du XVe siècle, vers 1446 d'abord, puis en 1485. Il fait largement l'admiration des artistes et des amateurs dès la fin du Moyen Age. Depuis son acquisition en 1856 par Henri d'Orléans, duc d'Aumale, fondateur du musée Condé, il ne cesse d'être reproduit, diffusé, étudié. Il a largement façonné notre imaginaire du Moyen Age. Ce petit guide offre une synthèse introductive à l'appréciation de l'un des plus grands chefs-d'oeuvre médiévaux qui soient.
Résumé : Bernard Molitor est un ébéniste luxembourgeois qui part tenter sa chance à Paris. Au XVIIIe siècle la France est un véritable creuset des arts et de l'esprit. Il est l'un des derniers Maîtres de la corporation à travailler pour le roi. Artisan d'un monde de qualité, de fantaisie et d'élégance qui s'achève, il possède l'un des seuls ateliers que la tourmente révolutionnaire ne parviendra pas à abattre. Il obtient de superbes commandes émanant du Directoire, de Napoléon, du roi Jérôme de Westphalie et de collectionneurs privés dont le duc de Choiseul Praslin. Du Directoire à la Restauration, il saura, tout en satisfaisant les caprices des modes éphémères, garder une manière originale. Ses sujets d'inspiration sont influencés par l'actualité, au moment du Retour d'Egypte notamment, mais sa manière demeure Ancien Régime. L'acajou massif, les bois précieux parent de leur beauté sans tapage les meubles les plus beaux. L'un des grands atouts de Molitor saura de savoir jouer de cette simplicité là. L'étude de Molitor permet un survol unique d'une phase de trente ans qui, de 1792 à l'Empire, est avare d'informations concernant les métiers du bois. Historien d'art, Ulrich Leben a fait un C.A.P. de menuisier-ébéniste à Meerbusch, en Allemagne. Il évite ainsi l'écueil des théoriciens à qui manque la connaissance pratique indispensable à la compréhension de l'objet. Cet ouvrage est la seule monographie jamais consacrée à cet ébéniste ; elle permet à Molitor d'échapper au sort des maîtres méconnus, deux siècles après sa mort. Ulrich Leben, qui en a fait son sujet de thèse à l'université de Bonn, a reçu le Prix CINOA (CINOA est le sigle de la Confédération Internationale des Négociants en Objets d'Art).