La Piscine - musée d'art et d'industrie André Diligent de Roubaix organise du 14 mars 2020 au 31 mai 2020 une exposition consacrée à Marcel Gromaire. Deux toiles monumentales de Gromaire sont présentes à La Piscine : L'Abolition de l'esclavage dans le hall d'entrée et Loisirs qui évoque dans la grande galerie de sculptures, le décor du pavillon de la Manufacture de Sèvres lors de l'Exposition internationale de 1937. En 2017, la belle-fille de l'artiste a offert 163 gravures au musée. Constitué par Marcel Gromaire lui-même, cet ensemble retrace toute la production gravée du peintre suivant son évolution stylistique et ses diverses sources d'inspiration. Ces oeuvres sont le sujet de l'exposition qui complète une exposition monographique présentée au musée de Roubaix. Cette publication traite d'un aspect fondamental de l'oeuvre de l'artiste à travers la collection de La Piscine qui est essentiellement constituée d'un ensemble exceptionnel de gravures. L'ouvrage s'ouvre par un texte d'introduction sur l'origine de la collection, d'un texte sur l'oeuvre gravé de Gromaire et d'un texte sur son activité d'illustrateur. La publication s'insère ainsi dans la série des catalogues de collection déjà existante au musée de Roubaix en respectant le format et le principe d'exhaustivité des oeuvres reproduites.
A l'automne 2020, La Piscine présentera l'oeuvre gravé de Robert Wehrlin dans une exposition qui se tiendra dans les cabines du rez-de-chaussée du bassin. Trois donations importantes consenties par Jacques Wehrlin font du musée de Roubaix le dépositaire d'un véritable fonds de référence sur l'artiste franco-suisse. En 2011, 117 dessins et estampes sont offerts ; l'année suivante, 36 dessins et estampes et trois peintures autour de La Guerre en Pologne. Cette année-là La Piscine a valorisé par le biais d'une exposition et de la parution d'un catalogue de collection les deux premières donations voulues par le fils, Jacques Wehrlin, et organisées autour de deux thématiques qui entraient en résonnance avec les collections du musée (la guerre et l'exposition Degas). La place des estampes y était déjà prépondérante, intégrant de manière très didactique toutes les étapes de la chaîne opératoire. Heureux aboutissement de la relation d'amitié qui lie depuis cette date l'équipe du musée au fils de l'artiste, une nouvelle donation en 2014 par ce dernier a visé à renforcer et compléter le fonds. Les quelques 336 nouvelles feuilles, toutes des gravures (mêlant souvent pointe sèche, eau-forte, vernis mou et aquatinte) imprimées à domicile sur la presse de l'artiste et lithographies tirées chez Clot, permettent de retracer l'intégralité du parcours artistique de Wehrlin entre figuration et abstraction, et de témoigner de l'inventivité de l'artiste et de sa technique de gravure virtuose. D'origine suisse, formé à partir de 1922 à Davos par Ernst Ludwig Kirchner, Robert Wehrlin (1903-1964) s'installe dès 1924 à Paris dans le quartier du Montparnasse. Aux visites des musées, il adjoint la fréquentation des écoles libres de la ville fréquentant les Académies Julian, Ranson et de la Grande Chaumière. Bénéficiant de l'enseignement d'André Lhote et surtout de Jacques Villon, il expose régulièrement, à compter de 1925, au Salon d'Automne, des oeuvres marquées par la découverte de l'expressionnisme allemand, du fauvisme et du cubisme. Installé à Antony à partir de 1938 avec celle qui deviendra son épouse, Germaine Dupuis, il y effectue la majeure partie de sa carrière, ne renonçant jamais aux allers-retours avec son pays natal. Après-guerre, il se tourne vers l'abstraction et signe plusieurs illustrations ainsi que de nombreux décors monumentaux pour des édifices en Suisse.
Barbieux José ; Gaudichon Bruno ; Delcourt Amandin
Sur la scène artistique roubaisienne du XIXe siècle, le peintre Rémy Cogghe (1854-1935) tient une place singulière. Sa naissance en Belgique et son arrivée à Roubaix alors qu'il n'est qu'un enfant expriment ce que la ville industrielle doit à l'immigration flamande qui nourrit les tissages, les peignages, les filatures de la "Manchester du Nord" jusqu'à la première guerre mondiale. Rémy Cogghe sera l'iconographe optimiste d'une ville qui mêle encore les origines rurales de sa population et l'organisation sociale et économique d'une cité toute vouée à la réussite industrielle. Il participe à sa façon au mouvement naturaliste qui est particulièrement en vogue dans le dernier quart du XIXe siècle et dans les premières années du XXe. Grâce à des dons - notamment le legs d'Henri Selosse qui fait entrer le Combat de coqs en Flandre dans le patrimoine municipal en 1924 - et à des achats, le musée de Roubaix conserve sans aucun doute l'ensemble le plus riche en collections publiques d'oeuvres de Rémy Cogghe. Le présent catalogue fait l'inventaire de ce fonds exceptionnel et rend hommage au peintre le plus inscrit dans l'imaginaire et l'affectif roubaisiens.
A la fois peintre, photographe, sculpteur et céramiste, Gabriel Sébastien Simonet, dit Sébastien (1909-1990) s'est passionné pour de nombreux modes d'expression artistique qu'il a pratiqués toute sa vie. Formé à l'école Boulle aux métiers d'ébénisterie, il commence à faire de la décoration intérieure auprès d'Étienne Kohlmann, directeur artistique des ateliers des Magasins du Louvre, puis à la Maîtrise des Galeries Lafayette dirigée par Maurice Dufrêne. Parallèlement, sous le pseudonyme de Gab-Simo, il s'initie à la peinture et à la sculpture. En 1930, Sébastien fait un long séjour au Maroc et s'installe dans un village de potiers de la vallée de l'Ourika, puis à Marrakech. Ses premières pièces, représentant des personnages en méditation, datent de cette époque. Dès son retour à Paris en 1932, il travaille à la Maîtrise des Galeries Lafayette jusqu'en 1935. Il expose une quarantaine de pièces à l'Exposition internationale des arts et techniques de 1937. En 1940, réfugié à Vallauris, il rencontre le couple de collectionneurs Marguerite et Aimé Maeght et Suzanne Ramié, qui dirige l'atelier Madoura . De cette période fertile date une série de sculptures en terre cuite partiellement engobées où transparait l'univers onirique de l'artiste. Spirituel, l'art de Sébastien s'épanouit dans la mouvance symboliste : l'allégorie des thèmes et la simplification du rendu le rapprochent de la sculpture romane. Après son décès en 1990, un centre d'art Sébastien est créé en 1993 à Saint-Cyr-sur-Mer (Var), grâce à un legs de 182 pièces comportant peintures, dessins et aquarelles, terres cuites et bronzes. Le musée de La Piscine à Roubaix conserve un ensemble exceptionnel de sculptures, céramiques, photographies, peintures et dessins de Sébastien grâce à la générosité de madame Claire Cominetti, compagne de l'artiste.
Pour sa 21e édition, le Festival International des jardins a invité des concepteurs venus du monde entier à imaginer les projets les plus étonnants autour du thème "Jardins des délices, jardins des délires". Fondé en 1992, le Festival International des jardins a su s'imposer comme un rendez-vous incontournable de la créations paysagère et jardiniste. Prisé des professionnels du monde entier, le concours international préalable à chaque édition reçoit des centaines de propositions. Vingt-et-un projets d'exception ont été retenus par le jury présidé en 2012 par le célèbre chef cuisinier Alain Passard auxquels s'ajoutent les invités du Domaine. Référence au jardin comme haut lieu d'harmonie et de fertilité, ces "Jardins des délices, jardins des délires" évoquent l'Eden et les paysages idylliques de l'Arcadie. Ils célèbrent le bonheur, l'euphorie, la félicité et mêlent imagination sans limites, luxuriance végétale et extravagance botanique.
Natures... ...comme différentes personnalités de femmes de cinquante ans. Des "natures", c'est à dire des caractères. Natures comme naturelles. Des femmes qui s'aiment telles qu'elles sont Natures parce que l'âge est naturel. Et ce n'est pas un drame d'avoir son âge, c'est bien à n'importe quel âge. La nature c'est la liberté absolue. Les natures, ce sont ces femmes qui sont elles-mêmes absolument
Pour sa 22e édition, le Festival International des Jardins a invité des concepteurs venus du monde entier à imaginer les projets les plus étonnants autour du thème "Jardins des sensations". Fondé en 1992, le Festival International des Jardins a su s'imposer comme un rendez-vous incontournable de la création paysagère et jardiniste. Prisé des professionnels du monde entier, le concours international préalable à chaque édition reçoit des centaines de propositions. Vingt-cinq projets d'exception ont été retenus par le jury présidé en 2013 par le journaliste littéraire Bernard Pivot auxquels s'ajoutent les invités du Domaine. Référence au jardin comme haut lieu d'harmonie et de bonheur, ces "Jardins des sensations" célèbrent la subtilité, la diversité, la multiplicité des émotions régnant dans les jardins singuliers de Chaumont-sur-Loire.
En hommage à Jean-François Jonvelle, mort en 2002, cet ouvrage présente les cent plus belles photographies d'un homme qui aimait les femmes. Le style de Jonvelle est actuel, il recherche une poésie du quotidien qui n'est jamais triviale, ni sophistiquée, parce que son regard est aimable et qu'il s'attache à rendre les femmes libres, naturelles et émouvantes. Comme l'écrit Frédéric Beigbeder: "les femmes de Jonvelle sont fraîches parce qu'elles ne savent pas que nous les regardons".