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Il ne faut regarder que l'amour
Delbée Anne
ATELIER
12,43 €
Épuisé
EAN :9782708236202
Lorsque, à propos de ce livre, certains me confiaient, narquois ou suspicieux : " Ah ! vous écrivez sur la mort de votre père ! ", je ne parvenais pas à répondre. C'était cela et aussi son contraire. J'aurais pu tout aussi bien dire : " J'écris sur un coup de foudre, sur un arbre déraciné, sur une parcelle de cette lumière impénétrable. " Puis, au long de l'écriture, je suis tombée par hasard sur une phrase dans un récent roman : " Toutes les femmes ont un père : cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur. " Je déteste ces généralités qui sclérosent les âmes à la va-vite d'une mode, mais une fois de plus, le Hasard apportait une raison de Vie à ce livre. Au moment où ce récit prend forme, le père de ma fille, mon compagnon, vient de tomber gravement malade, ce livre a peut-être été écrit pour elle et pour lui. Je dis que certaines femmes, grâce à leur père, sont portées au bonheur.
Quatrième de couverture C'est grâce à ce livre, enfin réédité, que nous a été révélée la vie extraordinaire de Camille Claudel. Soeur aînée de l'écrivain Paul Claudel, Camille a connu, en tant que femme et en tant qu'artiste, un destin hors du commun. A la fin du siècle dernier, une jeune fille de dix-sept ans qui veut être sculpteur, c'est inconcevable, voire scandaleux. Or, Camille se lance dans l'aventure à corps perdu, avec l'enthousiasme et la farouche volonté qui la caractérisent. Jusqu'au jour de 1883 où elle rencontre Auguste Rodin. Le Maître accepte de la prendre comme élève ; bientôt il deviendra son amant. Suivent quinze années d'une liaison passionnée et orageuse d'où Camille sortira épuisée et vaincue... Elle mourra en 1943 à l'asile de Montdevergues, près d'Avignon, après un terrible internement qui aura duré trente ans, laissant au jugement de la postérité une oeuvre considérable, d'une rare puissance et d'une originalité visionnaire. Ce livre de réhabilitation de Camille, écrit avec émotion par une autre femme, une autre artiste, lui rend enfin justice.
Résumé : Née entre 1841 et 1844 d'un père resté mystérieux, Sarah Bernhardt se découvre très tôt une passion pour le théâtre. À quinze ans, grâce au duc de Morny, elle entre au Conservatoire, puis à la Comédie-française, qu'elle quittera plusieurs fois par esprit d'indépendance. Elle rencontre le prince de Ligne dont elle a un fils, Maurice, le grand amour de sa vie. En 1867, elle connaît un premier succès en jouant dans Athalie. Dès lors, la " voix d'or " interprète tous les grands rôles : Phèdre, Andromaque, Tosca, la Dame aux Camélias, l'Aiglon écrit spécialement pour elle - et elle inspirera la Salomé d'Oscar Wilde. Femme adulée et haïe, nombre d'hommes succombent à sa beauté et à son talent - le tragédien Mounet-Sully, Victor Hugo, Pierre Loti, Jacques Damala, qu'elle épousa, Gustave Doré, Jean Richepin - ou à tout le moins l'admirent : Freud, D.H. Lawrence, Sacha Guitry. C'est aussi une patriote attachée à " une certaine idée de la France ", qu'elle défend en 1870 et qu'elle représente partout à l'étranger : en Europe, mais également aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Australie, en Russie. Sa devise, " Quand même ", résume le courage et l'énergie de cette femme, depuis son engagement en faveur de Dreyfus jusqu'à l'amputation de sa jambe malade, qui ne l'empêcha pas de jouer. Elle inspire ici un récit à deux voix : celle de l'actrice, pendant les dix jours qui précédèrent sa mort en 1923 à l'âge de 80 ans, et qui se souvient des grands moments de sa vie, et celle d'un jeune biographe partagé entre l'admiration éperdue qu'il voue à cette femme et la rigueur du travail qu'il y consacre.
Il paraît que, juste avant de mourir, chacun de nous revoit sa vie en accéléré. Seul, sans autre interlocuteur possible, un homme, ex-réalisateur de films, raconte cet ultime cinéma à son chien. Il a eu vingt ans en 1942. Les petites histoires de cette génération ont trop souvent rencontré l'histoire. Du Front Populaire à la naissance de l'euro, des films encore muets à " Loft Story " et " Big Brother ", c'est toute une vie d'images qui se bousculent pêle-mêle, dramatiques, rigolotes et parfois historiques.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.