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Eucharis
Delaveau Philippe
GALLIMARD
16,25 €
Épuisé
EAN :9782070715657
On peut rêver une langue simple qui tente, une fois encore, de dire le monde, le temps qui s'écoule et l'éphémère beauté que tout menace - et, autant que le poème est capable de faire, essayer de comprendre. Alors, chaque moment fugace, les menus événements en quoi consiste une existence, le doux langage des arbres et du crépuscule, nous comprenons qu'ils nous adressent des signes : saurons-nous quelle histoire s'accomplit ? Peut-être pourrons-nous découvrir ce qui advient de nous ; en quoi notre destin récapitule d'autres vies ; comment, menacés par les mythes, nous avons été rachetés ; et qu'un jour, quelqu'un est venu nous arracher au désespoir et donner un sens à la souffrance. Peut-être n'avions-nous jamais fait que l'attendre, en contemplant l'obscur de la nuit et du monde. Telles sont les quatre étapes de ce recueil : Enfances, Mythe, Histoire, Mystère, qui mènent à la lumière que chaque nuit fait sourdre. D'une partie à l'autre, les poèmes se répondent, élevant de leurs mots comme une action de grâce". Philippe Delaveau.
PoésieIl se fait aujourd'hui la plus belle poésie parmi les cendresanéantie dans le silence, jamais lue, traquéecombien de poètes réduits à l'incertitude sous les toitures.Savoir où planter la pelle dans la nuit des proscritsoù recommencer la tâche dans la mine obscure.Les yeux des diamants continuent de rêver l'ombre sous la terredéroulant d'étranges feux immobiles.À quel matériau se confier comme le plomb du verrequi unit les vitraux sous les voûtes.Ou la pierre des belles maisons érigéescomme éternellement dure un vers de Malherbe.(in Retour au pays blanc)
Quatrième de couverture Si vivre, c'est trembler comme font les feuillages ; si trembler, c'est prendre la mesure de la précarité du monde et de soi-même, il reste au poète à chercher un moyen de vivre - ou de survivre. C'est le chant, certes, le chant d'apaisement, le chant de supplication, mais aussi le chant d'amour.Ce livre de joie et de douleur exprime alors la condition de celui qui vit séparé de ce qu'il entrevoit, de ce qu'il attend, de ce qu'il désire - beauté, sainteté, ordre admirable d'un monde où puisse retentir une parole pure.«Cet amour cette folie dans l'inconfort de l'airla joie bleue de l'été présente entre les branches : ton visagesi près si loin comme la brancheendormie repose l'ombre au-dessous si douce dortsur son obscurité l'eau de tes yeuxl'eau de tes yeux m'aspire : aux pas du bleu du cieldans l'acuité du vide qui est splendeur tes yeux si prèsoù le monde aussi boit l'image comme je t'aimeet crains cet excès comme tu m'aimes notre folie [...]»
Poète salué par Claude Roy comme "le plus considérable de sa génération", Philippe Delaveau s'est imposé dès son premier livre, Eucharis (1989). D'emblée son oeuvre se distingue et témoigne, comme le souligne William Bush, "d'une poésie ordonnée au déchiffrement du réel, à l'exploration de la personne humaine, instauratrice d'un chant. Poésie postmoderne, elle suscite un lyrisme dépouillé d'illusions et tente de trouver une unité nouvelle susceptible de pallier les figures du désastre (fragmentation et fêlure) qui hantent le monde moderne. A mal spirituel remède spirituel : la poésie (art du langage) aura pour objet le réel existant et non le seul langage. Ce qui justifie la vocation du poète, chargé de rappeler l'existence des sources, d'embraser la nuit qui tombe sur le monde. D'où le recours à des fragments de la tradition culturelle dans une oeuvre qui dit aussi que l'héritage du passé pas plus que les ingéniosités ne sauraient nous sauver. On ne peut pas plus revenir aux vieilleries poétiques que se contenter de jouer avec les seuls signifiants. C'est pourquoi la poésie de Philippe Delaveau se présente comme un itinéraire vers la contemplation". Avec Le Veilleur amoureux, publié en 1992, cet itinéraire tente d'atteindre à l'essentiel de la vie humaine tout en répondant à l'interrogation d'Isaïe : Veilleur, où en est la nuit ? Philippe Delaveau affronte ce questionnement en décrivant une expérience qui mêle à la fois le tâtonnement dans l'obscurité, la jubilation de l'été, le temps quotidien à une intense célébration de l'amour. Car le Veilleur est aussi un déchiffreur, un poète attaché à dévoiler les signes du temps présent.
Né en 1950, Philippe Delaveau estime que la poésie ne peut être un simple jeu de mots, mais "une parole qui peut avoir un rôle dans la cité, qui est l'aboutissement d'une certaine manière d'être, à la recherche d'une certaine paix, d'une forme de pureté et de vérité" .
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.