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Après l'abîme... Le pouvoir de la mémoire traumatique
Delaunay Delphine ; Thomas Eva ; Mugnier Jean-Paul
FABERT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782849226865
Un soir, alors que je suis une petite fille de 9 ans qui s'apprête à s'endormir dans sa chambre, la voix grave de mon père déchire le silence. Il m'invite à le rejoindre dans son lit. Terrorisée, je ne sais que répondre. Pourquoi mon corps refuse de le rejoindre ? Pourquoi, me bloque-t-il, alors que je dois obéir à mon père ? Moment d'horreur étouffé sur le champ, que ma conscience déterrera 35 ans plus tard, suite à de nombreux autres micro-événements refoulés. Des années durant, mon corps a crié sans relâche ce que mon cerveau s'est ingénié à taire et à enfouir dans les profondeurs de mon inconscient. Angoisses soudaines, maux de ventre, crises de panique, hypervigilance... autant d'indices douloureux qui ponctuèrent mon adolescence et ma vie de femme. Le jour où ma soeur révéla au grand jour les horreurs que notre père lui avait fait subir, des années durant, ma mémoire traumatique s'est éveillée. Au milieu du ressac acide de mes souvenirs, je peux enfin mettre des mots sur mes maux, et amorcer un travail de libération. En restituant la généalogie de mes troubles et les éclats de ma mémoire traumatique émerge graduellement de l'obscurité. Enfin savoir qui je suis et entreprendre le chemin de l'acceptation : passer de la survie et prendre goût à la vie.
Pour se construire l?enfant a besoin de tester, de s?opposer, de désobéir? Autant d?occasions d?apprentissage accompagnées par l?adulte. Mais dans un contexte où les troubles de comportement de l?enfant sont un sujet d?actualité, l?auteur pointe les risques des réponses normatives. Partant d?une description clinique et des classifications actuelles de ces troubles, émergent deux conceptions en vigueur radicalement différentes quant à leurs perspectives thérapeutiques et dès lors à la réponse sociale qu?elles sous-tendent. Pour cet expert, l?hyperactivité témoigne d?une souffrance psychique de l?enfant à laquelle il convient d?apporter une réponse thérapeutique chaque fois adaptée. L?auteur reprend, phase par phase, le développement de l?enfant. De cet itinéraire, il en dégage des éléments de compréhension du symptôme de l?hyperactivité. À cet égard, il interroge aussi, au travers de la télévision, les modifications des conditions du développement de l?enfant.
Dans la pratique quotidienne, de nombreux professionnels rencontrent des situations d'enfants dont les parents sont séparés. Au gré des évolutions sociale et familiale, l'organisation de l'hébergement de l'enfant entre son père et sa mère a connu des changements. Ce livre propose d'envisager la question de la garde alternée à la lumière du développement de l'enfant. Age par âge, les besoins de l'enfant, notamment ses besoins de stabilité et de continuité, sont étayés au travers de son attachement à ses figures parentales. Comment penser l'hébergement de l'enfant et les modalités de lien avec ses deux parents compte tenu de ses capacités psychiques et cognitives ? D'autant plus que la clinique infanto-juvénile confronte les professionnels à des enfants en perte de structure, à des parents fragilisés dans leur fonction parentale. Des modalités trop rigides ou standardisées font l'impasse sur la diversité des situations et sur l'intérêt même de l'enfant.
La manière dont les institutions voient les familles et interviennent dans leur organisation au moment des ruptures d'union a basculé au cours des dernières décennies. On est passé d'un modèle décisionnel tutélaire, qui échappait aux intéressés, à une formule reposant sur l'appel à l'autorégulation. Aujourd'hui, les autorités en charge de la famille se placent en retrait autant que possible, confiant aux intéressés la recherche des solutions qui s'appliquent à leur situation. Ce texte analyse ce basculement, le sens et la portée qu'il prend. N'y a-t-il pas un paradoxe à prétendre s'appuyer sur la volonté et le consentement des partenaires alors qu'ils sont en conflit ? Le fait de confier aux parents la tâche de s'accorder sur les mesures à prendre pour leurs enfants et eux-mêmes n'entre-t-il pas en tension avec les pressions et les déterminations sociales fortes qui persistent néanmoins ? Examiner cette évolution, également les oscillations qui restent à l'oeuvre, guidera le professionnel dans la compréhension des frontières entre sphère privée et publique.
Pour chaque enfant, c'est la famille conjugale qui est le lieu de l'humanisation. Les fonctions de la mère et du père restent différenciées et asymétriques même si, aujourd'hui, le mot de parentalité laisse souvent entendre le contraire: la mère est le premier autre, le père intervient en deuxième, et il s'agit pour lui d'inverser la prévalence naturelle donnée à la mère, non pas à son profit - comme le voulait souvent le patriarcat - mais au profit de l'inscription de l'enfant dans le langage, capacité qui définit notre espèce. La parentalité est alors l'indice d'une défense inédite contre le sexuel. La société néolibérale du tout possible prétend se débarrasser de la dissymétrie entre père et mère. Elle ne s'aperçoit pas qu'elle rend ainsi plus difficile le travail d'humanisation que la génération du dessus assume à l'égard de celle qui suit. S'en suivent des conséquences cliniques qui méritent d'être identifiées.