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Les logiciels de l'âme
Delassus Jean-Marie
ENCRE MARINE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782909422862
Comme une digue qui se rompt, la notion d'âme a été emportée. Ce qui était une croyance n'a pas résisté aux assauts de la science. Du coup, de nouvelles hypothèses, notamment empruntées à la génétique, essaient, assez vainement, d'expliquer l'animation des corps et la vie particulière de l'homme. Mais il y a des croyances qui vont d'emblée au-delà des sciences et, en quelque sorte, les précèdent. Il faut le temps que les sciences les rejoignent et confortent ces intuitions par la nature précise d'une réalité. Aujourd'hui, l'âme peut reprendre sa place et tenir son rôle. Progressivement acquise, elle ne fait plus dépendre nécessairement d'un créateur. Sa structure est compréhensible, elle est de type logiciel, évoluant sur une base prénatale et en fonction des stades vitaux qui lui succèdent. Il y a donc des logiciels de l'âme qui, loin de combiner des éléments matériels d'information, organisent la fonction de totalité qui nous est devenue inhérente. Certes, cette âme ne nous rend pas immortels, mais pendant que nous vivons et au-delà des crispations du moi, elle nous signifie.
La philosophie a son mot à dire, mais elle demeure dépendante des concepts traditionnels dont elle a hérité. La psychologie reste fragmentaire même si elle s'ouvre à l'analyse de l'inconscient. Dans les deux cas, on utilise des notions qui fonctionnent en boucle sans parvenir à nous définir. Les neurosciences constituent un champ d'étude en plein développement qui devrait conduire à d'importantes applications thérapeutiques. Mais on y manque encore d'un point de vue explicatif des fondements de notre être. Une neuroscience globale du cerveau est néanmoins envisageable étant donné notre vaste dotation en neurones non programmés. A partir de là une formation cérébrale prendrait corps au sein du vécu prénatal en intégrant l'homogénéité ambiante. Du fait de cette épigenèse, l'être humain relèverait d'une structure spécifique qui le configure et nous anime. C'est un tournant dans l'investigation. On découvre une orientation vitale essentielle à la compréhension de notre existence.
La nature est distante, indifférente à notre existence, bien que nous tentions de l'approcher, de l'étreindre. Il suffit d'un corps, dressé au milieu d'elle, pour qu'elle prenne sens et corresponde à notre attente. Mais la nature n'est rien sans l'expérience du corps, la matière vive du corps humain et les cérémonies qui en procèdent. Au-delà des mots, nous succombons au visible. Le corps est l'apparition.
Résumé : Une nuit d'octobre 2016, plusieurs braqueurs pénètrent dans un luxueux hôtel du 8e arrondissement. Une bague à quatre millions d'euros, une victime célèbre : Kim Kardashian, américaine, milliardaire, brune et plantureuse, des millions de fans... Il est 4 heures du matin quand les suspects s'enfuient à bicyclette. Kim Kardashian est restée ligotée dans sa baignoire, terrifiée. Ce récit raconte la rencontre de deux mondes. Celui des Kardashian, nouveaux monstres du divertissement américain et celui d'"Omar le Vieux", gamin des années 1950 devenu un baron du grand banditisme. C'est la France de Michel Audiard, hors-la-loi, souterraine, contre l'Amérique d'Hollywood, puissante, outrancière. Des bas-fonds de Paris aux collines de Los Angeles, d'un somptueux dîner donné par Azzedine Alala jusqu'à la cavale des braqueurs, Pauline Delassus nous livre une enquête passionnante et baroque : un film de Melville sur une bande-son de Rihanna.
La naissance n'est pas l'accouchement. C'est par facilité de pensée que nous croyons à une trame naturelle conduisant de manière linéaire du développement de l'embryon et du f?tus pour aboutir, au-delà de la mise au monde de l'enfant, à sa naissance. Cela est inexact. La naissance nous invite à découvrir une dimension d'existence inouïe. L'image du nouveau-né criant, impuissant, masque en fait une souveraineté: celle de la vie en son état encore originel. A travers le nouveau-né, nous entrevoyons en fait directement ce que nous sommes essentiellement. Pour envisager ce noyau d'inconnu recélé au c?ur de ce que le mot de naissance ne sait nommer, l'auteur élabore une "psychanalyse de la naissance". L'observation clinique rigoureuse du nouveau-né mise en regard de la vie prénatale qui l'a structuré permet maintenant de mener cette tentative. Cet ouvrage fondateur propose un parcours complet de la vie prénatale à l'achèvement de la petite enfance. Il détaille ainsi toutes les étapes constituantes de la naissance psychique. Fruit d'une exceptionnelle expérience clinique, ce livre invite tous les professionnels concernés par la périnatalité et la petite enfance à repenser fondamentalement les dimensions multiples de la naissance.
Marcel Conche, professeur émérite à la Sorbonne, membre de l'Académie d'Athènes, est l'auteur de nombreux ouvrages, publiés aux Editions Encre Marine, Cécile Defaut, Albin Michel, et surtout aux Presses Universitaires de France (collections "Perspectives critiques", "Quadrige" et "Epiméthée").
Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu: au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.
Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime: le "nirvâna". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le "nirvâna" suppose l'expérience "sui generis" de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite "tragique". Si "tout est souffrance", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie: la sagesse tragique implique la "volonté de souffrir", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.
Angelus Silesius est le nom de poète que s'est donné à bon escient Johannes Scheffler, docteur en philosophie et en médecine, médecin à la cour impériale de Ferdinand III, prêtre ordonné en 1661, écrivain religieux, qui naquit en Silésie, à Breslau, en 1624, où il mourut en 1677. Le voyageur chérubinique - Der Cherubinischer Wandersmann - dont le seconde édition parue en 1675 (la première datant de 1657) contient 1676 distiques et brefs poèmes, est l'un des plus beaux livres de la poésie mystique européenne.