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La quête de la sagesse - Sagesse de l'homme vulnérable. Volume 2
Delassus Eric
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782336307114
Parce que les hommes naissent ignorants des causes des choses et que chacun d'eux n'est pas "comme un empire dans un empire", ils sont vulnérables, ils sont dans la servitude pour reprendre l'expression utilisée par Spinoza dans Ethique IV. Ils sont dépendants de la nature tout entière et par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Mais cette dépendance n'est pas nécessairement un signe de faiblesse. C'est elle, qui lorsqu'elle est bien ordonnée, empêche que les hommes deviennent les ennemis les uns des autres. Aussi, pour éviter que dans l'humanité tout ne se passe pas comme dans l'état de nature initial où "les gros poissons mangent les petits" et où "l'homme est un loup pour l'homme", faut-il des lois pour protéger les plus faibles ainsi qu'une autorité pour les faire respecter. Mais la loi, à elle seule, ne peut pas apporter aux hommes la chaleur dont ils ont besoin pour se sentir soutenus et se rendre utiles les uns envers les autres. Il faut donc à l'homme vulnérable une sagesse pour l'accompagner et l'inviter à faire preuve d'autant de sollicitude qu'il est possible envers ses semblables. Mais si l'on appelle sagesse, un savoir qui procure la vertu, que peut bien être la sagesse de l'homme vulnérable ? Sinon une sagesse consciente de sa propre vulnérabilité et par conséquent de ses limites. C'est à l'intérieur de ces limites que nous proposons au lecteur de circuler. En espérant qu'il trouvera dans ces quelques textes des pistes qui l'aideront à repousser et peut-être à franchir ces limites pour progresser vers une autonomie solidaire. C'est-à-dire vers la capacité, non pas de se suffire à soi-même, mais de se déterminer avec et pour les autres par la compréhension des liens qui nous unissent à la nature tout entière et donc à l'humanité qui en constitue la partie qui nous importe le plus.
Biographie de l'auteur Docteur en philosophie, Eric Delassus enseigne au Lycée Jacques-Coeur de Bourges, il participe aux travaux du groupe d'aide à la décision éthique du CHR de cette ville, ainsi qu'aux travaux du laboratoire de recherche en éthique médicale de l'UFR de médecine de l'université François Rabelais de Tours.
Résumé : L'homme n'est pas "dans la nature comme un empire dans un empire" écrit Spinoza dans la préface de la troisième partie de son livre majeur L'Ethique. Par cette formule, il fait comprendre à son lecteur que l'être humain n'est pas une exception, qu'il est déterminé comme toutes les autres choses par les lois de la nature et que le sentiment qu'il a de disposer d'un libre arbitre n'est qu'une illusion. Faut-il alors en conclure qu'aucune liberté ne lui est accessible ? Penser une liberté qui n'ait plus rien à voir avec le libre arbitre, penser la liberté à l'intérieur du déterminisme, tel est le problème qui traverse toute la pensée de Spinoza, aussi bien sur le plan éthique que politique. Les citations qui sont ici commentées tendent à fournir des clés permettant de mieux pénétrer la philosophie spinoziste et de comprendre comment elle explore cette problématique.
Parce que les hommes naissent ignorants des causes des choses et que chacun d'eux n'est pas "comme un empire dans un empire", ils sont vulnérables, ils sont dans la servitude pour reprendre l'expression utilisée par Spinoza dans Ethique IV. Ils sont dépendants de la nature tout entière et par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Mais cette dépendance n'est pas nécessairement un signe de faiblesse. C'est elle, qui lorsqu'elle est bien ordonnée, empêche que les hommes deviennent les ennemis les uns des autres. Aussi, pour éviter que dans l'humanité tout ne se passe pas comme dans l'état de nature initial où "les gros poissons mangent les petits" et où "l'homme est un loup pour l'homme", faut-il des lois pour protéger les plus faibles ainsi qu'une autorité pour les faire respecter. Mais la loi, à elle seule, ne peut pas apporter aux hommes la chaleur dont ils ont besoin pour se sentir soutenus et se rendre utiles les uns envers les autres. Il faut donc à l'homme vulnérable une sagesse pour l'accompagner et l'inviter à faire preuve d'autant de sollicitude qu'il est possible envers ses semblables. Mais si l'on appelle sagesse, un savoir qui procure la vertu, que peut bien être la sagesse de l'homme vulnérable ? Sinon une sagesse consciente de sa propre vulnérabilité et par conséquent de ses limites. C'est à l'intérieur de ces limites que nous proposons au lecteur de circuler. En espérant qu'il trouvera dans ces quelques textes des pistes qui l'aideront à repousser et peut-être à franchir ces limites pour progresser vers une autonomie solidaire. C'est-à-dire vers la capacité, non pas de se suffire à soi-même, mais de se déterminer avec et pour les autres par la compréhension des liens qui nous unissent à la nature tout entière et donc à l'humanité qui en constitue la partie qui nous importe le plus.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.