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Carpeaux-Daumier : dessiner sur le vif. Exposition, Musée des beaux-arts de Valenciennes, du 18 sept
Delapierre Emmanuelle
ILLUSTRIA
32,00 €
Épuisé
EAN :9782912241139
C'est dans l'écart même qui sépare les deux artistes que nous avons souhaité interroger la pratique du croquis au dix-neuvième siècle, laquelle paraît inscrite entre deux curseurs : le dessin sur le vif et l'étude de mémoire. Cet ouvrage instaure un dialogue original entre deux artistes du XIX e siècle qui, bien que de générations et de formations différentes, ont exploré avec un égal plaisir les arts de la sculpture, de la peinture et du dessin. Tels deux "chroniqueurs" avisés, Carpeaux et Daumier ont su prêter attention aux vibrations de la vie quotidienne, aux mutations de la société et aux bouleversements politiques d'une époque troublée. De la caricature à l'histoire contemporaine, des études des "petites gens" à celles de Napoléon III, en passant par des scènes intimistes, ils n'ont cessé de dessiner, dans une forme d'engagement au monde, avec une liberté et une audace exceptionnelles. A l'opposé du dessin académique d'après modèle, Daumier et Carpeaux pratiquent le croquis au vol, fixant au plus vite et au plus juste un mouvement, une attitude, une expression. A travers leurs esquisses à l'encre, au crayon, au lavis, à la sanguine, ils se révèlent dignes successeurs de Delacroix et Géricault."Il faut être de son temps !" disait Daumier. Le génie graphique des deux artistes réside dans leur aptitude à mêler instantané et invention, mouvement saisi dans sa fugacité et connaissance aiguë de la forme, pour aboutir à un art de synthèse, expressif et universel.
Connu pour sa Liberté guidant le peuple, et pour son travail dans les églises, Eugène Delacroix (1798-1863) fut-il pour autant un artiste engagé ou un peintre religieux ? Difficile de l'affirmer, tant le Parisien, en marge des coteries, aura cultivé son quant-à-soi. S'il accepte de reprendre le flambeau du romantisme, après la disparition de Géricault, ce n'est que du bout des lèvres... Le choc de sa vie, l'éblouissement, Delacroix les connaîtra en 1832 lors d'un voyage en Afrique du Nord. Les esquisses, les carnets qu'il remplit fiévreusement, rageusement, cette année-là, l'accompagneront toute sa vie. Delacroix, artiste complexe, aura préféré la compagnie de Shakespeare et celle de Goethe à celle de ses contemporains. Dans son hors-série de 84 pages, Télérama se fait l'écho de la rétrospective du Louvre, la première depuis 1963. Et de la manifestation imaginée par le musée Delacroix, qui jette un éclairage sur les combats du peintre : "Une lutte moderne. De Delacroix à nos jours" .
Des Cars Laurence ; Delapierre Emmanuelle ; Castex
Résumé : L'eau-forte, art singulier, technique de gravure si proche du dessin par son immédiateté, offrit, du XVIe au XVlle siècle, de Parme à Venise, de Bologne à Rome, un espace de liberté incomparable pour les peintres de la Péninsule. Ces chefs-d'oeuvre de l'eau-forte de la collection Edmond de Rothschild, conservée au musée du Louvre, rencontrent ici pour la première fois les trésors de la collection Mancel du musée des Beaux-Arts de Caen. Se trouvent ainsi réunies des feuilles exceptionnelles de Guido Reni, Carrache, Parmesan, Lorrain, Castiglione, Canaletto, Tiepolo, Piranèse, parmi bien d'autres. Ce dialogue aussi fécond qu'exceptionnel éclaire l'histoire de la gravure et de la peinture en Italie d'une lumière nouvelle et nous permet de découvrir combien la technique de l'eau-forte fut un terrain d'expérimentation majeur.
En 2013, le musée des Beaux-Arts de Caen présentait une exposition intitulée "Un été au bord de l'eau" consacrée à l'essor des loisirs de plein air. Il propose d'éclairer aujourd'hui l'autre versant de cette modernité en marche, non plus au travers des images du temps libre, dédié à la détente au coeur de la nature, mais par le prisme de la représentation du travail dans l'effervescence des villes. L'exposition "Les villes ardentes" , programmée du 4 avril au 20 septembre 2020 dans le cadre de la quatrième édition du festival Normandie impressionniste, s'attache aux images du labeur en milieu urbain, de 1870 à 1914. Imaginée par Emmanuelle Delapierre et Bertrand Tillier l'exposition mêle une centaine d'oeuvres peintes et dessinées venant éclairer ces années qui, du souvenir des événements de la Commune à la veille de la première guerre mondiale, voient l'émergence d'une France industrialisée. Adeptes de la peinture de plein-air, les peintres impressionnistes s'attachent en premier lieu à la transformation des paysages, multipliant les vues des plaines ou des cours d'eaux émaillées de cheminées d'usines. Le premier à pointer l'émergence des zones industrielles est Armand Guillaumin, dès 1869, à Ivry. Au cours des deux décennies suivantes, nombreuses sont les oeuvres reflétant la modernisation de la France. La Normandie joue dans ce processus un rôle majeur : si prisée pour son littoral favorable au développement des loisirs bourgeois, elle l'est encore pour ses paysages industriels. Ce bouleversement touche tout autant les faubourgs que le coeur des villes. Paris achève de se moderniser selon les plans du baron Haussmann, le chantier du métropolitain progresse. Les peintres promènent un oeil attentif sur les quais et dans les rues où déchargeurs de charbon, cantonniers et ouvriers du bâtiment s'affairent. Bien des artistes ne s'en tiennent pas là et passent la porte des ateliers ou des fabriques, pointant les conditions d'exercice de nombreux travailleurs isolés, au premier rang desquels les tisserands et les repasseuses. Ce sont bien les mutations du monde du travail elles-mêmes qui apparaissent en filigrane dans ces oeuvres décrivant des métiers suspendus pour un temps aux confins de l'artisanat traditionnel et du monde industriel. Les ateliers familiaux laissent peu à peu la place aux manufactures et aux usines. Certes l'artiste ne prétend plus dresser le portrait de la France industrielle de son temps, comme l'avait fait au milieu du XIXe siècle François Bonhommé. Il témoigne en revanche des évolutions sociales en cours, telles que l'essor du travail des femmes ou l'émergence de la classe ouvrière. Confronté à des paysages et à une réalité sociale en voie de transformation, il y décèle une beauté nouvelle, quand il ne fait pas le choix d'un engagement politique. Comme l'a souligné l'historienne Madeleine Rebérioux, 1880 ouvre une "une décennie tournante, contemporaine d'une double jeunesse, celle de la liberté et (...) celle de la grève" . Les mutations touchant le monde du travail font apparaître des utopies et des combats nouveaux. Quelques artistes, à l'instar de Camille et Lucien Pissarro, Paul Signac ou Maximilien Luce, affirment des convictions anarchistes, concevant aussi bien des oeuvres peintes, des projets d'affiches que des dessins pour la presse. C'est l'histoire de la IIIe République qui s'écrit ici en images, depuis sa naissance difficile jusqu'à sa consolidation.
Les églises reconstruites après la Grande Guerre sont particulièrement nombreuses dans les cantons de Péronne et alentours. Cette région meurtrie par les bombardements constitue après-guerre l'un des terrains d'expérimentation de l'architecture religieuse et de l'art sacré. Les églises reconstruites dans les années vingt et trente affichent une variété de styles étonnante: néo-roman, néogothique ou régionalisme voisinent avec Art déco et modernisme. Si l'architecture religieuse s'approprie de manière discrète les innovations tant techniques que formelles de la Reconstruction, l'art sacré connaît quant à lui un complet renouvellement. Les artistes (vitrail, mosaïque, peinture) mais aussi les artisans (mobilier, ferronnerie) profitent de l'immense chantier de la Reconstruction pour créer des chefs-d'?uvre. Ce guide propose, à travers un texte d'introduction générale et un choix d'itinéraires à parcourir d'église en église, la découverte d'une sélection de ces édifices et de leur décor. L'Inventaire recense, étudie et fait connaître le patrimoine historique et artistique de la France. Les Parcours du Patrimoine, conçus comme des outils de tourisme culturel, sont des guides sur les chemins de la découverte.
Amon Anne-Marie ; Curatola Giovanni ; Desroches Je
Tout d'abord l'ouvrage propose un ensemble de cartes pour saisir les fondements d'une géographie sur laquelle les Polo établiront leur itinéraire. Ainsi, trois phénomènes historiques successifs ont tracé les routes qui relièrent l'Orient à l'Occident : les grands pèlerinages bouddhiques, les circuits commerciaux par terre et par mer des marchands arabes et les itinéraires des diplomates européens. Les échanges ont été matérialisés dans le cadre de cet ouvrage par trois inventions majeures dues à la Chine : la soie, le papier et la porcelaine. Au cours du xiii e siècle, le commerce de Venise domine la Méditerranée. Simultanément l'Occident capétien s'éveille. A moins de dix kilomètres de Paris, la commune urbaine de Saint-Denis est en passe de devenir l'une des cités les plus dynamiques du royaume. Pour accréditer ces temps forts, vestiges monumentaux et objets de la vie urbaine voisinent avec des témoignages venus de Venise et de Constantinople. Les deux derniers chapitres sont consacrés à Marco Polo et à son livre. Ils fonctionnent comme une invitation à reprendre les routes d'Asie au-delà de Constantinople jusqu'à la cité du Grand Khan.
Extrait de l'introduction de Marie-Josée Linou, Conservateur en chef du patrimoine Directrice des musées de Riom CommunautéLa troisième vie du musée MandetRiom, 1866L'hôtel Dufraisse, bâtiment classique édifié en 1707, devient musée de la ville de Riom grâce à Francisque Mandet, conseiller à la Cour d'Appel et président de la Société du musée, association constituée d'édiles de la ville, qui, par ses achats ou les dons de biens familiaux, dota le musée de nombreuses oeuvres d'art.Peintures et sculptures s'exposent dans les salons lambrissés et parquetés. Plus tard, la cour se voit pourvue d'un bassin et d'une fontaine (1875), puis archéologie et lapidaire prennent place à l'extérieur et sur les murs du porche (1899).Riom, 1983Le musée Mandet reçoit la donation Richard.Edouard Richard, avocat (1909-1986) et son épouse Marie-Joseph (1915-1997), riomois, offrent à la ville de Riom 1500 pièces, constituées de céramique, bijoux, ivoire, tapisserie, mobilier, émaux, dinanderie et orfèvrerie illustrant les principales périodes de l'Histoire de l'Art, de l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle.Cette collection suscite la réhabilitation d'un second hôtel particulier et le réaménagement du premier. Les deux bâtiments sont alors reliés par un jardin et l'aile en retour de l'orangerie, utilisée comme salle d'expositions temporaires.Riom, 2010La collection d'arts décoratifs contemporains prend place dans les ailes transformées du premier bâtiment, la cour et le porche d'entrée du musée retrouvent leurs formes originelles du XVIIIe siècle, mises en valeur par l'oeuvre contemporaine discrète et sensible de l'artiste Hélène Mugot.Cet «accéléré» permet de percevoir comment se définissent les collections publiques: en fonction du lieu dans lequel elles prennent place, de son histoire, des opportunités, des choix politiques, mais aussi du regard que vont porter sur elles leurs responsables successifs avec leurs partis pris et leurs orientations spécifiques.Naissance d'une collectionC'est d'une telle conjonction qu'est née en 1990 la collection d'arts décoratifs contemporains du musée Mandet qui émanait de la volonté de prolonger la collection d'objets d'arts anciens, et plus particulièrement le remarquable ensemble d'orfèvrerie civile des XVIIe et XVIIIe siècles, donné par les Riomois Édouard et Marie-Joseph Richard et constitué de cinq cents pièces françaises, anglaises, allemandes, espagnoles et hollandaises.Pour cela, il fallait explorer le monde artistique contemporain, qui n'était pas représenté dans le musée, rechercher dans les arts décoratifs et le design de la fin du XXe siècle les créations représentatives de la diversité des pratiques dans ces domaines.Aujourd'hui, les collections d'arts décoratifs, anciennes et contemporaines, fondent l'identité du musée Mandet, que des études, des publications et des expositions temporaires ont permis de développer et de mettre en valeur.Point fort et inédit dans les musées français: une politique d'acquisition régulière et soutenue de pièces d'orfèvrerie contemporaine, accompagnée d'expositions temporaires et de rencontres avec les artistes.
Cet ouvrage nous propose un panorama de ce que fût durant tout le XIX e siècle la peinture de paysage. Au début son statut est encore incertain : seuls ont le droit d'exister le paysage purement décoratif ou le paysage d'imagination aux connotations héroïques. Le travail sur le motif est dévalorisé. Cependant, un nouveau mouvement apparaît au début du xix e siècle exprimant la volonté de renouer avec une nature plus vraie, sans référence historique ou mythologique. Le travail sur le motif se développe, exécuté par des artistes qui peignent la nature dans de petites études réalisées en plein air. L'influence réaliste de la peinture hollandaise se combine aux souvenirs rapportés des voyages en Italie ou des séjours dans les forêts des environs de Paris. Dans les années 1820-1830, naissent les successeurs de ces artistes. Le travail en plein air, la liberté de la facture, les conduisent vers un pré-impressionnisme, précurseur du grand mouvement développé dans les années 1870. Puis, vers la fin du siècle, un retour s'effectue vers des valeurs moins réalistes, plus spirituelles, orientant la peinture vers un symbolisme traité différemment selon les artistes.