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La condition animale. Essai juridique sur les justes places de l'Homme et de l'animal
Delage Pierre-Jérôme ; Marguénaud Jean-Pierre ; Ca
MARE MARTIN
71,00 €
Épuisé
EAN :9782849341940
La tradition occidentale a édifié une frontière intangible entre l?Homme et l?animal, a fait de l?un l?antithèse de l?autre : le premier a été dit un individu supérieur, un être-tout, le second un individu inférieur, un être-rien. Le Droit a relayé ce dualisme : il a institué l?Homme en tant que personne et sujet de dignité ; il a installé l?animal dans la catégorie des choses, et lui a assigné une valeur seulement utilitaire. Des contestations, cependant, s?élèvent : certains veulent humaniser l?animal, aligner sa condition sur celle de l?Homme ; ils désirent que soient attribués à la bête une dignité, la personnalité juridique et plusieurs des droits subjectifs humains. Cette tentation humanisante, toutefois, doit être récusée, car elle porte le péril de l?animalisation de l?Homme : à égaliser les conditions de l?humain et de l?animal, on risque, en effet, plutôt que de traiter la bête comme un Homme, de traiter l?humain comme une bête. Il faut donc, impérativement, maintenir la frontière Homme/animal : non pas au motif de la supériorité de l?Homme sur la bête, mais pour éviter qu?à l?Homme, si fragile, si vulnérable qu?il est, il soit fait une condition animale. Cependant, l?animal est lui aussi un être vulnérable, qui peut faire l?objet de traitements contraires à son essence même. Cette essence animale, il est proposé de l?appeler l?esséité. Une esséité qui, pour ne pas se confondre avec la dignité humaine et ne pas commander la personnification juridique de l?animal, appellerait par contre l?instauration, au profit de la bête, d?une protection pénale absolue : n?interdisant pas son institution en tant que chose juridique, elle prohiberait catégoriquement, en revanche, tous agissements ou pratiques via lesquels l?animal serait ramené au rang de chose pure, c?est-à-dire à l?état de matière inerte, insensible, de simple substance vide de respectabilité.
Quels sont les processus de transformation d'une forme symbolique? Comment s'importe-t-elle et s'intègre-t-elle dans des traditions et des rituels qui lui sont étrangers? Pierre Déléage nous livre ici une belle étude de cas. Son enquête, à la croisée de l'anthropologie et de l'histoire, a pour terrain les relations qui s'établirent, au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, entre des missionnaires catholiques et les Micmacs, groupe amérindien peuplant les côtes atlantiques de l'actuelle frontière séparant le Canada des États-Unis. Chez les Micmacs, la croix était un signe d'alliance diplomatique, guerrier et chamanique. Confrontés à cette situation, les missionnaires français usent d'un syncrétisme pédagogique pour propager la croix chrétienne. Quant aux "hiéroglyphes" micmacs, méthode d'inscription tout à fait exceptionnelle, ils se constituent à l'intersection des traditions pictographiques autochtones et de l'écriture alphabétique apportée par les missions. Cet ouvrage démontre la force d'innovation produite par les interactions entre des systèmes symboliques différents. Il décrit et explique comment l'hétérogénéité culturelle construit l'efficace des objets et des rituels, assure leur propagation et aboutit à l'invention de traditions nouvelles pour un groupe humain donné à un moment de son histoire.
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.
Le Dictionnaire des Scultprices synthétise des années de recherches minutieuses : explorations des archives publiques ; dépouillements systématiques de livrets de Salons, de dictionnaires d'artistes pour divers pays et de catalogues d'expositions ; lectures de mémoires ou de correspondances d'artistes, d'articles de critiques ou de travaux universitaires. La forme du dictionnaire a été choisie afin de réunir le maximum d'informations sur chaque artiste et cela de la manière la plus factuelle possible en des notices biographiques suivies de la mention des salons et de la liste des oeuvres dans les collections publiques ; toutes informations très concentrées, souvent inédites, utiles aux chercheurs, aux collectionneurs ou aux professionnels du marché de l'art. Avec plus de 3 500 notices, cet ouvrage répertorie les artistes ayant étudié, travaillé et exposé en France de 1550 à 2000. Toutes les nationalités y sont représentées.