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Les Haïtiens de France et le sida. Comportements, croyances, prévention
Delachet-Guillon Claude
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738478245
Avant 1996, année de l'arrivée des nouvelles thérapies, le sida signifiait la mort annoncée, le mal absolu prêt à terrasser n'importe qui. On ne se préoccupait guère alors des migrants originaires de pays où le sida est endémique. Surtout s'ils vivaient sans papiers ou dans la précarité sociale, car disait-on, il ne fallait pas les stigmatiser davantage. La majorité des Haïtiens sont de ceux-là. C'est dans ce contexte que l'auteur a interrogé des acteurs du système de soins et les intéressés eux-mêmes, en Ile-de-France et en Guadeloupe. Après une présentation éclairante sur l'histoire des migrations haïtiennes, sur le contexte social et sanitaire en Haïti et les représentations culturelles du corps et des maladies, l'auteur laisse la parole aux uns et aux autres. Interviews, citations, dialogues se succèdent. Des spécificités se dessinent au fil des paroles directes et des réponses qui s'entrecroisent. Les personnes discutent l'interprétation des maladies et du sida, les stratégies de prévention et vision des rapports entre hommes et femmes, toile de fond de la possible tragédie. Une culture riche et originale se révèle avec les changements que l'immigration provoque en elle. La conclusion ouvre des perspectives d'action pour la prévention du sida qui tient compte des particularités des migrants haïtiens.
Depuis de nombreuses années, l'opposition à la dictature militaire en Birmanie est incarnée par Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix en 1991. Pourtant, de manière moins visible mais tout aussi déterminée, des millions de femmes birmanes luttent pour le droit d'exister dans la dignité, au sein d'une société caractérisée par l'arbitraire d'un régime dirigé exclusivement par des hommes.L'auteur, familière de la Birmanie, leur donne ici la parole, qu'elles soient opposantes actives à la junte, épouses victimes ou femmes répudiées. Elles décrivent avec beaucoup d'humanité les situations auxquelles elles sont confrontées ou les défis qu'elles doivent relever. Cumulant souvent seules la responsabilité financière de la famille, l'éducation des enfants et les tâches ménagères, elles peuvent être soumises à d'odieux chantages mettant en jeu leur honneur, quand il ne s'agit pas directement de viols; le silence ou la fuite sont alors les seules alternatives...Cet ouvrage présente également la situation des nombreuses réfugiées appartenant à des ethnies minoritaires qui ont dû fuir les exactions de la soldatesque birmane et survivent dans des camps sur la frontière birmanothaïlandaise.Eclairés par leur contexte historique et social, ces récits poignants évoquent le quotidien et mettent en lumière les combats et la générosité de ces femmes; ils appellent également à une réflexion plus profonde sur les valeurs de nos sociétés.
Résumé : Virginie Delache a choisi le train pour parcourir le monde. Voyageuse au long cours, elle a découvert l'Inde, la Sibérie, l'Italie, l'Egypte ou encore le Japon sur les rails. De jour comme de nuit, en tortillard ou en express, elle rapporte de ces traversées un récit intime et plein de vie. Au fil de gares bondées ou perdues au milieu de nulle part, le voyage en train devient une formidable machine à rêves et à réflexions. Il permet de remonter le temps vers son enfance de petit rat à l'Opéra, de feuilleter ensemble les livres qui donnent le goût de l'ailleurs, de faire des rencontres qui nourrissent l'imaginaire... L'autrice aime les bouts du monde et les pays lointains mais préfère aux exploits l'aventure de chaque instant. Mêlant humour et gravité, son récit est un éloge des voyages lents, ceux qui nous construisent et s'impriment profondément en nous.
Mes Anges disparus, je les pose dans mes vers, Gravant ainsi leur vie à travers l'écriture, Je les pose dans ma peinture, A travers laquelle ils reposent. " Les mots ont le pouvoir de libérer les cris intérieurs du coeur, le pouvoir de graver la mémoire de l'amour perdu, d'en transmettre la lumière, laissant ainsi une trace éternelle. La peinture, reliée à la poésie, donne vie aux mots, à travers les couleurs, le mouvement et l'éclat, comme une finalité. Marie-France Delachat est née en 1964 à Périgueux. Après des études littéraires puis en psychologie et science de l'éducation, elle passe son DE d'éducatrice de jeunes enfants spécialisée en psychomotricité. Directrice de garderie pendant quatorze ans, elle développe auprès des enfants l'éveil à la littérature et à la musique. Aujourd'hui poète et peintre autodidacte, elle livre son premier recueil.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.