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L'incipit romanesque
Del Lungo Andrea
SEUIL
25,40 €
Épuisé
EAN :9782020571807
La définition d?une poétique générale de l?incipit se fonde donc sur un examen théorique du statut et des fonctions du commencement, qui vise à en saisir l?extrême complexité. Frontière décisive de l??uvre, seuil à double sens entre le monde et le texte, moment de rencontre des désirs de l?écriture et des attentes de la lecture - ou encore, selon Italo Calvino, ?lieu littéraire par excellence? ?, l?incipit doit justifier sa prise de parole et, en même temps, réaliser le passage vers la fiction. Tout commencement romanesque est donc une prise de position, dont le caractère arbitraire et violent est ici mis en valeur; en effet, si l?incipit oriente le lecteur, son but est aussi de le prendre au piège, de le captiver, de le faire adhérer à la parole du texte. Le parcours ici proposé se déroule, dans la première section, à partir d?une réflexion sur la délimitation de l??uvre d?art, sur la nature du passage initial (§ 1) et du contact qui se réalise au seuil du texte littéraire, pour arriver ainsi à une tentative de détermination de l?espace textuel de l?incipit (§ 2). Il est ensuite traité des signes fictionnels dans l?ouverture romanesque (indications génériques, pièges, stéréotypes et ironie, § 3 ); des topoi narratifs de l?incipit, ainsi que de la pertinence thématique de l?idée de passage (§ 4); du rapport entre ordre naturel et ordre fictionnel, à travers l?analyse des différentes formes de dissimulation ou d?exposition de l?arbitraire, définies ici sous le terme général de ?modalités? du commencement (§ 5). La deuxième partie, focalisée sur les enjeux et les fonctions du commencement, propose d?abord une réflexion sur l?indéfinissable séduction propre à l?incipit, sur cette attraction ?personnelle? qui relève du pouvoir stupéfiant de la parole romanesque (§ II.1). Le chapitre suivant dégage les fonctions principales de l?incipit, afin d?établir une typologie générale des formes d?exorde qui soit aussi pertinente d?un point de vue historique (§ II.2). La fin de cette section essaie de tracer un aperçu synthétique des évolutions, transformations et subversions des modèles d?incipit au cours des deux derniers siècles (§ II.3). Dans ces deux premières parties, le corpus abordé est très vaste: il s'étend du roman classique à l?époque contemporaine, et dépasse le domaine de la littérature française, s?intéressant de manière plus générale à la tradition narrative occidentale. La troisième partie se concentre en revanche sur l??uvre de Balzac, par une analyse qui vise surtout à souligner la fragilité des prétendus ?modèles? balzaciens, ainsi que les tensions contradictoires qui se développent dans une poétique souvent réputée unitaire. Le parcours de cette section s?ouvre par une réflexion sur la poétique du commencement chez Balzac, qui assigne à l?incipit un pouvoir de création de l?univers représenté, relevant d?un désir de totalisation (§ III.1); suivant un fil chronologique, l?analyse porte ensuite sur les modèles de commencement établis dès les premières ?uvres de La Comédie humaine (§ III.2), dont la fragilité est cependant attestée par l?étude génétique de l?écriture du commencement: écriture difficile, toujours hésitante, souvent vouée à l?échec (§ III.3). Ce trait est le signe d?une poétique en mouvement qui mène à une complication des formes d?incipit, notamment par l?insertion d?un discours idéologique qui se déploie vertigineusement au début du roman (§ III.4); cette variation perpétuelle relève aussi de certaines structures - rhétoriques, musicales et thématiques - propres aux commencements balzaciens (§ III.5), qui semblent pouvoir engendrer les mouvements complexes d?une ?uvre toujours différente et multiple.
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Indices, traces, symptômes... Qu'est-ce qui fait signe dans le roman ? Quel rapport le roman du XIXe siècle entretient-il avec la question herméneutique ? Dans une société hantée par le spectre de l'opacité et de l'insignifiance, le déchiffrement et l'interprétation des signes offrent, en même temps qu'une traversée du réel, un accès véritable à la connaissance. Le présent ouvrage étudie les mille et une formes narratives prises au XIXe siècle par le " paradigme indiciaire " (Carlo Ginzburg), chez Stendhal comme chez Huysmans, chez Gautier comme chez Flaubert, dans la représentation des corps comme dans la conduite de l'intrigue.
Résumé : A quoi servent les fenêtres en littérature? Comment et à quelles fins encadrent-elles si souvent les aventures des personnages de fiction ou les contemplations des poètes, depuis le courtois Moyen-Age jusqu'aux plus urbains XIXe et XXe siècles ? Seuil à double sens entre l'intérieur et l'extérieur, mais aussi entre le sujet et le monde, la fenêtre rapporte l'identité individuelle au surgissement de l'altérité; en même temps qu'elle ouvre l'espace fini d'une représentation, elle facilite l'accès à la connaissance. Par ses multiples fonctions, la fenêtre est ici conçue moins comme un objet référentiel ou un thème littéraire que comme un objet théorique, défini par la notion d'hypersigne: c'est-à-dire comme tin noyau de la représentation, qui préside au système de signes instauré par l'oeuvre, opérant une densification du sens et fondant les modèles herméneutiques de son déchiffrement. Le pari de cet ouvrage consiste à proposer une vision renouvelée du concept de représentation, par la définition d'une approche inédite, appelée sémiologie "historicisée", susceptible de conjuguer la théorie et l'histoire de la littérature.
Une éducation libertine a été récompensé par le prix Goncourt du Premier Roman, le prix Laurent Bonelli, le prix Fénéon et le prix François Mauriac de l'Académie française.4e de couverture : «C'est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n'a que faire des conventions, rit de la morale. Ses m?urs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n'ont pas de limites. Il convoite les deux sexes. On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l'excitation de la victoire. Il est impudique et grivois, vagabond et paillard. Sa réputation le précède. Les mères mettent en garde leurs filles, de peur qu'il ne les dévoie. Il est arrivé, on le soupçonne, que des dames se tuent pour lui. Après les avoir menées aux extases de l'amour, il les méprise soudain car seule la volupté l'attise. On chuchote qu'il aurait perverti des religieuses et précipité bien d'autres dames dans les ordres. Il détournerait les hommes de leurs épouses, même ceux qui jurent de n'être pas sensibles à ces plaisirs-là. Oh, je vous le dis, il faut s'en méfier comme du vice.» Paris, 1760. Le jeune Gaspard laisse derrière lui Quimper pour la capitale. De l'agitation portuaire du fleuve aux raffinements des salons parisiens, il erre dans les bas-fonds et les bordels de Paris. Roman d'apprentissage, Une éducation libertine retrace l'ascension et la chute d'un homme asservi par la chair.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.