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La géopolitique des Indiens du Mexique. Du local au global
Dehouve Danièle
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271060884
Cet ouvrage d'économie politique sur des communautés indiennes et rurales du Mexique répond à des questions que la récente actualité, telle la rébellion zapatiste du Chiapas, pose à propos des Indiens. En quoi consiste leur organisation sociale ? Comment évolue-t-elle avec la transformation du système politique mexicain ? Qu'en est-il du rapport entre le territoire et le pouvoir politique ? S'appuyant sur une recherche conduite durant plus de trente ans dans l'Etat du Guerrerro, l'auteur rejette la vision romantique selon laquelle l'organisation sociale des Indiens se caractériserait par l'égalitarisme, l'harmonie et le refus du monde extérieur, et explique comment les villages indiens accueillent les bouleversements politiques à partir des préoccupations et des conflits qui leur sont propres. Le cadre politico-administratif offert par l'Etat national, qui instaure un principe d'inégalité entre les groupes locaux, conduit ces derniers à rivaliser sans fin sur les plans municipal, agraire, scolaire et, plus récemment, électoral. Les Indiens mettent alors en œuvre des tactiques directement géopolitiques car, en faisant de la politique, ils cherchent à redécouper l'espace, à réaménager les divisions territoriales. En recourant aux méthodes de l'anthropologie sociale, l'auteur montre en quoi les logiques locales fournissent des éléments d'explication aux problèmes politiques de notre temps.
De l'invention du zéro à l'élaboration de calendriers complexes, les spéculations mathématiques des anciens Mexicains n'ont pas manqué de susciter l'attention du grand public. Pourtant, hormis quelques lieux communs, on sait encore peu de chose des opérations mathématiques et des usages numériques développés avant la Conquête espagnole. Cet ouvrage traite pour la première fois des dimensions sociales et culturelles du nombre chez les Aztèques, qui occupaient le Mexique central à l'arrivée des Espagnols, et chez leurs descendants, représentés par les populations indiennes contemporaines. Les anciens Mexicains se servaient des nombres pour déchiffrer l'avenir, influer sur le destin et lier l'homme au cosmos. Ces préoccupations d'ordre religieux expliquent la spécificité des découvertes mathématiques auxquelles ils sont parvenus.
Résumé : * L'ouvrage, largement illustré (photographies, schémas, tableaux), propose des documents professionnels variés qui permettent d?approfondir connaissances et savoir-faire. * Les fiches régions sont organisées selon le nouveau découpage administratif. * La progression tient compte de la certification intermédiaire, avec une étude de cas pour préparer le BEP.
Résumé : Il y a plus de cinquante ans paraissait le livre de Jacques Soustelle, La vie quotidienne des Aztèques à la veille de la Conquête Espagnole. Depuis cette date, ce peuple qui occupait le centre du Mexique à l'arrivée des Conquérants espagnols n'a cessé d'intriguer. De nombreuses découvertes dans différents domaines, notamment en archéologie, anthropologie, archéoastronomie et épigraphie, sont venues compléter nos connaissances. Cet ouvrage en présente la synthèse actuelle. Il entend également faire découvrir au lecteur le rôle éminent que jouèrent au XIXe siècle les scientifiques français envoyés dans ce pays. Leurs recherches contribuèrent puissamment à la reconstitution de son passé. Parmi les centaines de dessins qui furent exécutés, les plus beaux sont reproduits dans cet ouvrage et mis à la disposition du public, pour la première fois depuis plus d'un siècle.
Résumé : Pourquoi parler de royauté sacrée à propos d'une république moderne ? N'y aurait-il pas anachronisme ? Le Mexique a effectivement connu de telles monarchies, au temps des Aztèques et des Mayas, mais leurs sociétés ont été détruites par la Conquête espagnole. Le caractère sacré du chef précolombien aurait alors rapidement disparu avec la colonisation, tandis que les sociétés autochtones subissaient un processus accéléré de sécularisation. C'est donc en excluant toute référence à la sacralisation du pouvoir que l'on s'est efforcé de décrire l'organisation sociale des Indiens modernes, répartis dans de grosses communautés villageoises structurées par des ensembles de postes soit administratifs, soit rituels ou religieux, appelés " systèmes des charges ". Critiquant les théories classiques auxquelles ces systèmes ont donné lieu, l'auteur montre dans cet essai que ces mécanismes représentent la version moderne d'une société à royauté sacrée. L'ensemble géographique concerné recoupe l'aire culturelle connue sous le nom de Mésoamérique, un peu plus vaste que le seul Mexique, comprenant le Guatemala et plusieurs autres nations d'Amérique centrale, jusqu'au Nicaragua. Le pouvoir sacré, que l'on aurait pu croire particulièrement vulnérable aux offensives de l'État moderne et aux atteintes de la sécularisation, manifeste en fait une souplesse et une puissance d'adaptation dont il faut élucider les ressorts. Il constitue une forme de liaison entre le politique et le religieux particulièrement efficace et résistante, parce qu'elle est mise en ?uvre non par le seul gouvernant, mais par l'organisation sociale tout entière.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.