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A la conquête du Tonkin. Journal de marche d'un Turco (1885-1887)
Deguine Emile ; Deguine Hervé ; Rollet de l'Isle M
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296096493
En 1885, en France, la Chambre des députés est hostile à la politique coloniale que mène Jules Ferry, dit " Le Tonkinois ". Elle finit par le chasser du pouvoir. Mais, paradoxalement, elle vote au même moment les crédits permettant la conquête militaire du Tonkin. Quinze ans après la défaite de 1870, la France veut restaurer " son honneur et sa place dans le monde ". Emile Deguine est un simple caporal âgé de vingt ans lorsqu'il embarque sur le paquebot Canada. Il est volontaire pour rejoindre le corps expéditionnaire français au Tonkin dans un régiment de marche des Turcos, les tirailleurs supplétifs de l'armée. Il cherche l'aventure. Elle sera brutale. Très vite, drapeaux et fanfares disparaissent, laissant place à une guerre qui ne dit pas son nom. Emile Deguine est témoin de massacres épouvantables. Des camarades tombent à ses pieds. A son tour, il participe aux tueries. Ecrit dans un français sobre et incisif, son Journal de marche constitue un témoignage de première main sur une étape-clé de la colonisation du nord Vietnam.
Passionnée par la Chine depuis son enfance, Françoise Grenot-Wang (1949-2008), ou "Fang-Fang" en chinois, a vécu dix ans au coeur de la "Grande montagne Miao" dans le sud de la Chine. Séduite par la majesté du lieu, fascinée par la culture miao et bouleversée par la pauvreté des minorités ethniques, elle a fondé l'association Couleurs de Chine, qui parraine aujourd'hui la scolarité de cinq mille enfants. Tout au long de l'année 2008, "Fang-Fang" a tenu un "blog" dans lequel elle évoque avec humour et passion la vie quotidienne de ces paysans confrontés aux aléas de la nature et aux assauts de la modernité. C'est ce texte qui est reproduit ici, précédé d'un récit évoquant l'itinéraire de celte femme généreuse et déterminée, disparue dans l'incendie de sa maison dans le village de Danian.
Deguine Jean-Philippe ; Franck Antoine ; Jacquot M
Qu'ils soient constitués de plantes potagères ou ornementales, les jardins abritent une faune diversifiée composée d'insectes, d'acariens, d'araignées, de batraciens, de reptiles, d'oiseaux, de petits mammifères, etc. Si certains organismes représentent un danger pour les jardins (les ravageurs), ils ne tardent pas à être dévorés ou parasités par d'autres, appelés ennemis naturels ou auxiliaires. Comment reconnaître et favoriser les auxiliaires (les amis de nos jardins) qui régulent les ravageurs (les ennemis de nos jardins) ? Cet ouvrage passe en revue les principaux groupes d'auxiliaires présents dans les jardins à La Réunion. Son originalité est de s'appuyer sur des photos de grande qualité qui permettent de reconnaître facilement les principaux auxiliaires des jardins. En apportant des informations concrètes sur ces auxiliaires, l'ouvrage est destiné aux jardiniers amateurs qui prennent soin de leur jardin au quotidien. Mais c'est aussi un support pédagogique et de formation auprès des enfants et des jeunes générations. L'ouvrage apporte également des recommandations concrètes pour favoriser l'apparition, le maintien et le développement des auxiliaires dans les jardins ou leur environnement.
Avec le nombre croissant de partenaires dû à l'évolution des filières, il faut imaginer des mécanismes et des modalités nouveaux de dialogue. La mise en oeuvre d'une structure de coordination par l'interprofession est une solution possible. L'un des grands défis est de mieux prendre en considération la diversité des situations et des contraintes à laquelle les paysans sont confrontés, de mieux répondre à la demande du marché tout en gérant de façon durable les ressources naturelles. C'est tout l'objet du projet concernant la nouvelle culture du cotonnier, virage majeur pris par le Cirad et auquel se sont déjà associés certains de ses partenaires.
Si je suis en prison, c'est à cause de vous. Mais c'est aussi à cause de vous que je suis encore en vie ". Ainsi parle Ferdinand Nahimana d'Hervé Deguine, le journaliste qui a enquêté et réuni des pièces sur lui. L'homme purge sa peine de trente années de prison, depuis que le Tribunal pénal international pour le Rwanda l'a condamné en 2007 pour " incitation directe et publique à commettre le génocide ". Qui est Nahimana ? En France, son nom est associé à la Radio télévision libre des Mille Collines (RTLM), dont il est l'un des fondateurs en 1993. Il a contribué à organiser la propagande du président Juvénal Habyarimana, dont il est un fidèle partisan. Après l'attentat du 6 avril 1994 contre le chef de l'Etat rwandais, tandis que le pays sombre dans le chaos et que les extrémistes hutu perpètrent le génocide des Tutsi avec l'aide de RTLM, Nahimana rejoint les rangs du gouvernement intérimaire. Chargé de l'Afrique à Reporters sans frontières, Hervé Deguine dénonce, dès 1993, la montée des médias extrémistes au Rwanda. Convaincu de la responsabilité de Nahimana, il collabore avec le TPIR pour faire arrêter celui qui passe pour le " théoricien de l'extermination " des Tutsi, une sorte de " Goebbels rwandais ". Comme tous ceux qui ont vécu cette période tragique, il souhaite que justice soit faite. Mais l'enquête indépendante qu'il a poursuivie en parallèle à celle du TPIR, pendant près de quinze ans, l'amène à formuler de sérieux doutes sur la plupart des accusations portées contre Nahimana... Ce livre est la première biographie d'un condamné du Tribunal pénal international pour le Rwanda.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.